Une halte coquine (2) !

Isa-coquine, à la suite de mon commentaire sur son histoire « Une halte coquine ! » (copiez-collez : http://xhamster.com/user/isa-coquine/posts/221246.html), m'en a lancé le défi. Imaginer la même scène, du point de vue de l'autre personnage. Alors voici ce que je crois qu'il aurait écrit.

Je m'appelle Denis. La nature m'a doté d'une belle gueule, du goût des femmes et d'une certaine persévérance. La vie, elle, m'a doté d'une voiture et d'amis dans l'Est de la France.

J'allais justement chez eux ce jour-là. L'autoroute de l'Est est d'un ennui mortel. Ces kilomètres de champs où rien ne dépasse. Ce cruel manque d'arbres. Je comptais les minutes avant le changement de paysage, après Chalons, lorsque se profile enfin la forêt d'Argonne. Soudain, doublant une voiture et regardant machinalement le conducteur, je fus cueilli à froid par la scène qui s'offrait à moi.

Le conducteur était une conductrice. Sur cette autoroute de l'ennui, cette jeune femme superbe, enfermée dans la bulle de sa voiture, chantait à tue-tête. Il y avait dans sa façon de faire une joie fantasque. L'image même de la liberté automobile : la route, le rythme cadencé, la musique. La pensée me traversa l'esprit qu'il ne lui manquait plus que l'aventure.

Elle tourna soudainement le regard vers la voiture qui la doublait, me vit la regarder, rougit quelque peu, surprise. Je lui fis le signe des routards : un pouce levé vers le haut. Elle me remercia, prenant cela pour un hommage à sa beauté, alors qu'il s'agissait d'abord d'un hommage à sa liberté. Une fois cette voiture dépassée, je ne cessais de regarder dans le rétroviseur, cherchant quelle chanson pouvait ainsi la transporter. Du coup, je ralentissais. Alors elle me doubla. Je renouvelai mon geste. Puis la doublai à nouveau.

Le jeu nous amusa. L'ennui était vaincu. Je tentai une sortie sur une aire d'autoroute. Elle me suivit. J'imaginais déjà la suite : je vous offre un café, pourquoi pas, vous chantez bien, vous avez une jolie bouche, arrêtez votre drague à deux balles, non les deux balles c'est pour le café, etc.
Alors que je cherchais deux places au parking, elle me doubla, accéléra et rejoignit l'autoroute. Elle s'enfuyait. Je la suivis bien sûr. Elle voulait qu'on la pourchasse. Le message était clair: je ne suis pas une femme qui s'offre facilement. Mais elle m'avait suivi, je me sentais autorisé à continuer le jeu.

Cela dura quelque peu, un peu trop longtemps à mon goût pour qu'elle ne finisse pas par percevoir dans mon comportement une menace. D'autant que nous étions maintenant sortis de l'autoroute. Il me fallait me faire une raison, il était temps qu'elle sache que je n'étais pas un prédateur et que par-dessus tout primait sa liberté. Je lui fis alors quelques appels de phare pour lui indiquer que j'allais la laisser filer. Je la vis me regarder dans le rétro, et soudain, je vis le clignotant.

Comment une simple petite ampoule qui s'allume et s'éteint peut-elle à ce point provoquer l'emballement du même mécanisme à l'intérieur d'une poitrine ? Toc-toc faisait mon coeur.
Elle se garait. Sur un joli parking, à l'abri de ces arbres que nous avions attendus depuis si longtemps.

Je descendis de la voiture, sûr qu'elle allait s'enfuir à nouveau. Ce ne fut pas le cas. Elle descendit sa vitre. J'étais assez ému. Je ne voulais pas le montrer. Cette jeune femme ne célébrait pas à ce point ce moment de liberté autoroutière pour se voir harponner par quelqu'un qui allait lui jouer la grande scène du 2 et du coup de foudre.

J'engageais la conversation sur le terrain mi-drague mi-raisin, selon l'expression que j'inventerais plus tard avec mes amis.

Ceci la rassura. Elle insista sur le peu de temps qui lui restait et sur son compagnon. Cette liberté lui était comptée. Pourtant, elle s'était arrêtée. Elle était bien là. Elle avait envie d'en profiter. Nous étions passés au tutoiement. Mais l'horloge tournait.

Côté mi-drague, je lui griffonnais mon 06 sur un papier. Côté mi-raisin, je lui dis: "bon je te fais la bise avant une prochaine fois ?" Je me penchai alors à la portière, et posai mes lèvres sur ses lèvres. Ma main fut irrésistiblement attirée par son cou et se posa sur sa nuque. Isa (c'était son prénom) ne résista pas. Le baiser se fit fougueux, assuré. Mon autre main effleura son épaule et partit s'aventurer au-delà. Je la caressais. Mon désir augmentait. Lui aussi en appelait à toutes les libertés. Il m'indiquait également que le temps était compté. Alors je me fis plus pressé ou plus pressant, je ne sais pas, passai ma main dans son soutien-gorge, libérai un de ses seins, lui touchai le téton.

Soudain, elle tenta de répondre à l'appel de la raison. Elle devait y aller, ses parents l'attendaient et elle reparlait de son compagnon. Elle renonçait soudain à sa liberté, refermait la parenthèse.
Il me fallait recourir à des arguments plus forts.

-Tu ne vas pas me laisser dans cet état, lui dis-je.
-Comment ça ?

Je lui pris la main et la posai sur la bosse que faisait mon pantalon. Je la regardais. Elle ne retira pas sa main. Je la frottai contre cette bosse qui durcissait encore. Isa souriait, allongeant ainsi la parenthèse de liberté qu'elle s'accordait. Je jouais avec sa main sur mon jean, lui faisait caresser. Puis, je déboutonnais le jean et glissai sa main à l'intérieur, au contact de mon boxer. Je lâchai sa main, elle ne la retira pas... Alors je fis descendre l'élastique du boxer, ma queue apparut enfin face à elle. Je la sentis hésiter. Il ne fallait pas que la jolie conductrice retombe côté chronomètre, côté monde raisonnable, le jeu entre nous n'était pas fini.

-Allez! Juste avec la main. Ce n'est pas tromper, ça.

Elle fit semblant d'accepter cet argument bidon, se mit à jouer avec ma queue comme elle l'avait fait avec nos voitures. Un petit côté chat et souris. Elle savait mettre ses doigts sur la peau de ma verge et entamer un geste de va et vient sans pour autant aller trop loin... Elle gardait toujours ce je ne sais quoi de retenue qui faisait monter mon désir. Le temps nous était compté et elle le gaspillait en n'allant pas trop vite. Je ne pensais plus qu'à une seule chose, qu'elle aille plus loin, qu'elle se lâche. Je notais que son autre main était descendue entre ses cuisses. Je caressai ses seins et j'y allai d'encouragements maladroits.

-Oh oui, c'est bon Isa ! Vas-y ! Continue !

Je ne rêvais que d'une chose, qu'elle me prenne en bouche. Etait-elle prête à le faire ? Je finis par le lui demander. Mon "suce-moi" ne la choqua pas. Elle joua subtilement avec ce désir, posant ses lèvres sur mon gland, l'embrassant, me regardant. Je devenais fou. Jamais je n'avais autant désiré sentir la douceur de l'enveloppement de lèvres sur le bout de ma queue. Puis elle m'avala... Le plaisir fut intense, brutal. Elle continuait son jeu, alternant les petits mouvements sur mon gland, le titillant, l'excitant comme si elle allait l'abandonner là et soudain m'avalant totalement au fond de sa gorge. Elle posait sa main sur mes fesses, sur mon ventre, m'excitant encore plus, m'invitant à venir la chercher au plus profond d'elle-même.
Mon désir montait, le plaisir aussi...

Tout à coup, je me sentis "partir". Elle m'avait bien en mains, si j'ose écrire, me tenant les fesses, m'avalant goulûment, et le résultat de deux heures de ce jeu intense sur la route emplit soudain sa bouche. Je giclai deux, trois fois... Je gémis fortement. Elle m'avait emmené là où jamais je n'aurais pensé aller, surtout posé comme je l'étais là, contre la portière d'une voiture, en forêt.

Je lui proposai de lui rendre un peu du plaisir qu'elle m'avait donné, mais elle refusa. Il fallait vraiment qu'elle y aille.

Je la vis s'en aller. Je lui avais donné mon numéro. Notre aventure avait été intense. J'étais sûr qu'elle m'appellerait.

Je passais ces quelques jours chez mes amis en regardant en permanence mon portable. Ils en riaient. "Il y a anguille sous roche", disaient-ils. Je finis par leur raconter l'histoire et devins l'objet des grivoiseries du premier jour du week-end.

Puis ils finirent par se calmer et passèrent à un autre sujet.

Ils voyaient bien que mon humeur avait changé avec l'attente. Je compris à la fin de ce week-end, torturé par le silence de mon portable, qu'elle ne m'appellerait jamais, que je ne pourrais pas lui rendre le plaisir qu'elle m'avait donné. Je finis par me faire à l'idée que ce moment resterait un de mes plus beaux souvenirs. Et à l'idée corollaire qu'il serait d'autant plus beau qu'il ne connaîtrait aucune suite.

Je le garde désormais en moi comme le cadeau le plus beau que peut offrir un instant de vraie liberté.

Et je revois encore régulièrement l'image de la femme chantant à tue-tête au volant et je me répète la question que je n'ai même pas eu la présence d'esprit de lui poser.

Quelle était donc cette chanson ?

100% (4/0)
 
Categories: Masturbation
Posted by storyteller95
9 months ago    Views: 1,387
Comments (4)
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8 months ago
jolie texte, qui complète bien celui d'Isa, merci !
9 months ago
Très belle suite ;)
9 months ago
Merci beaucoup. Votre commentaire me va droit au coeur. C'était un vrai plaisir de se mettre dans la peau de cet inconnu. Je suis ravi que vous retrouviez l'aventure vécue.
9 months ago
Superbe reflet de mon aventure ! Si vous l'aviez écrite sans m'en parler avant j'aurais juré que vous étiez bien cet inconnu rencontré il y a quelques année. Merci pour cet hommage. Je vais mettre le lien dans les commentaires de mon récit.