Dans les ténèbres : La main de M.

L’approche et la découverte de certains plaisirs ne peut se faire que dans des conditions vraiment particulières. Que ce soit le lieu, la lumière, l’ambiance globale ou le feeling avec son ou sa partenaire, ces éléments mis bout à bout rendent cet instant exceptionnel, une espèce de fenêtre de lancement à usage unique, rare et souvent impossible à créer artificiellement.
Pour l’esprit humain, il est justement bien difficile d’accepter le coté unique, éphémères, de ces évènements. On se retrouve parfois à courir après des chimères, à vouloir revivre à tout prix un de ces instants au lieu de vivre pleinement nos nouvelles expériences.

Si je regarde en arrière, je n’ai que très peu connu de femme réellement intéressée - et surtout excitée - par l’idée d’effectuer des attouchements anaux sur un homme.
Sans être choqué par ce constat - que j’accepte fort bien, toutefois je vais vous en épargner l’indigeste argumentaire – je ne puis que le déplorer en maudissant les dieux de ma malchance !
Au-delà de cette vaine théâtralité, j’ai tout de même eu la chance de rencontrer M., qui fut l’une d’elle et qui m’a réellement marqué : elle m’a fait, un peu malgré elle, découvrir la réelle intensité accessible par cette voie.

Dix ans en arrière.
M. à 19 ans, est de taille moyenne, svelte et nous sommes en couple depuis quelques mois.
Notre sexualité est passionnée, nous faisons l’amour très régulièrement : souvent en semaine, à la sauvette, au grès des opportunités ; parfois le week-end, en prenant notre temps, en préparant un minimum l’occasion.
Nous sommes en phase, avides tous deux de découvertes et d’expérimentations.

M. a une particularité (entres autres) : le creux de mes fesses est son domaine favoris d’exploration.
Il n’y a rien de malsain ou de discutable : elle masse, lèche, frôle, introduit, découvre mon anus de la même façon que je peux découvrir son sexe.

Du reste, ça ne me pose aucun problème, j’ai déjà eu plusieurs relations plus ou moins régulières avec des hommes, je suis à l’aise avec mon hygiène interne et, plus important, je suis tout à fait convaincu - et appréciateur - des plaisirs procurés par cette voie.

Je me souviens bien de cette soirée d’été, lourde, étouffante, le ciel chargé et prêt à déverser sa colère trop longtemps contenue.

M. sors de sa douche et me rejoins, nue sur le lit où je me trouve déjà.
La fenêtre est ouverte, le vent se lève et nous rafraichit, le lampadaire se trouvant de l’autre coté de la rue apporte une lumière diffuse dans la chambre : nos corps sont visibles mais paraissent éthérés, telles de fantomatiques - mais sensuelles - apparitions.

Je caresse et j’embrasse ce corps diaphane, chaud et doux ; je baise son ventre, ses seins, ses jambes, son pubis ; je me nourris de son parfum, m’en délecte.
Bientôt, elle me rend ces caresses, nous nous embrassons, j’effleure l’intérieur de ses cuisses, son sexe et son ventre. Ma queue, pressée entres nos hanches, est tendue, puissamment gonflée.

Le vent cède la place à des bourrasques, l’air est frais mais nos corps sont toujours chauds ; la pluie va venir.

Elle m’allonge sur le dos, me caresse et me suce ; sa bouche est brulante et, lorsqu’elle libère mon sexe, le souffle du vent le refroidi instantanément : la sensation est divine.
Après quelques minutes de ce jeu-là, elle remonte son visage vers le mien, m’embrasse et, avec le sourire malicieux qu’elle a toujours dans la voix à ce moment là, elle me demande : « Je peux … ? ».

Oui, mille fois oui !

Elle écarte mes jambes et me remonte le bassin avec un coussin, puis, tout en me suçant à nouveau, elle masse mon anus délicatement.

Je ne sais jamais que dire aux hommes n’ayant jamais osés – par orgueil ou par crainte – connaître les plaisirs offerts par cette région ô combien sensible et orgasmique.
Promis, je ne connais rien de plus intense.

De temps en temps elle y passe sa langue, me lubrifiant abondamment de sa salive, puis elle remonte, repasse sur mon gland, redescend ; son pouce revient régulièrement me masser, au fur et à mesure de ma décontraction, elle pénètre un peu plus ce sanctuaire.

Inutile de préciser mon état ; à cette époque, je n’étais pas encore au fait des jeux de domination, mais le même sentiment d’abandon, de n’être qu’un instrument aux multiples notes, était bel et bien là. Mais ici point de domination, c’est d’une innocente masturbation qu’il s’agit.
Je gémis donc au rythme de ses passages et je m’ouvre plus, me positionne mieux, l’invitant à approfondir davantage ses caresses.

Son pouce est en moi, elle le tourne, pour mieux me détendre et m’ouvrir tout à fait.
Bientôt, la salive ne suffit plus : elle va chercher une serviette et un gel lubrifiant – hautement recommandé pour ce type de manipulation – elle protège le lit puis m’enduit littéralement le postérieur.

Elle me pénètre d’un trait avec son index et son majeur, pas de douleur, elle m’a bien préparé et j’étouffe un cri à la fois de surprise et de plaisir.

Le rideau de pluie s’abat soudainement. Les gouttes, énormes, explosent sur le trottoir et battent avec v******e les feuilles des tilleuls tout proches. Au loin, le tonnerre gronde, l’air devient électrique.

Elle délaisse mon sexe, ne s’occupant plus que de mon anus, déjà bien ouvert et échauffé.
Nous avions trouvé une bonne méthode pour me faire jouir de cet endroit-là, très proche de la méthode d’accès au sacro-saint point G : un ou deux doigts en crochet et tournés vers l’avant (la prostate pour moi donc), frottant ou tapotant celle-ci en des mouvements circulaires.
Je me contracte entièrement, le plaisir m’envahit complètement, me déconnecte de la réalité.
Cette fois elle va plus doucement, fait des gestes plus amples, m’ouvrant toujours plus.

Ses doigts ne sont plus serrés par rien : elle me surprend et en ajoute un troisième.
Le sphincter est de nouveau en tension : c’est tout à fait jouissif, comme si, à nouveau, elle me pénétrait pour la première fois.
Je gémis, elle s’inquiète me demande si ça va : je lui dis de continuer.
Son jeu a changé, elle fait maintenant des va et vient, de larges rotations et s’enfonce toujours plus profondément en moi.
Rapidement, mes muscles sont à nouveaux détendus, elle rajoute son petit doigt et me travaille encore, plus doucement cette fois : là ça ne rentre pas tout de suite.

Je lui propose de changer de position ; je me mets sur le ventre, glisse des coussins sous mes hanches et j’y ajoute la serviette.
Elle reprend le lubrifiant, m’en remet et m’en injecte même directement à l’intérieur.
Je suis beaucoup plus accessible, elle rentre mieux mais elle n’arrive pas encore à passer l’articulation supérieure des doigts.

De sa main gauche elle empoigne mon sexe et le masturbe rapidement, cela me fait me contracter, mon anus se resserre autour de sa main mais, loin de la retirer, elle la pousse plus fort, exerçant une forte pression sur mon ouverture.
Soudainement, elle arrête cette rapide masturbation mais sans cesser la pression effectuée avec sa main droite : instantanément mes sphincters se décontractent et ses doigts s’enfoncent dans la brèche ; je crie.

L’orage est là. La pluie, cette joyeuse multitude crépitante, tombe toujours aussi abondamment. Les craquements du tonnerre sont puissants, comme si la terre, voulant accueillir la pluie en son sein, s’ouvrait au ciel et se déchirait. Nos ombres, étirées et projetées par les éclairs, me font apparaitre la scène en spectateur.

Elle n’ose plus bouger, je lui dis d’attendre un peu. Je prends sa main et la fait tourner doucement en moi, c’est tendu mais très bon, petit à petit je me relâche à nouveau.
Je recule sa main et la remet, la sensation reste forte mais le passage est plus facile : je lui laisse à nouveau les commandes.

Elle recommence le travail précèdent et bientôt ses va et vient se font plus souples, plus fluides ; elle peut sortir et rentrer ses doigts – ne s’arrêtant qu’au niveau du pouce – entièrement et sans rencontrer de résistances.

Continuant de me pénétrer, mais plus légèrement, elle vient vers moi, m’embrasse, attire ma tête sur ses seins. Elle aimerait aller plus loin, je ne sais pas si c’est possible : c’est la première fois que je suis ouvert à ce point. Je ne me sens pas irrité et je n’ai pas de sensations désagréables : je lui dis d’essayer mais doucement. C’est inutile de lui dire, elle est suffisamment attentionnée.

Elle retourne derrière moi. J’essaye de me placer de façon à empoigner mon sexe, pour pouvoir moi-même jouer de mes contractions-décontractions.
Elle me lubrifie à nouveau, frotte sa main sur mon anus qui, je l’imagine, doit être étonnamment béant.
Ses doigts me pénètrent à nouveau, elle me détend encore et arrive à reprendre la situation précédente, ne s’arrêtant qu’au pouce, qu’elle glisse finalement à l’intérieur de sa main.

A f***e de contraction puis de détente, elle rentre de plus en plus. Elle change d’angle, pour laisser passer en premier les articulations de ses doigts, laissant plus de place pour la suite.
Elle tourne doucement, ouvre sa main, me dilate toujours un peu plus : nous y sommes presque.
A nouveau, je me détends complétement, elle ajoute du gel sur son poignet puis elle pousse une dernière fois.
Elle est rentrée, entièrement. Je crie, je me sens complètement rempli, entièrement possédé ; je n’en peux plus, je sors sa main, manque de libérer ma vessie lors de son retrait. Mais je ne la sors pas tout à fait, il me faut un peu de temps pour supporter sa main.
Je la fais revenir, c’est à nouveau très puissant mais supportable, j’arrive à la garder en moi et je lui fais faire de léger va et vient.

Au dehors, tel le dernier éclat d’une funeste agonie, l’orage bat son plein, tonne, souffle et tempête de plus belle. La pluie ne rentre pas. Nous nous sentons bien, seuls au monde au milieu de cette tempête.

Sa main glisse de plus en plus facilement, bientôt elle peut sortir et rentrer sans la moindre difficulté.

Je n’en peux plus les sensations trop fortes, je me masturbe à nouveau ; les contractions l’enserrent mais lui laissent tout de même un peu d’amplitude.
Elle est en moi, c’est tellement puissant, tellement intense que je n’arrive pas à jouir, pas comme ça.
Je retire sa main, me remets sur le dos, je m’insère deux doigts, que je remue rapidement, et jouis en quelques instants.

Je reste là, sans bouger, un long moment. Mon orifice est en feu mais ce n’est pas désagréable, c’est comme une chaleur irradiante et pulsatile qui envahit mon bassin.
L’orage est passé, l’air s’est considérablement radouci.

Elle ferme la fenêtre.
Nous partons nous doucher.
90% (7/1)
 
Posted by sarou
2 years ago    Views: 792
Comments (2)
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LeilaLove
retired
2 years ago
magnifique...
bi49
retired
2 years ago
belle soirée............