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Journal d'une tapette Ch.18

Chapitre 18 :Les voisins

Un samedi matin, alors que j'étais en train de servir le petit déjeuner à Magalie et Emma, m'activant du mieux que je pouvais sur mes hauts talons et malgré la chaînette qui entravait mes pas, on entendit un grand remue ménage dans l'escalier de l'immeuble. Au bruit je crus reconnaître des déménageurs en train de s'activer.

Cela attira l'attention d'Emma qui malgré sa petite tenue matinale (elle portait seulement une nuisette mauve translucide qui laissait tout voir de ses seins et sa petite culotte, un délicieux string de dentelles) ouvrit la fenêtre pour regarder en bas dans la rue.

"Il y a un camion de déménagement garé devant l'immeuble" signala-t-elle à l'attention de Magalie. Il faut dire que depuis des semaines elle ne s'adressait plus à moi, sinon pour me donner des ordres, ponctués généralement d'insultes destinées à me rabaisser et à m'humilier.

"Oh, regarde Magalie, trois blacks magnifiques, on dirait qu'il s'agit de sacré beaux morceaux. Hum, dommage que tu n'aime pas les hommes, Magalie."

Connaissant mon Emma comme je la connaissait maintenant, je pouvais comprendre que l'expression " beau morceau " se rapportait à la partie la plus virile de leur anatomie.

" Et toi, Michèle ? "

Je dois vous dire que depuis que ma féminisation était bien avancée (cela faisait plus de trois mois maintenant que mon " traitement " avait commencé, et mon apparence pouvais passer d'une manière très crédible pour celle d'une femme), Emma avait féminisé mon prénom en " Michelle ".

" Et bien, Michèle, viens voir, viens régaler toi aussi, avec moi "

Je n'osais m'approcher de la fenêtre pour regarder. Je portais en effet par dessus mon corset la tenue classique de soubrette, avec la jupette ultra courte et bordée de froufrous de dentelles, relevée par des jupons amidonnés dévoilant non seulement le haut de mes cuisses gainées de bas blancs agrémentés en haut des cuisses par un noeud de satin rose pale, mais aussi le début de mes fesses, lesquelles étaient mises en valeur par la petite culotte bouffante et opaque qui cachait mon petit appendice toujours enfermé dans sa nouvelle cage. Ce modèle était beaucoup plus étroit que l'ancien et plus court d'un tiers que l'ancien modèle que j'avais porté au début. En effet, d'après Emma, mon sexe ayant considérablement rétréci, il ne fallait qu'il y ait trop de place sinon mon " appendice " pouvait tenter de se déployer et durcir, avec toutes les conséquences douloureuses que cela aurait entraîné pour moi. Mais je ne sais pas si c'était vraiment nécessaire, car il y avait plusieurs semaines que je n'avais ressenti une érection quelconque.

Cette tenue était complétée par l'inévitable petit tablier blanc et la coiffe blanche dans les cheveux. Comme d'habitude, j'étais maquillée à outrance, mes lèvres soulignées d'un rouge vif, le même qui s'étalait sur mes ongles longs manucurés.

Si je m'approchait de la fenêtre dans cette tenue, les personnes en bas dans la rue pourraient tout voir de mes dessous, car nous habitions au premier étage. Mais je dus bien obéir devant l'insistance d'Emma à me faire découvrir le spectacle qu'elle admirait.

En bas, devant la porte arrière ouverte du camion de déménagement s'activait trois hommes à la peau très noire, imposants et athlétiques, vêtus d'un pantalon de survêtement bouffant et d'un simple tee shirt trempé de sueur. Nous étions en effet au mois d'août et nous subissions alors une canicule depuis plusieurs jours.

" Et bien, Michèle, penches toi mieux pour bien voir ces beaux mâles, ne fait pas ta pucelle effarouchée, comme si tu étais encore vierge du cul ! ", dit-elle en éclatant de rire.

J'aurais juré qu'elle avait rit si fort exprès, pour attirer l'attention de ces trois hommes. Cela ne manqua pas, ils levèrent tous trois les yeux pour voir d'où venait ce rire féminin qui était manifestement une invite à la drague, et nous découvrirent, Emma et moi, en train de nous exhiber à leur regards lourds.

Nous eûmes droit à des sourires, quelques gestes obscènes rapidement esquissé et à des sifflets mêmes. Puis ils reprirent leur travail de déchargement en riant et se félicitant mutuellement.

" Sacrés déménageurs ", souligna Emma, en se passant inconsciemment la langue sur ses lèvres. " Je me demande qui donc vient emménager dans notre immeuble. "

" Oh, je crois qu'il s'agit d'eux mêmes, car l'autre jour j'ai croisé la concierge, qui m'a confiée, en levant les yeux aux ciels, qu'il y allait avoir une colocation au dessus de notre appartement, et en plus, a-t-elle ajoutée : " Mon Dieu, vous vous rendez compte, nous allons maintenant avoir des noirs dans l'immeuble ", en insistant bien sur le mot " noir " comme si c'était la chose la plus horrible du monde. " Voilà qui va plaire, Emma chérie ! " ajouta-t-elle en riant.

A cette nouvelle, je ne pus m'empêcher de frissonner. Je savais qu'Emma, qui ne me cachait plus rien de ses pulsions et fantasmes, comme si je n'étais plus son mari, rêvait de se faire prendre par un noir bien monté et que ce fantasme prenait de plus en plus de place dans son imaginaire.

Emma me força à rester à la fenêtre pour ne rien perdre de leurs allées et venues entre le camion et l'entrée de notre immeuble. A chaque fois qu'il redescendaient pour vider le camion, ils ne manquaient pas de lever les yeux vers nous et ne nous faire de petits signes et des avances gestuelles, auxquels Emma répondait sans pudeur. Moi j'étais tétanisée sur mes hauts talons et rouge comme une pivoine.

Enfin, pour mon soulagement, le camion fut bientôt vidé, ils fermèrent la porte, le laissant là garé en double file en face de notre entrée, et remontèrent dans l'immeuble. Je poussais un soupir de soulagement. J'eus à peine de le temps de refermer la fenêtre, et Emma de s'avachir dans le canapé, cuisses entrouvertes, qu'on sonnait à notre porte.

Instantanément, je me figeais sur place, et avec un air d'affolement total je portais un regard interrogatif vers Emma.

" Et bien, qu'attends tu ? Ne reste pas là planté comme une gourde ! Vas ouvrir ! Vois donc qui c'est ! "

Avec un horrible pressentiment je me dirigeais en sautillant vers la porte d'entrée. J'entendais des petits rires et des voix masculines derrière la porte... Respirant un grand coup, avec le peu de courage qui me restait, j'ouvris tout grand la porte d'entrée...

Devant moi se tenaient les trois colosses noirs, le front baigné de sueur, encore haletant de leur effort récent, qui me déshabillèrent de haut en bas d'un regard, leurs dents blanches trouant leur visage d'un noir d'ébène d'un large sourire. A eux trois ils dégageaient une odeur de black extrêmement puissante.

" Dis donc, regarde moi cela " dit l'un. " Si c'est pas mignon tout plein " dit l'autre. " Ouais, c'est encore plus excitant de près que vu d'en bas ". " Cette petite salope a l'air bien timide " compléta le premier d'une voix forte qu'Emma entendit du salon.

" Et bien, Michèle, qu'attends tu pour inviter nos voisins à entrer " ordonna-t-elle. " Et n'oublie pas tes bonnes manières ! "

Ce terme, " bonnes manières ", j'avais suffisamment reçu de fessées cuisantes pour ne pas m'en souvenir, désignait la révérence qui devait ponctuer systématiquement mon service. Aussi je m'inclinais profondément devant eux et les invitaient à entrer pour les conduire jusqu'au salon.

A leur arrivée, Emma se leva, et entama les présentations.

" Bonjour, je suis Emma, et voici mon amie Magalie. "

" Nous sommes Ahmed, Salem " dit-il en désignant ses deux compagnons. " Et moi-même, Mustapha. Nous sommes tous les trois originaires du Bénin. "

" Ah... et voici Michèle, mon mari " ajouta Emma.

" Votre... votre mari ? " dit surpris Mustapha.

" Oui... " répondit Emma. " Vous savez, il est depuis toujours impuissant... ne m'a jamais satisfaite avec sa bite minuscule... Et depuis peu a révélé ses penchants secrets à mes yeux et à ceux de mon amie. Il a subi un traitement hormonal pour avoir des seins, et nous le laissons s'accoutrer comme il le désire. Il est très docile. Aussi j'ai décidé de le garder comme bonne à tout faire... Vous voyez, nous sommes très ouvertes et exemptes de préjugés... Vous savez, j'ai toujours admiré les beaux hommes noirs comme vous..." Ajouta-t-elle.

Son petit discours d'introduction m'avait laissé pantois... Leur faire entendre que c'était moi qui avait désiré tout cela... Mais j'étais trop bien dressé désormais pour oser ouvrir la bouche...

" Excusez moi, Emma ", dit Salem. " Vous voulez dire qu'il ne bande plus du tout maintenant ? Vraiment plus du tout ? "

" Oui, c'est rigolo. Quand je lui enlève sa cage pour faire sa toilette, j'ai beau le frotter dans la main, le caresser même, aucune réaction ! " répondit Emma.

" Mais... " insista Salem. " Excusez moi, mais avez vous essayé de le sucer ? Je sais que c'est assez dégoûtant, mais en est-il à ce point ? "

"Pouah... rien que l'idée me fait frisonner de dégoût. D'autant que son sexe coule presque sans arrêt maintenant. C'est pourquoi nous mettons un préservatif autour de sa cage en permanence pour éviter les fuites. C'est repoussant, ne trouvez vous pas ? "

" Nous allons voir si tu es encore capable de faire grossir ta nouille. Voici la clé, déverrouille la cage et enlève la. "

" Voilà, c'est fait Maîtresse Emma. "

Je me tenais debout devant eux, le préservatif en main, pendant, tenu entre deux doigts, ma minuscule jupette dévoilant mon petit appendice, bien encadré par les froufrous de dentelle du jupon. Ce fut un éclat de rire général.

" Et bien que dois tu faire du jus qui est dans le préservatif qui entoure la cage ? "

" Le ... le boire Maîtresse Emma. "

" Alors retire le puis mets le en bouche pour ne pas en perdre une goutte ! "

Bien sûr, c'était devenu une habitude pour moi, maintenant. Mais ce n'était pas la même chose de le faire devant Emma ou Magalie que de le faire devant ces étrangers. Je sentais que j'allais m'enfoncer de plus en plus dans l'humiliation. Je retirais le préservatif de la cage. Il n'était pas vide. L'équivalent d'une très forte éjaculation s'était accumulé, débordant largement du réservoir du préservatif. Mais ce n'étais pas du sperme, mais une sorte de liquide presque transparent,vaguement jaunâtre, qu'Emma et Magalie appelait ma " mouille " de tapette, et je n'avais aucune raison d'en être fier. J'ouvrais la bouche et l'avalais en entier. Je sentis tout de suite le liquide âcre couler sur la langue. En faisant la grimace j'avalais mon propre jus.

" Mais ne reste pas platée là comme une conne ! Va donc faire un café pour ces Messieurs. "

" Oui, Maîtresse Emma " répondis-je en faisant une profonde révérence qui déclencha l'hilarité générale.


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