Voir Vendôme et ....

Peut être liront-ils ces lignes et se reconnaîtront. Mais cela reste un bon souvenir que le hasard m'apporta.
Certains esprits chagrins trouveront certainement ce qui suit particulièrement long. Mais c'est comme çà. Ils n'ont qu'à passer... Et aller voir ailleurs si j'y suis ou si l'herbe est plus verte.
-o-O-o-
Le hasard. Le pur hasard d'une panne mécanique.
« 2 jours. Vous ne pourrez reprendre votre voiture au mieux que demain. » Il était gentil le mécano.
Bon d'accord ! Personne ne m'attendait. J'avais le temps. Mais que voulez vous faire dans un endroit que vous ne connaissez pas. Vendôme. Je ne savais même pas que çà existait. Je ne devais pas m'y arrêter !
« Indiquez moi un hôtel ! Et mieux, conduisez moi ! »
C'est comme çà que j'ai atterri, par un beau matin ensoleillé, dans cette charmante petite ville du Loir et Cher.... et dans ce petit hôtel fraîchement retapé...
2 jours ? « il va te falloir passer le temps ma fille..Vas au moins voir à quoi ressemble ce bled ».
A la réception, sur un portant j'ai récupéré un plan de la ville et quelques prospectus... Moi qui m'imaginais que la Loire passait partout au pied des châteaux « de la Loire ».... Loupé ! ici c'est le Loir. Et d'après les prospectus, c'est une ville avec un passé historique.
Bon ! Aller ! En avant vers un peu de découverte.
Et c'est ainsi que je déambulais un moment, suivant les indications des prospectus et du plan... Des rues, des églises, des grosses maisons bourgeoises le tout dominé par un château sur une hauteur.
Milieu de matinée, mes pas m'amenèrent sur une place. Au coin de la rue, « le café de la Ville ». Avec une petite terrasse ensoleillée. Je pris place à une table, sur une chaise en plastique gris à armature en aluminium.
J'étendis mes longues jambes devant moi, avançant les fesses au bord du siège. Ce qui fit remonter ma jupe découvrant un peu plus mes cuisses. Les bras posés sur les accoudoirs, je basculais la tête en arrière et les yeux fermés, je profitais du soleil.
Le serveur. « Un café noir, s'il vous plaît, avec un verre d'eau. Merci ».

A une table, plus loin, un petit vieux qui sirotait un ballon de vin rouge.
A la table juste à coté de moi, une fille. Je l'observais à la dérobée.
La trentaine. Vêtue d'un haut noir à bretelles larges offrant un large décolleté carré. Ce décolleté laissait apparaître les bretelles d'un soutien gorge blanc. Elle portait une jupe de couleur rouge, et des bottes montantes au dessus du genou de couleur noire. Cheveux châtains retenus en queue de cheval par un élastique et une petite frange retombant sur le front. Un petit nez tout mignon. Des bras légèrement potelés. Des hanches un peu fortes. De petits seins pas trop gros. Une peau blanche ; « de blonde » pensais-je. Elle avait posé sur un autre siège un gilet de laine blanche.
Sagement assise, elle lisait tout aussi sagement un « pavé » qu'elle tenait ouvert d'une main, tandis que de l'autre elle faisait tourner, machinalement, du bout des doigts un verre contenant ce qui semblait être un diabolo menthe.
A chacun de mes mouvements, de fesses, de jambes, de bras, ses yeux pivotaient vers moi discrètement. Et tout aussi rapidement revenaient à la lecture.
Par petits coups je buvais mon café, un peu d'eau. Et un peu allongée sur mon siège, je savourais la chaleur du soleil.
Au bout d'un moment, ma voisine referma son livre qu'elle posa sur la table. Elle prit une gorgée de son diabolo, et offrit son visage au soleil avec un souffle satisfait et de bien être.

Mes yeux tombèrent sur la couverture du livre. Le Seigneur des Anneaux « La communauté de l'anneau ».
Oui, un pavé, quand on considère qu'il y a trois livres aussi épais les uns que les autres. Et précédés de Bilbo le hobbit, presque aussi épais.
Tournant la tête vers elle, de mémoire et d'une voix qu'elle seule pouvait entendre, je récitais :
« La route se poursuit sans fin
Descendant de la porte où elle commença.
Maintenant, loin en avant, la route s'étire
Et je dois la suivre, si je le puis,
La parcourant d'un pied avide,
Jusqu'à ce qu'elle rejoigne quelque voie plus grande
Où se joignent maints chemins et maintes courses.
Et vers quel lieu alors ? Je ne saurais le dire »


La réaction fut instantanée et me fit sourire.
« Pardon ? Vous dites ? »
Du menton je désignais le livre. « Tolkien. La communauté de l'anneau. Des vers qui m'ont plu quand je les ai lus et que j'ai retenus. »
« Ah ! Vous aimez le style « fantasy » ? »
« Pas spécialement. Mais j'avais un père qui venait d'un endroit plein de légendes, d'Elfes, de Trolls, de Nains, de Princesses et de tout un panthéon de dieux vikings tous plus sanguinaires les uns que les autres. Un peu comme ces livres »
Elle sourit découvrant des dents blanches bien alignées. Et de beaux yeux marrons.
« Vous n'êtes pas d'ici » .
Je ris. « Cà se voit donc tant que çà ? »
« Non, çà s'entend... à votre accent » dit-elle en pouffant et rougissant légèrement.
« Oui, je suis d'un peu plus bas, au sud de la Loire. Et même de la Garonne. Mais sans dépasser les Pyrénées... Et vous ? Vous êtes de Vendôme ?»
« D'un village à coté. Je m'appelle Carole.»
« Enchantée. Moi c'est Sylvia »

Un moment nous restâmes silencieuses. Chacune dans ses pensées.
« Vous faites du tourisme ? Vous visitez ? »
« Non. Une panne de voiture. Je ne pourrais repartir que demain. »
« Ah ! »
« Alors je visite un peu. Mais je n'ai qu'un plan et quelques prospectus. Vous qui êtes d'ici, vous pouvez m'indiquer des trucs à voir ?»
« Si vous voulez.. »

Je rapprochais mon siège du sien, ouvrais le plan.
« Voilà, vous avez l’Hôtel de Ville, le Château, la porte St Georges, l'ancien couvent des Cordeliers, une abbaye... Il y en a des choses à voir... Et puis il y a des personnages historiques qui sont nés ou ont vécu ici : Rochambeau dont la statue est là bas plus bas sur la place, Ronsard, Balzac »
« Ah oui ! Quand même ! On dirait pas comme çà »
Rire à mes cotés.
« Et vous faites quoi le reste de la journée ? » lui dis-je.
« Rien de particulier. Je suis seule à la maison, mon compagnon travaille, et je ne voulais pas rester cloîtrée. Alors je me promène »
« Cà vous ennui de vous promener avec moi et de me montrer les choses que vous m'avez dites ? »
« Ben, je ne sais pas... »
« Allez ! Vous connaissez le coin, moi pas... Vous n'avez qu'à vous promener avec moi et m'indiquer. Et je ne suis pas un Orque (faisant référence au livre) ou un quelconque tueur en série... Et puis, je vous invite à déjeuner tout à l'heure... Hm ! Une salade verte ?...»
Rires en baissant la tête et en rougissant.
Je me baissais pour la regarder par en dessous en lui souriant. Mes yeux font des merveilles parfois.
« Allez ! »
« Bon, d'accord... On y va... »
Je réglais les consommations et nous voilà parties toutes deux...

Et c'est vrai qu'en étant accompagné par quelqu'un du cru, on cherche moins.... Elle me fit visiter, faisant des tours, des contours.
A midi, comme promis je lui offris à manger. Et petit à petit une certaine complicité vint entre nous. Le tutoiement devint naturellement de rigueur. Mon accent et mes expressions la faisaient rire. A table nous avons parlé de tout et de rien... De nos vies. De nos compagnons... et de ma compagne.
« Ton compagnon. Ta compagne. Mais tu vis avec lequel ? »
« Avec les deux. Ils sont mariés. Je vis avec eux. »
« Vous vivez à trois ? »
« Ben ! Oui ! Çà te choque ? »
« Beh !! pas choquée, mais bon.... Euh !!! »
« Ne t'en fais pas, je comprend, tu n'es pas la première à avoir cette réaction. »
Elle était les pommettes toutes rouges.
« Mais vous faites l'amour à trois ? » Curieuse quand même.
Je souris
«  Ben oui ! Des fois. Des fois à trois, des fois à deux... »
« Avec l'autre fille aussi ? »
J'éclatais de rire
« Oui ! Dans un couple c'est normal ! Non ? De faire l'amour... »
« Oui, j'imagine... »
« Tu n'as jamais fais l'amour avec une fille ? »
Elle devint cramoisie, baissa la tête et dans un souffle :
« Nnnooooonnnn !!!! Jamais ! »
« Même pas embrassé ? »
Elle devait vouloir devenir petite souris et disparaître dans son trou.
« Nnnnnoooonnnn !!! jamais !!! » me dit elle en regardant du coin de l’œil autour d'elle si quelqu'un entendait notre conversation.
« Et puis Jean est mon premier et je crois bien que je suis sa première ! »
« Ah bon ? » fis-je, étonnée.
« Et il n'y en a pas eu d'autre après ? »
« Non ! »
« Ouaouh ! Et bien, çà alors ! Et çà se passe comment avec lui ?»
« Normalement. Enfin je pense ! C'est vrai qu'il aimerait que je sois un peu plus active, mais çà semble lui aller. Je l'aime et il m'aime comme çà. Et puis moi çà me va comme c'est.»
« Et vous n'avez jamais été tenté de faire chacun de votre coté, ou avec un ou une autre partenaire ? »
Si rougir plus encore avait pu arriver, je crois que çà serait arrivé sur son visage. Sauf que le rougissement descendait vers son cou.
« Non ! »
Obnubilée par ce que je lui disais et qu'elle assimilait, elle ne s'était même pas aperçue que je lui avais pris la main par dessus la table. Elle regardait nos dextres unies sans une réaction. Elle releva les yeux vers moi. Son regard se fixa sur le mien. Mes yeux bleus semblaient avoir un pouvoir hypnotique sur elle.
« Cà va ? » lui dis-je.
« Euh ! Oui ! Cà va ! Pft, il fait chaud »
Mais elle oublia d'enlever sa main. Je souriais intérieurement.

La fin du repas se passa ainsi. Avec une discussion... Intime. Et je pensais dans mon for intérieur « vous en avez des choses à découvrir tous les deux... A plus de 30 ans. » Et elle semblait avoir de plus en plus chaud.

Nous reprîmes nos déambulations dans les rues. Je lui tenais le bras. Elle ne disait rien.
« Et là, la statue de Rochambeau, comte de son état, qui participa avec La Fayette à la victoire de Washington sur les anglais lors de la guerre d'indépendance Américaine. Il a fini Maréchal de France. Et là a coté, c'est la tour St Martin. Nous sommes presque revenues à notre point de départ, le café de tout à l'heure est là bas».
« Ah oui. »

Mes yeux avisèrent la vitrine d'une boutique à 10 mètres de là.
« Mais ! C'est mignon çà » m'exclamais-je en me dirigeant vers la vitrine suivie par Carole.
En devanture deux mannequins fixes présentaient l'un une guêpière Lise Charmel assortie d'un string coordonné, l'autre un soutien gorge, string, porte jarretelles Aubade.
« Hein que c'est mignon ? » fis-je à Carole.
Carole qui regardait timidement.
« Je ne sais pas. Je ne pourrais pas porter des trucs comme çà moi »
« Tu as quand même de la lingerie sexy ? »
« Heu.... Non.. Je ne trouve pas çà confortable... »
« Je vois... Petit Bateau et culotte en coton... »
« Non !!! quand même pas, mais pas çà. »
« Tu en as déjà essayé ? »
« Non »
« Alors, il faut une première à tout.. »
Et sans lui donner le temps de réfléchir, je la pris par la main et l’entraînais dans la boutique. Et lorsque la vendeuse vint vers nous et demanda ce que nous désirions, Carole redevint cramoisie.
Je dis à la vendeuse :
« Mon amie ici présente, n'a jamais essayé de petite tenue sexy et ne sait pas ce que s'est. On peut voir quelques parures ? »
Sourire compréhensif de la vendeuse.
« Bien sur. Regardez. Si elle veut essayer, les cabines sont au fond du magasin. Mais pour essayer, je lui demande de garder au moins la culotte. »
« Bien sur. Merci on va se débrouiller. »

Je regardais les portants où étaient suspendus divers modèles en présentation. Carole me suivait ne regardant pas spécialement. De temps à autre, je prenais un modèle, le présentais devant Carole et lui posais la question :
« Cà te plaît ? »
« Bof ! Je sais pas. »
Finalement après avoir demandé ses mensurations à Carole et à la vendeuse deux paires de bas de démonstration, je pris deux parures pour elle et une pour moi et j’entraînais Carole vers les cabines. Cabines qui étaient assez grandes pour nous deux.
Je lui donnais les deux parures qui lui étaient destinées et, sans plus d'attention, je me dévêtais. A coté de moi, plus timidement Carole faisait de même. La vue de la culotte me fit sourire. Carole me regardait à la dérobée, et faisant une découverte me demanda :
« Mais, tu n'as pas de culotte sous ta jupe ? »
« Sous une robe ou une jupe, jamais. Je suis pratiquement tout le temps nue dessous. Cà non plus tu n'as jamais fait ? La nudité sous une robe ?»
« Non ! »
J'enfilais le soutien gorge, le porte jarretelles et le string. Puis je gainais mes jambes des bas et les fixais à l'aide des jarretelles. Et je me regardais dans le miroir.
« Cà te va bien à toi... »
« Oui. C'est bien. Cà me plaît. Je crois que je vais le prendre. Et toi ? Voyons ce que tu essaies... »
Elle avait passé le string et enfilé les bras de la guêpière. Je l'aidais a fermer les crochets dans le dos. Elle enfila les bas et je l'aidais à fixer les jarretelles.
Je me remis derrière elle, et par dessus son épaule je l'observais dans le miroir. Elle se regardait de bas en haut, tournant le buste pour regarder sa chute de rein.
« C'est pas mal... Hein ?» me dit-elle en me regardant dans la glace quêtant mon acquiescement.
Je posais mes mains sur ses hanches. Instinctivement elle cambra les reins. Je m'approchais à la toucher, ma tête sur le coté de la sienne. Je lui dis doucement :
« Oui c'est mignon. Cà te vas bien. Tu vois ! »
Et je déposais un petit baiser derrière son oreille. Elle n'eut pas un mouvement de recul. Elle ferma les yeux.
« Tu essaies l'autre parure ? »
Elle repris contact avec la réalité, me regardait dans le miroir. Dans le reflet je la fixais de mes yeux. Elle baissa les siens.

A l'extérieur, la vendeuse s'enquit de si tout allait bien. Je lui fit une réponse favorable et lui dis que nous l'appellerions si nous avions besoin. Et elle s'éloigna.
Je défis les attaches de la guêpière et Carole enleva tout sauf les bas. Elle passa le string, le porte jarretelles et le soutien gorge. Pendant qu'elle attachait les bas, je fixais le soutien gorge. Lorsqu'elle se redressa, je remis mes mains sur ses hanches. Je la regardais par dessus son épaule.
« Tout compte fait, c'est mignon. C'est sexy. Tu crois que çà plairait à Jean ? »
« Plaire à Jean ? Tu veux rire ! Tu enfiles un truc pareil et tu le fais grimper aux rideaux et courir à plat ventre... Il te léchera les pieds... Mais tu ne ferais pas de l'effet que sur lui tu sais... »
Et je l'embrassais de nouveau derrière l'oreille.
« Attends, que je t'arrange un truc. »
Je passais mes mains sur ses cotés. Je passais mes doigts dans les bonnets, faisant ressortir un peu les seins, comme avec un effet push up. Elle fermait les yeux, appuyant son corps contre moi. Le contact semblait lui faire de l'effet. Sous mes doigts les tétons s'érigeaient.
« Comme çà c'est mieux. Tu me fais de l'effet à moi aussi... »
Je l'embrassais de nouveau, appuyant un peu plus le baiser. Elle ne bougeait plus, le souffle court. Je posais mes mains sur ses hanches et lui fis faire demi-tour. Face à face, elle finit par rouvrir les yeux et lever la tête vers moi. La regardant dans ses beaux yeux marron embués, j'approchais ma bouche de la sienne. Mes lèvres se posèrent sur les siennes. Ma langue butta contre ses lèvres closes qui finirent par s'entrouvrir. Ma langue se mêla à la sienne qui ne bougeait pas. Tétanisée, immobile. Je l'embrassais à pleine bouche. Au bout d'un moment, sa langue prit vie, s’emmêla avec la mienne, pénétrant ma bouche. Je caressais sa chute de rein, ses fesses. Elle appuyait son pubis et ses seins contre moi.
« Je... commença-t-elle.... J'ai eu envie...Pardon.. »
Je lui souris.
« Pardon ? Pardon de quoi ? Cà t'a fait plaisir ? »
« Oui ! »
« Alors, ne t'excuses pas. J'y ai pris plaisir moi aussi. »
Nous nous embrassâmes de nouveau, dans un baiser un peu plus torride que le précédent.
Je lui demandais :
« Tu voudrais aller un peu plus loin ? Faire l'amour avec moi ? Si tu veux, on va à mon hôtel. »
Toujours dans mes bras, elle baissa la tête. Au bout d'un moment j'entendis :
« Oui. J'ai envie. J'ai envie d'essayer. Tu es gentille. Mais si je veux arrêter, on stoppe tout. D'accord ? »
« Oui ! Bien sur. Quand tu veux on arrête. Il te suffit de le dire. On y va ?»
« Oui... »
J'enlevais ma parure et renfilais mes vêtements. Pendant que Carole se rhabillait, je me dirigeais vers la caisse avec les parures.
« Finalement, celle là pour moi et celle-ci pour elle. Son copain va l'arracher avec les dents je crois, dis-je en souriant. Je peux vous payer avec ma carte ? Vous nous offrez deux paires de bas ? »

Carole me rejoignit, je pris le sac qui contenait mes achats et nous sortîmes de la boutique. Et bras dessus, bras dessous nous empruntâmes la rue du Change vers mon hôtel situé à 400 mètres.
« Je vais laisser un message à Jean pour lui dire que j'aurais du retard. Qu'il ne s'inquiète pas en débauchant tout à l'heure. »
« Ben, dis lui que tu as rencontré une copine de passage et de venir nous rejoindre à l’hôtel. On va manger ensemble tout les trois et c'est tout... Chambre 203... »
Et le message fut transmis. Et reçu d'un « OK » laconique.

La chambre était simple. Un lit deux places, un placard, deux fauteuils, un petit bureau et une salle de bain. De quoi survivre jusqu'au lendemain. Carole était immobile au milieu de la pièce, les bras le long du corps, regardant autour d'elle.
« Cà va ma puce ? » lui dis-je en caressant ses cheveux et en l'embrassant du bout des lèvres en un petit baiser.
« Oui, çà va... C'est la première fois. Je ne sais pas comment.... »
« Ne t'inquiète pas... Il faut une première fois à tout, n'est ce pas ? Je vais sous la douche, tu en veux une ? Tu viens me frotter le dos ? » Tout en caressant sa chute de rein...
Et tout en enlevant mes vêtements à la volée, je me retrouvais nue à la porte de la salle de bain. Je me retournais et dis :
« Ah oui ! Dans le sac, je t'ai pris la parure porte jarretelles. C'est pour toi. Tu viens me frotter le dos ? »
Et j'entrais dans la pièce d'eau. Et sous la douche. Carole entra, timidement. Lentement elle se déshabilla entièrement. Nue elle me rejoignit sous le jet.... Je la pris contre moi dans mes bras. Ses seins s'écrasant contre mon torse. Mes mains caressant ses reins, son dos, ses fesses. Je l'embrassais. Elle répondit à mon baiser... Je versais du gel douche sur une éponge et lui frottais le corps... Je découvris sa toison.
« Tu ne t'épiles pas ? »
« Un peu. J'enlève un peu les poils sur le coté. »
Ses yeux se portèrent sur mon bas ventre.
« Tu es entièrement épilée toi ? »
« Oui, entièrement. Devant, entre les jambes, entre les fesses. Toute nue » dis je en souriant. « Tu sais, les hommes aiment les sexes féminins épilés, nus. Ils fantasment beaucoup là dessus. Jean ne t'en a jamais parlé ? »
« Je ne sais pas, je ne me rappelle pas. »
Et je continuais de laver Carole. Je passais l'éponge entre ses jambes. Instinctivement elle serra les cuisses immobilisant ma main.
« Je t'ai fait mal ? »
« Non ! Surprise. »
Et l'étau des cuisses se défit. Je continuais. Elle fermait les yeux, suivant certainement mentalement la progression de ma main. Qui remonta son ventre et caressa ses petits seins adorables...
« Hhmmm !!! c'est bon ! »
« A toi, lui dis je en lui tendant l'éponge. Frotte moi. »
Ce qu'elle fit. Un peu maladroitement. Un peu timidement. N'osant pas. Elle frottait mon ventre, n'osant pas descendre vers mon sexe, ou remonter vers mes seins. Je l'embrassais, et en même temps, je pris sa main et la guidais vers le bas. J'ouvrais les cuisses pour lui faciliter le passage.
« Tu peux y aller. Tu sais bien qu'il n'y a pas de dent et que çà ne mord pas. »
Elle éclata de rire et, me frottant entre les jambes, me dit en riant
« Ah non ! C'est pas méchant. »
Je l'embrassais encore. Ma main, caressante descendit le long de son ventre. Mon doigt s'insinua dans sa fente au travers de la toison. Je trouvais le capuchon dissimulant le clitoris. Sous la caresse, elle bascula le bassin en avant, écarta les jambes et se retint au mur. Les yeux fermés, elle goûtait l'instant. A son souffle qui raccourcissait avec le temps, je sentis son plaisir monter. Son corps entier sembla se contracter, son ventre se creusa, sa main sur le mur voulu saisir le carrelage et se ferma dans le vide, l'autre main se porta à sa bouche et elle se mordit un doigt. Et brusquement, malgré la main bâillonnant sa bouche, elle cria le plaisir de l'orgasme, des soubresauts secouant son corps entier, son sexe se contractant et se décontractant.... Elle fondait littéralement sous mes doigts.
Je l'enlaçais « pour la retenir elle va tomber » pensais-je. Elle ouvrit les yeux et je remarquais les larmes.
« Cà va ma puce ? »
« Oui. Bon Dieu que c'était bon. C'était comme dans un rêve »
« Alors pas déçue ? »
« oh que non !!! J'en ai encore des frissons »
Je lui souris, déposais un baiser sur ses lèvres et, saisissant le pommeau de la douche je nous rinçais. Puis après avoir éteint l'eau, je sortais de la douche, enfilais un peignoir éponge. J'emmitouflais Carole dans le second. Elle se pelotonna dedans, savourant l'ambiance chaude et humide du vêtement. Je l’entraînais vers la chambre.

Nous nous assîmes sur le bord du lit, côte à côte. Carole attendait les mains croisées sur ses cuisses, regardant devant elle, pensive. Je passais mon bras sur ses épaules et du bout des doigts de mon autre main, je lui fis tourner la tête vers moi. Je lui souriais et elle me fit un mignon petit sourire timide.
J'approchais mon visage du sien. Mes lèvres des siennes. Et je l'embrassais, goulûment. Ma langue se mêlant à la sienne. Ma main descendit, caressant ses seins au travers de l'éponge du peignoir. Puis je passais ma main dans l'échancrure et découvris sa poitrine. Je me penchais vers ses tétons et tétais chacun à leur tour les pointes érigées. D'un mouvement je fis tomber le peignoir recouvrant les épaules et Carole apparu, nue jusqu'à la taille, assise. Tout en continuant de la téter, je la fis basculer en arrière et la posais à plat dos. Les jambes pendantes au bord du lit.
Je me penchais sur elle et l'embrassais tendrement. Elle répondait maintenant agréablement à mes baisers. De la main je caressais ses seins. Puis descendant, tout en minaudant son ventre, je débarrassais le bas de la sortie de bain la couvrant encore, faisant apparaître la toison châtain de mon amante. Je posais la main sur le pubis.
Penchée sur elle, je la regardais dans ses grands yeux embués.
« Cà va ? » m'enquis-je.
« Oui ! C'est bon. Continue s'il te plaît. »
Mon doigt fourrageait dans sa toison trouva la fente et se fraya un chemin vers le clitoris. Par petites touches de petits baisers je descendis : les yeux, le nez, les lèvres, le cou, les seins, le ventre... Je descendis du lit, et toujours branlant le clitoris et déposant de petits baisers, je lui fis ouvrir les jambes et me postais dans le berceau de ses cuisses.
Je l'aperçu alors, sagement couchée sur le dos, les yeux fermés, les mains posées bien à plat sur le dessus de lit. Elle semblait savourer pleinement ce moment de découverte.
Ecartant les poils masquant son sexe, je posais mes lèvres sur ses lèvres intimes. Ma langue darda entre mes lèvres, léchant l'intimité offerte. Un doux nectar suintait, j'en appréciais le goût suave. Je percevais de légers grognements de gorge marquant la satisfaction.
Je léchais la fente offerte. Ma langue pointait et pénétrait l'entrée de ce sexe offert. Les cuisses s'ouvrirent un peu plus, les grognements se firent plus sonores. Mes lèvres prirent possession du clitoris qui durcissait sous la caresse. Je l'aspirais comme lui faisant une fellation. J'observais ma compagne. Son ventre était creusé, son dos arqué, la tête basculée en arrière, ses doigts tenant à poignées le dessus de lit.
Passant mes bras sous ses cuisses, je pris ses mains dans les miennes tout en continuant de la sucer. Nos doigts se croisèrent. Son sexe coulait de plus en plus. Je léchais ce divin suc puis revenais à la fellation. Ce moment fut intense de plaisir pour nous deux.
Et puis, d'un coup, ses doigts se contractèrent, je vis ses muscles se contracter, son ventre durcir et se creuser, son corps s'arquer un peu plus, sa tête basculer encore et, dans un cri, se fut le déversement d'un orgasme puissant emportant toute retenue. Son corps sursautait à chaque contraction du passage des flots du plaisir. Son sexe coulait en continu. Je lapais le plaisir qui s'épanchait.
Ce fut un moment intense. Et, presque aussi vite qu'il se cambra, son corps retombât sur le lit. Inerte, le souffle court et rapide. Les doigts se relâchèrent. Je continuais légèrement ma tétée intime. Une de ses mains se défit de la mienne, se posa sur ma tête, et je l'entendis dans un souffle :
« arrête, continue... Je ne sais plus... c'est intense quand même... Mais qu'est ce que c'est bon! »
Je remontais sur le lit et me couchais à ses cotés. Posée sur un coude au dessus d'elle, de l'autre main je caressais son ventre, jouant avec le nombril. Je l'embrassais à pleine bouche...
« Tes lèvres ont bon goût.. »
« C'est le goût de toi ma puce... »
Elle rit
« Pour la première fois que je savoure le goût d'un sexe féminin, il faut que ce soit le mien !! »
Nous nous regardions en souriant, chacune dans ses pensées.
Et ses mains remontèrent, ses bras passèrent sur mes épaules et m'attirèrent à elle. Sa tête s'approcha, ses lèvres se posèrent sur ma bouche et, pour la première fois, elle prit l'initiative d'un long et savoureux baiser.
Ce fut le déclic. Elle se redressa, me fit basculer sur le coté et me mit à plat dos. Elle m'embrassait encore, divinement bien. Elle défit la ceinture de mon peignoir et ouvrit le vêtement. Son regard parcouru mon corps.
« Tu es bien foutue quand même. Et bronzée de partout. Tu n'as pas de marque de maillot »
« C'est vrai que je bronze nue, soit au bord de la piscine à la maison ou à la plage. Mais c'est ma couleur de peau naturelle... Tu vas à la plage de temps en temps ?»
« De temps en temps oui. Quand on va en vacances chez moi..Mais pas souvent »
« Et vous bronzez nus ? »
« Non... Je crois que je suis très pudique »
« Tu pourrais essayer. Au moins une fois. Tu sais c'est agréable ; le soleil sur la peau, un petit courant d'air entre les jambes ou les seins... Non, sans rire essaie au moins une fois. Je pari que Jean ne se ferait pas prier...»
« Oui. J'essaierai... »
Et elle m'embrassa de nouveau... Sa main, maladroitement parcourait mes seins, mon ventre et se posa sur mon pubis... N'osant peut être pas aller encore plus loin.. Sa bouche quitta mes lèvres et se posa sur l'un de mes seins. Et elle téta mes mamelons qui durcirent et se dressèrent. Sa main sur mon pubis ne bougeait toujours pas. Mais quelle langue agile. Quelle bouche gourmande.
Les bras en croix, les yeux fermés, je savourais l'instant et laissais Carole découvrir physiquement et sensuellement mon corps. Et accessoirement, l'amour au féminin. Elle reproduisait, semblait-il, ce que je venais de faire sur elle. Intérieurement je souriais.
C'est ainsi que sa tête et ses lèvres arrivèrent au pubis entièrement épilé et à la naissance de ma fente. Et qu'elle remarqua le tatouage.
« Tu es tatouée ? Un hippocampe ? »
« Oui.. » lui dis je en la regardant
« je ne l'avais pas remarqué. Il est marron et ça se perd dans ta couleur de peau. »
Je souris
« C'est fait exprès, pour que çà reste discret. Comme çà, quand je suis nue à la plage, personne ne le remarque et ne vrille ses yeux sur mon intimité. »
« Et il est très bas, au niveau de ta fente. »
« Oui. Quand je l'ai fait, j'ai voulu que çà reste éventuellement très intime... »
« C'est mignon. »
Et elle y déposa un petit baiser.
Je reposais la tête sur le lit, refermais les yeux. Et ma compagne repris là où sa découverte l'avait arrêtée. Je me connaissais. Je sentais entre mes jambes mon jus suinter. Je savais que je mouillais. J'espérais seulement que mon épanchement allait lui plaire. Lorsqu'elle descendit entre mes cuisses, j'ouvrais en grand, lui offrant la vision de mon sexe humide.
Ses lèvres se posèrent. Sa langue fit son œuvre.
Je fus sans doute une bonne maîtresse. En tout état de cause, elle fut une très bonne élève. Sans doute d'instinct, elle joua avec mon clitoris, mon sexe. Lécha, suça, embrassa.
Et sous la conjugaison de tout son savoir faire nouveau, elle me donna un plaisir immense déclenchant un orgasme qui fit disjoncter mon cerveau. Les anges doivent exister, j'ai été un moment assise avec eux sur leurs nuages...
Lorsque je repris conscience, elle était couchée à mes cotés, la tête reposant sur sa main... Elle me regardait.
« Tu étais où ? C'était donc si bien que çà ? »
« Oui ma puce. C'était aussi bien que çà. C'était même merveilleux. »
« J'ai aimé moi aussi. Tu as bon goût. »
Et nous refîmes l'amour. Encore et encore, nous donnant du plaisir, déclenchant des orgasmes.
Nous nous doigtions. Nous nous léchions. Nous nous sucions. Nous nous tétions. Nous frottions nos intimités entre elles en croisant le « V » du compas de nos jambes.
Et a la fin, nous finîmes par reposer côte à côte, nues sur le lit défait. Elle avait la tête posée sur mon épaule et je la tenais contre moi, mon bras passé autour de ses épaules. Nous reprenions notre souffle. Nous reprenions conscience. Machinalement, ses doigts jouaient sur mon pubis. Caressant l'hippocampe, survolant ma fente, remontant vers le nombril. Elle me filait des frissons.
« Tu diras à Jean ce qu'il vient de se passer ? »
« Je ne sais pas. Si je lui dit, je peux le perdre et je l'aime trop pour çà »
« Le perdre ? Tu sais les hommes ont quelques fantasmes et celui de voir leur chérie faire l'amour avec une autre fille est certainement le plus courant. Je pense que ton Jean n'est pas différent des autres. Il doit avoir quelques fantasmes et celui là en fait certainement partie ; »
« Tu crois ? Je devrais lui dire ? »
« C'est toi qui vois... Mais je ne crois pas que tu risques grand chose. Si ce n'est que çà lui plaise. »
« Je verrais »
Et je ne sais pas comment me vint l'idée.
« Et je t'ai dit qu'ils avaient le fantasme du sexe féminin épilé. Tu veux que je m'occupe de ta toison ? J'ai des ciseaux et un rasoir. »
« Euh !!! »
« Et comme çà tu seras toute mignonne et agréable au toucher. Je suis sûre que la langue de Jean sera heureuse. »
« Bon. Tant qu'on y est. D'accord. »

Et nous levant, nous allâmes dans la salle de bain.
Je pris les ciseaux, le rasoir et une bombe de mousse dans ma trousse de toilette. Et je fis asseoir Carole sur le bord de la baignoire. Elle écarta d'elle même les cuisses.
« Prête ? »
Rire.
« oui ! En avant vers le désert. »
Je coupais donc au ras les poils avec les ciseaux. Le pubis, entre les jambes autour des lèvres. Une fois que je ne pu plus couper, j'humectais et enduisais de mousse. Elle m'observait en souriant. Et je rasais les poils qui restaient découvrant petit à petit la nouvelle nudité de mon amante. Une fois le devant et l'entre jambe faite, je lui demandais de se tourner et de se pencher en avant.
Elle me regarda d'un air interrogateur.
« Oui, je vais te faire aussi entre les fesses. »
« Ah oui. Bien sur »
Et elle se tournait, debout, penchée en avant, jambes largement écartées. Là aussi je coupais au ciseaux, puis humectais, puis enduisais de mousse... Pour finalement raser. Au fur et à mesure, je vis apparaître la rondelle plus sombre de son petit trou. Machinalement mon doigt se posa dessus, massant. Elle eu un mouvement de repli. J'ôtais mon doigt et déposais un baiser entre les deux globes.
« Jamais sodomisée ? »
« Euh ! Non. J'aime pas çà. Et toi ?»
« Oui. On fait. Mais uniquement quand nous sommes en tête à tête avec notre compagnon. Et surtout, même s'il veut faire, c'est nous qui décidons si on fait ou pas.
Elle se redressa et je la fis tourner vers le miroir. Elle découvrit son mont de Vénus entièrement glabre. Elle caressa de la main.
« Cà fait drôle. A part petite fille, j'ai toujours eu des poils. Et me voir comme çà. »
« Pour les hommes c'est exactement çà. Le fantasme de la petite fille... Sans y voir de mal d'ailleurs. C'est pas pour çà qu'ils vont attaquer les gamines à la sortie de l'école primaire. »
Elle rit à ma remarque.
« Cà devrait plaire à Jean alors ? »
« Oui, je pense que oui. Aller, hop, sous la douche. Rince toi»
Pendant cela, je filais dans la chambre récupérer ma parure. Et je revins dans la salle de bain au moment où Carole sortait de la douche. Elle s'essuyait et voyant ma petite tenue me demanda :
« Tu crois que je peux mettre la mienne ? »
« Tu fais ce que tu veux, c'est à toi... Moi, la salle de bain çà devrait durer un peu, je me fais couler un bain. »
Et d'une tape sur les fesses je la mis dehors.
« Ouste ! File ! Et un conseil, enfile le string APRES le porte jarretelles. Si tu avais besoin, tu n'aurais pas à défaire les jarretelles pour baisser le string.»
Rire de gorge...

Et je plongeais dans l'eau chaude du bain. Je me frottais, je savourais mon bain, chantant quelques vieilles chansons françaises.
«Vous êtes si jolies quand vous passez le soir à l'angle de ma rue.
Parfumées et fleuries avec un ruban noir, toutes de bleu vêtues.
Quand je vous vois passer, j'imagine parfois des choses insensées,
Des rendez vous secrets, au fond de jardins froids, des serments murmurés...
Le soir dans votre lit, je vous devine nues, un roman à la main,
Monsieur Audiberti vous parle d'inconnus, vous êtes déjà loin.
Vos rêves cette nuit, de quoi parleront-ils, le soleil fut si lourd.
Demain c'est samedi, je guetterai fébrile votre sortie du cours.
Dimanche sera gris, je ne vous verrai pas, pas avant lundi soir.
Où serez-vous parties, qui vous tiendra le bras, que vous fera-t-on croire ?
Je crois que je vous dois, de vous faire un aveu, petites écoutez-moi,
C'est la première fois que je suis amoureux de tout un pensionnat... »


Et mon bien-être dura. Peut être un peu trop. Je fini donc par m'extraire de mon cocon d'eau chaude. Je me frottais énergiquement avec la serviette, puis vaporisais un peu d'Opium derrière mes oreilles.
« Hhhmmmm !!! j'adore ce parfum ! »
Puis j'enfilais le porte jarretelles, le string et fixais les bas. Je passais enfin le soutien gorge et, tenant la fermeture ouverte dans mon dos, j'entrais dans la chambre en disant :
« Ma puce, s'il te plaît, tu peux m'aider à attacher mon... Oups ! Pardon ! »
Là, devant moi, au milieu de la pièce, en petite tenue sexy, Carole était enlacé par un homme. Elle avait ses bras passés autour du cou du monsieur et l'embrassait à pleine bouche. Le peignoir gisait en boule à leurs pieds.
Je piquais un fard d'enfer, sentant une grosse chaleur me monter au visage. J'attachais mon soutien-gorge (comme quoi on a pas toujours besoin de ce que l'on demande) et entamais, à reculons, un repli stratégique vers la salle de bain.
« Non ! Reste ! Jean je te présente Sylvia. Sylvia je te présente Jean, mon compagnon »
Et les deux à l'unisson :
« Enchanté(e) »
et lui de dire, le regard ébahi :
« pas mal, tu disais ? Belle oui, superbe oui. Mais : pas mal ?! »
Et il resta là, le regard fixé sur moi la bouche ouverte.
« Je lui ai dit pour nous deux » me dit Carole « Un peu sommairement mais je lui ai dit le principal : la promenade, la boutique, et qu'on avait fait l'amour toutes les deux »
Je m'approchais, me mettais derrière Carole, passais les bras sous les siens et l'enlaçais. Elle posa ses mains sur mes bras, se serrant contre moi. Ma tête sur le coté de la sienne.
« Ferme la bouche Jean, tu vas gober des mouches... »
Et prenant les mains de Carole et écartant ses bras en croix, je la fis pivoter sur elle même et demandais :
« Et tu en penses quoi ? »
« Je l'ai toujours trouvée à mon goût. Mais là, je dois dire : OUAOUH ! Comme dirait le loup de Tex Avery. C'est bien la première fois que je la vois en tenue sexy comme çà. Elle est magnifique. »
« Et de ce qu'elle ait couché avec une fille ? »
« Rien ! Enfin, rien ! je préfère qu'elle l'ait fait avec une fille plutôt qu'un mec. C'est le fantasme intégral pour un mec, regarder sa copine avec une autre fille et faisant l'amour. Et je n'étais même pas là. Mais, bon dieu, çà m'étonne un max... La tenue, avec une fille ; mais j'en ai fantasmé de çà. J'aurais pas parié un kopeck que çà arriverait un jour.»
Et parlant à Carole je lui dis :
« Tu vois ! Ce que je te disais ! Les hommes fantasment sur un tas de choses. Que leur copine fasse l'amour avec une fille, çà passe comme une lettre à la Poste... Mais qu'elle le fasse avec un homme, çà va plus... Et si en plus tu rajoutes une tenue sexy ! Alors là... Il ne faut surtout pas heurté leur esprit de mâle dominant»
« Et en plus avec une fille superbe ! Alors là, c'est la cerise sur le sunday ! Comme dirait Céline... Vous ne pouvez pas imaginer dans quel état je suis... »
Carole baissa ses yeux, en voyant la bosse au niveau de la braguette de son compagnon, elle pouffa de rire
« Je ne sais pas, mais je vois... Une petite envie mon chéri ? » dit-elle en avançant la main.
« Mais çà a l'air prometteur ! »
Et elle défit la ceinture et la braguette, et baissa le pantalon et le boxer. Jean resta interdit sur place, me regarda et bafouilla.
« Oh ne t'inquiète pas. J'en ai vu des moins terribles... Tu n'es pas mal » lui fis je remarquer.
Carole se tourna vers moi.
« A deux ? Je t'invite ? Un banana split ? »
« Si tu m'invites alors ! Pourquoi pas. »
Et je lui soufflais à l'oreille :
« Tu ne l'as pratiquement jamais sucé. Lèche lui les couilles, caresses entre ses jambes et entre ses fesses. Je m'occupe de sa tige. D'ac ? »
Et c'est ce qui arriva. Carole gobait les boules, caressait entre les jambes et les fesses. Et je suçais le sexe de Jean... Qui regardait, halluciné, ces deux femmes à ses pieds, qui s'occupaient de lui... L'ambiance étant totalement impossible pour lui, et sa libido fonctionnant à 400%, il ne fut pas long à venir. En tenant ma tête contre lui, il poussa un feulement de plaisir quand il éjacula à longs jets dans ma bouche. Son sperme était doux, crémeux, chaud. J'avalais sa semence avec délectation.
« Si tu veux cracher... me dit-il, vas y... »
« Cracher ? Pourquoi ? J'ai avalé.... »
« Oh putain ! Merde ! Avalé ? J'en peux plus ! Il fait vraiment trop chaud là brutalement ! »
Je ris.
« Dans « l'Enfer » de Dante il y a un lac d'eau glacée au fond des enfers. La salle de bain est par là ».
Il releva son pantalon à mi-cuisse et se précipita sous la douche.
Carole et moi étions toujours à genou.
« Tu as avalé ? »
« Ben oui ! J'avale toujours ! Tu n'as jamais avalé ? »
« Non ! Je crois que je ne l'ai jamais sucé jusqu'à son plaisir !! »
« Et bien toi alors !! Il doit t'adorer... »
Nous nous relevâmes et nous allongeâmes sur le lit, enlacées.
Nous entendions l'eau coulée dans la salle de bain, et des marmonnements très indistincts.
« Il doit en avoir besoin, d'habitude les douches çà dure pas comme çà... »
J'éclatais de rire.
« Tu m'étonnes ! Sa copine en tenue sexy, dans une chambre d'hôtel, qui fait l'amour avec une autre fille, et que les deux lui taillent une pipe et que l'une avale !!! Alors que le matin même quand il a quitté sa copine rien de tout cela ne lui était jamais arrivé ?! Tu m'étonnes ! Il doit se doucher à l'eau froide. »
« Et il n'a pas tout vu encore... »

C'est à ce moment là que Jean, ruisselant d'eau, sorti nu de la salle de bain.
« Heu … C'est quoi les poils au pied de la baignoire ? »
« Et bien mon chéri, tu n'as pas tout vu.. »
« Parce qu'il y a encore des surprises ?
« Je pense.. »
« met toi à genou face à lui » dis je à Carole.
Je me mis à coté d'elle et, avec lenteur, je baissais son string. Jean avait les yeux rivés sur le sous vêtement qui s'abaissait. Il mis un temps à assimiler qu'il ne subsistait plus aucun poil sur le sexe de sa compagne.
« Et elle aussi est épilée. C'est elle qui me l'a fait. Regarde »
Je me mis à coté de Carole qui abaissa mon string sur mes cuisses.
« OUAOUH ! Mes fantasmes ! Mes fantasmes ! Mais tu es magnifique ma chérie ! »
« Tu vois Carole, les fantasmes des hommes ! Il ne déroge pas à la règle »
Jean avança la main vers le sexe de Carole, caressant le mont de Vénus imberbe et particulièrement doux. Comme pour se persuader qu'il ne rêvait pas. Il passa ses doigts entre les jambes, entre les fesses. Regarda son amoureuse avec étonnement.
« Mais, partout ! Vraiment partout ? »
« Oui mon chéri. D'ailleurs il faudrait que toi aussi tu y songes»
Et Jean se jeta sur Carole... Il la renversa sur le lit, enleva le string et s'immergea entre les jambes grandes ouvertes. Je me levais, allais à mon sac et dans une poche sur le coté, je pris la boite de préservatifs qui s'y trouvait... Dans l'état où il était, il valait mieux que j'envisage qu'il me ferait mon affaire. Et je revins sur le lit. Jean léchait, lapait, suçait, doigtait... Il était déchaîné. D'après ce que j'ai cru comprendre de ce que m'avait dit Carole, il n'avait jamais connu sa compagne (ou qui que ce soit d'autre) comme çà.
Carole était dans un état de plaisir intense. Comme avec moi un peu plus tôt, le ventre creux, le corps arqué, les jambes grandes ouvertes elle tenait la tête de son amant collé à son sexe. Je m'approchais d'elle, me penchais et l'embrassais. Elle ouvrit les yeux. J'y vu un plaisir immense et des larmes de joie qui embuaient son regard.
« Viens ! Viens sur ma bouche. Je te veux ! Je veux te savourer encore»
Je m'installais donc à califourchon sur la bouche pleine de désir, face à Jean qui butinait toujours l'entre jambe... La bouche et la langue sur mon intimité ne tardèrent pas à me donner des sensations. Je caressais les seins de Carole faisant rouler les tétons entre mes doigts.
Jean leva les yeux et me vit. Il sorti d'entre les jambes, remonta un peu. Je le vis présenter son gland à l'entrée du sexe de sa compagne, prendre les jambes de Carole et les relever, et d'une seule poussée, il la pénétra. Entre mes jambes je sentis un souffle de plaisir.
Jean labourait sa compagne à grand coups de reins. Il avisa mes seins qui se trouvaient à sa portée. Sa bouche en pris un et il téta. Je lui pris la tête et lui soufflais :
« Calme toi ! Sinon tu vas pas tenir. Calmes toi ! On ne va pas partir toutes les deux. Tranquille ! »
Et il repris son va et vient et sa tétée... Puis, il sembla penser à quelque chose... Sans doute dans le style « Mais, j'ai deux femmes avec moi ! »
Il se désaccoupla de Carole et me fis basculer sur le lit. Il écarta mes jambes. Je cru qu'il allait me prendre comme çà, sans coup férir.
« Avec moi, tu mets un préservatif. Tu en as là sur la table de chevet. D'ac ? »
Il grommela un acquiescement quelconque et plongea sa tête entre mes cuisses. Il vit le tatouage, releva la tête, me regarda. Je lui fit un mouvement d'épaule style « ben oui ! Un tatouage ». Il avait une langue et des lèvres avec un certain savoir faire. Par dessous mes cuisses ses mains remontèrent vers ma poitrine, empalmant mes seins. Il massait, il faisait rouler mes tétons. Il tétait mon clitoris. Je sentais le plaisir monter en moi.
Carole s'approcha et me tendit son sexe. Elle était trempée de mouille. Je savourais de nouveau le nectar coulant de cette fontaine aimée. Et Jean se releva, pris une pochette qu'il ouvrit et encapuchonna son membre fièrement dressé.
Je fis mettre Carole à plat dos face à moi, pris la position de la levrette et mis ma tête entre les jambes de mon amante. Jean, à genou derrière moi, pointa son gland, pris mes hanches et poussa en avant.
« Oh que c'est bon ! Encore ! Continue »
Pendant qu'il me labourait, je suçais le sexe de Carole. Nous étions tous aux anges. Jean ahanait a chaque mouvement, Carole et moi grognons de plaisir.
Jean s'enleva de moi, ôta le préservatif. Il fit mettre Carole en levrette et il la pénétra. Je me mis face à Carole qui mis ses lèvres sur mon sexe et me suça...
Je senti mon plaisir monter en moi, et je vis que pour mon amant et mon amante il en était de même. Et dans trois cris poussés à l'unisson nous prîmes un pied intégral. Jean, la tête en arrière et les yeux révulsés, se déversait en Carole qui criait et soufflait entre mes jambes. Mon corps n'était plus qu'une énorme contraction, je coulais littéralement entre mes jambes comme une fontaine.
Tous trois nous retombâmes inerte sur le lit. Trois corps enlacés, empêtrés. A bout de souffle. Jean s'enleva de Carole et roula sur un coté. Carole fit de même de l'autre coté. Et sans crier gare, nous sombrâmes dans le sommeil.

Lorsque j'émergeais, plus tard, beaucoup plus tard, la lumière était toujours allumées. Dehors il faisait nuit noire. Je me dégageais un peu et regardais l'heure sur mon téléphone sur la table de chevet.
« Deux heures. Deux heures du mat. Je crois qu'on va pas bouffer au restau ce soir. Et pas bouffer du tout. »
Je me levais doucement. A la salle de bain je bu un verre d'eau et je retournais dans la chambre. Dans mon sac je pris un paquet de biscuit (je grignote pas mal en voyage), m'assis dans un des fauteuils. Tout en grignotant mes biscuits je les regardais tous les deux. Je les trouvais craquant. « Mais, attendre d'avoir plus de 30 ans, pour faire ce que d'autres font à 20 ! Là quand même... »
Carole émergea de son sommeil et regarda autour d'elle. Je l'observais. Elle finit, semblait-il, par se rappeler où, pourquoi et avec qui elle se trouvait.
Un moment elle regarda son Jean dormant à plat ventre, nu sur le lit. A quoi pouvait elle bien penser, les yeux perdus dans le vague... « Que de temps perdu ? » « Pourquoi ne m'avoir rien dit ? » « J'aurais du savoir ou comprendre... ». Elle s’aperçut alors de mon absence près d'eux. Et me vit dans le fauteuils. Je lui montrais le paquet de biscuits, comme lui en proposant. Elle se leva silencieusement et vint s'asseoir sur mes genoux. Je déposais un petit baiser sur un de ses seins. Elle pris un biscuit, croqua dedans. Regardant vers le lit, j'entendis :
« Il est beau mon bonhomme. Hein ? »
« Il est pas mal. Mais il a, ce soir, goûté à autre chose que son ordinaire. Il va te falloir continuer... »
« Oui, je me doute. J'ai pas envie que mon histoire avec lui s'arrête. Alors, je vais faire des efforts... Surtout que le résultat est agréable. »
Je la serrais dans mes bras. Nous croquions dans nos biscuits en regardant sur le lit l'Amour de la vie de Carole s'éveiller lentement. Il étendit un bras sur le coté et ne rencontra que le vide. La tête se souleva : personne.
« Regarde donc de l'autre côté bêta » pensais-je. Ce qui finit par arriver. Il nous aperçut assises dans le fauteuil. Il reposa la tête sur le lit en nous regardant, muet. De ma place, je lui tendis silencieusement le paquet de biscuits pour lui en proposer. Il se leva et s'approcha. Il en cueillit un dans le paquet, regarda Carole et l'embrassa sur les lèvres d'un petit baiser léger. Il se redressait lorsque je lui soufflait :
« Et moi alors ? Je sens le pâté ? »
Et il se baissa et déposa un petit baiser à la commissure de mes lèvres.
Je souris intérieurement.
« Culpabilité ? Timidité ? »
Et il retourna s'asseoir sur le bord du lit en face de nous. La tête baissée le menton sur la poitrine, les jambes serrées, le dos rond, les bras posés sur les cuisses, il faisait tourner le biscuit entre ses doigts. Un enfant pris la main dans le pot de confiture...
« Oui. Sans doute de la culpabilité. »
Je fini par lui poser la question :
« Cà va pas ? Qu'est ce que tu as ? »
Toujours la tête dans la poitrine
« Ben tout çà. Et puis j'ai fait l'amour avec une fille devant ma compagne... Je culpabilise quand même... J'ai même pas pu aller au bout avec toi, je suis revenu vers elle. »
Le rire clair de Carole éclata alors
« Mais Jean, tu crois sincèrement que si j'avais eu quelque chose à te reprocher tu te serais approché d'elle. Mais, mon bébé, pas à moins de 10 mètres. Non ! Après tout ce que j'ai vécu aujourd'hui ! Après tout çà, je ne te reproche absolument rien. Au contraire, ta réaction me prouve que tu m'aimes... »
Il leva les yeux vers elle. Il vit un visage souriant et finit par sourire timidement.
« Si tu le dis ... »
Carole se leva et s'approcha de lui. Elle l'embrassa à pleine bouche. Elle s'agenouilla devant lui et croisa les bras sur les genoux de son compagnon. Elle vrilla ses yeux dans les siens :
« Idiot vas ! Mon tendre et doux idiot... »

A ce moment là, elle écarta les mains de Jean, regarda le sexe au repos, et écarta ses jambes. Elle se tourna vers moi :
« A deux ? Je t'invite ? Un banana split ? »
« Si tu m'invites alors ! Pourquoi pas. »
Et je la rejoignis, à genou devant notre amant. La caresse qu'à deux nous lui prodiguâmes ne fut pas longue à porter des fruits. Le sexe se redressa lentement, durcit, et, raide, se tint debout. Ce que fit chacune de nous ? Personne n'y fit attention. Chacune caressa de la main, suça le membre, goba les couilles... Du regard de Jean, la culpabilité avait disparu. Il ne jouissait plus que de l'instant présent.
La fellation dura un long moment. Lorsque je jugeais qu'il venait, sur mes indications, Carole et moi calmions le jeu. Faisant retomber la pression. Et nous recommencions. Jean caressait nos têtes tout à son plaisir béat...
Et puis vint l'instant. Je le guettais. Je savais que çà allait exploser. Je voulais le prendre et le recevoir dans ma bouche... Ce qui arriva dans de puissants soubresauts. Il déversa dans ma bouche sa semence. Mais je n'avalais pas.
Je me tournais vers Carole, pris son visage entre mes mains, et joignis ses lèvres aux miennes. En un baiser nourricier, je partageais pour moitié le fruit de l'épanchement de son compagnon. Qui nous regardait sans forcément comprendre.
Une fois le partage fait, je regardais Jean, ouvris la bouche et lui montrais son sperme posé sur le coussin de ma langue. Puis je fermais la bouche et avalais. Ensuite je lui remontrais ma bouche vide.
Jean sourit... Heureusement surpris.
Je me tournais vers Carole, embarrassée par le sperme, qu'elle avait dans la bouche ouverte. N'avait elle jamais sucé son compagnon jusqu'au plaisir après tout ? Du bout des doigts sous le menton je lui fis fermer la bouche.
« Avale maintenant.. »
Elle fit « non » de la tête.
« Avale. Pour MON plaisir. Pour SON plaisir. Tu as fait beaucoup de chose extraordinaire aujourd'hui. C'est la dernière chose : avale, pour le plaisir de ton homme. »
Indécise, ses yeux allaient de Jean à moi. Et les fermant, je la vis déglutir et rouvrir la bouche... Vide.
Je fis un signe discret à Jean. Il se pencha vers Carole, l'embrassa à pleine bouche.
« Je t'aime ma chérie. Je t'adore. Merci. »
Je lui pris le visage dans mes mains et je l'embrassais également.
« C'est bien. Il faut une première fois à tout, Non ? » Et je lui fis un clin d’œil complice. Ce qui lui arracha un grand sourire.
« Eh bien toi alors !!! »
Puis, nous nous rallongeâmes sur le lit et, après avoir éteint la lumière, nous nous endormîmes.

« Putain de réveil, il n'y a personne qui va le faire taire !! »
Et ouvrant les yeux, je percutais que c'était mon téléphone qui vibrait sur le chevet.
« Mais quelle heure est-il ? Il fait grand jour ! Combien de temps j'ai roupillé ? »
Bousculant Jean, je me saisi du téléphone. « 9 heures, il est 9 heures. Je dors trop. »
« Allo ! Ma voiture est prête ! Vous avez fait vite, c'est bien... Vous pouvez venir me prendre à l'hôtel dans une heure... Merci. »
Sous les yeux pas réveillés de mes amants, je me précipitais sous la douche. Rapide. D'habitude le matin je suis levée aux aurores. Je me maquillais légèrement devant le miroir et pliait ma trousse de toilette. Je revins dans la chambre, et rassemblais mes affaires que je fourrais dans le sac. Sur le chevet je ramassais la boite de préservatif. J'en pris deux que je donnais à Carole. Tout en lui caressant les fesses et passant mon doigt entre, je lui dis :
« Parce qu'il te reste encore une chose à découvrir avec un homme.. » et appuyant mon doigt sur sa rondelle « Si tu vois ce que je veux dire... ».
« Ben toi alors ? »
Sur un bout de papier je notais mon adresse mail.
« on ne sait jamais, si vous voulez me donner des nouvelles... Je laisse çà dans ta poche Jean ».
Je finis par m'habiller. Enfiler un chemisier et une jupe ne m'a jamais pris trop de temps.
« tu as oublié la culotte ! »
Rire de Carole
« Elle n'en met pas sous une jupe. D'ailleurs je crois que je vais adopter la même chose. »
« Oh putain ! Cà va être Noël tous les jours... »
« Je dois y aller. Le mécano va pas tarder. Vous pouvez rester dans la chambre tant que vous voulez, elle est retenue et payée jusqu'à demain. »
« Merci »
Je me penchais vers Jean sur les lèvres duquel je déposais un baiser léger. Puis je m'approchais de Carole à qui, comme on dit, « je roulais une pelle d'enfer ».
« J'ai beaucoup aimé ma puce. Je pense que ton olibrius là à coté va lui aussi aimer ce que tu deviens »

Chargée de mon sac, je me dirigeais vers la porte. Lorsque je me retournais, Carole tenait le sexe de Jean entre ses doigts et me regardait. Elle articulât un silencieux « merci » et m'envoya un baiser. La dernière chose que je vis, c'est les lèvres de Carole se refermant sur le sexe masculin.
Je souris, tirais la porte tout en pensant
« J'ai engendré une bête de sexe »
Je riais encore lorsque j'arrivais à la réception.
« La chambre n'est pas relouée n'est ce pas ? »
« Non ! Pourquoi ? »
« Mes amis vont rester un peu plus. Je vais régler la chambre jusqu'à demain. »
« Bien »
« Et tant qu'on y est, il y a moyen de leur faire monter d'ici une demi heure, un en-cas avec une bouteille de champagne ? Café, thé, croissants, charcuterie, champagne. Je vous règle le tout maintenant. Vous prenez les cartes ? Vous m'offrez un café ? »
« Bien sur. Tout sera fait comme vous voulez. »
Que le réceptionniste ait seulement imaginé le début du commencement de ce qu'il avait bien pu arriver dans la chambre 203, m'importait peu. Je souriais. Il souriait, c'est tout.
Dans l'heure qui suivit, je quittais Vendôme au volant de ma voiture.

Ce n'est qu'à la fin de l'été, plus d'un an plus tard, que me parvint un mail. Le message qui, vu la tournure, avait été écrit par Carole, me disait en substance :
Un petit bonjour de notre part et quelques petites nouvelles.
Tout d'abord un grand merci. On a été particulièrement surpris de voir rappliquer le room service avec une desserte. Il nous a simplement dit « de la part de votre amie ». Café, thé, croissants c'était déjà bien. Le reste nous a fait rire, mais le champagne, on a apprécié. On a profité de la chambre jusqu'au lendemain. Et comme le buffet était copieux, on n'a pas eu à sortir de la chambre pour se restaurer. LOL.
Ensuite ? Eh bien j'ai continué sur ma lancée... Au plus grand bonheur de Jean. Il a finit pas m'acheter la guêpière que l'on a vue toutes les deux au magasin. Quand je la porte j'ai une petite pensée vers toi. Et puis, je me mets plus facilement en robe ou en jupe et.... sans culotte. J'ai adopté et j'apprécie... Jean aussi : il adore me mettre la main au panier et n'y trouver que ma peau... Cà me le met dans des états !!!!! C'est comme çà qu'on a « essayé » les toilettes « handicapés » coté homme d'un centre commercial.
Il te faut savoir aussi que récemment, un de tes préservatifs a servi. Pour ce à quoi tu m'as dit qu'il devait servir. Depuis un moment, mon chéri me demandait... J'ai fini par accepter. Il m'a fait çà avec une immense douceur et un grand amour. Certes, j'ai eu un peu mal tout au début, mais après il m'a donné beaucoup de plaisir. Je l'adore mon petit mâle.
Pour se qui est de l'épilation, après en avoir parlé tout les deux, j'ai fini par adopter le ticket de métro... Une petite bande de poil assez fine, qui débute pile au début de ma fente et monte sur 4 cm environ. Les premiers temps, je suis allée chez une esthéticienne pour arriver à affaiblir les poils. Elle avait plus le coup que moi. Maintenant je me le fais... Pas trop mal. Jean, comme je lui en ai fait la remarque enlève les poils de sa tige et de ses testicules. Et coupe un peu l'épaisseur du reste. Et je trouve que c'est très agréable.
Une autre chose que nous avons apprécié chez toi et que nous avons adoptée : le tatouage. Mais nous n'avons pas d'hippocampe. Jean et moi avons une passion commune : le cheval. Alors nous nous sommes fait tatouer la pièce d'échiquier « le cavalier » façon tribal. Le sien est noir, le mien est blanc ; mais les deux ont exactement les même traits. Lorsqu'on a choisi la couleur, il m'a dit simplement « le tien en blanc, parce que c'est toi qui a commencé ». J'ai pas encore tout compris.Mais le mien est au même endroit que toi, près de la fente, et le sien à la naissance de la verge.Comme certaines personnes que tu connais...
Et une chose qui est pour nous super méga importante. Tu te doutes bien que suite à l'épisode de ce qui s'est passé entre nous deux ce jour là, et de se qui a suivi avec Jean, nous avons beaucoup discuté. En bref, j'ai énormément apprécié l'amour entre fille et j'en ai beaucoup parlé à mon petit homme. Il m'a aussi dit qu'il avait beaucoup apprécié de me voir avec toi et de te faire l'amour (même si çà n'a pas duré longtemps). Alors Jean et moi nous sommes mis d'accord : si je veux, je peux coucher avec d'autres mais rien qu'avec des filles. Et sans me comporter comme une cochonne, que çà reste dans la limite du très raisonnable. J'ai dit à Jean que j'acceptais qu'il couche de temps en temps avec d'autres filles. Mais tout deux nous sommes bien mis d'accord : chacun de nous devait savoir que l'autre avait couché. (tu avais raison quant aux fantasmes des hommes...). Il faut dire aussi que depuis ton départ, çà ne m'est arrivé que 2 fois et Jean 1 fois... LOL.
Et sur cet accord, un truc, si la partenaire de l'un ou l'autre accepte de faire à trois, c'est pas plus mal. Et c'est arrivé durant nos vacances d'été il n'y a pas longtemps sur la cote Atlantique. Une Italienne... Personne n'est parfait. Une fille que j'ai rencontré là où nous étions en vacances et qui... Enfin tu comprends. Mais pour çà, nous nous sommes rencontrés tous les trois. Nous avons passés un peu de temps ensemble et comme le courant semblait passer, nous avons sauté le pas. Ce fut !!!!.... les mots me manquent.
Pour le reste ma petite chérie d'amour !!! Regarde donc sur le lien que voici:----------------- Le mot de passe:-------------------
On a mis çà en caché sur un site parce que c'est une vidéo et qu'elle est un peu trop longue pour passer en pièce jointe. Et pour que tu puisses la regarder autant de fois que tu veux, on ne fermera jamais ce profil.
Voilà. Je veux te remercier de ce que tu as déclenché en moi. J'ai énormément apprécié ta compagnie durant cette belle journée, même s'il ne s'était passé que la visite de la ville. Les découvertes physiques que j'ai faites n'ont été que le plus qui a été extraordinaire. Tu tiendras toujours une place très particulière au fond de mon cœur. Je t'embrasse tendrement.
Et Jean te transmet lui aussi tous ses remerciements. Comme il dit « pour la nouvelle compagne  que tu as lui donnée ». Et lui aussi t'embrasse tendrement, parce qu'après tout, tu es loin de sentir le pâté..... (çà c'est de lui. Tu ne l'as pas trouvé mignon avec sa tête ce jour là?).


« Oui, j'ai engendré une bête de sexe ». Et en même temps je cliquais sur le lien.

Cela commença par une vue panoramique montrant une plage, certainement de la côte Atlantique. Le soleil semblait taper dur, et il n'y avait pas grand monde. Un de ces morceaux de plages assez isolé. Cette vue circulaire se termina sur les visages de Carole et Jean. Ils étaient installés à l'ombre protectrice d'un parasol. « Avec ta peau ma puce, il vaut sans doute mieux . »
« Bonjour ma chérie. Tu as lu le message avant de regarder cette vidéo. Tu sais donc le principal de ce que l'on devient depuis notre rencontre. Comme tu le vois, on est en vacances à la plage. Et comme tu le remarques aussi, il n'y a pas grand monde. Comme tu dis, dans certaines situations à la plage, il vaut mieux être dans un endroit isolé. Alors, comme un petit dessin vaut mieux qu'un long discours, regardes. »
Puis la caméra se promena. Il me fut montrer le sexe de Jean exempt de tout poil comme dit dans le message. Puis se fut l'intimité de Carole et son ticket de métro. Sur les deux plans, je vis les « cavaliers ».
Ensuite Carole, qui manipulait la camera, alla la poser à distance. Et elle rejoignit sa place sur la serviette. Je constatais alors qu'ils étaient tout les deux entièrement nus. Ils s'étaient donc mis au nudisme.
Jean était couché sur le dos, jambes écartées. Carole le caressa et je vis le sexe de son compagnon se dresser et devenir dur et raide. Durant un moment la main féminine branla la hampe. Puis Carole se pencha vers ce sucre d'orge de chair. Ce que je vis alors me rappela la dernière vision que j'eus d'elle en quittant la chambre : les lèvres de Carole se refermant sur le sexe masculin dressé alors qu'elle regardait en face l'objectif de la caméra. Cela me fit sourire. Sacré gonzesse.
Et puis. Et puis... OUAOUH !!! le savoir faire s'était largement amélioré. Léchage de couilles, léchage de hampe, doigtage, et autres détails. « Oh que oui ma puce. Tu t'es libérée... »
Et ensuite, je vis le corps de Jean prendre son plaisir. Carole ne se retira pas. Une fois que l'éjaculation fut finie, elle approcha son visage de la caméra. Elle ouvrit la bouche et je vis le sperme sur la langue. Du doigt elle montra sa bouche, puis montra en direction de l'objectif. « pour moi ? Je comprends pas ». Et elle ferma la bouche, déglutit et rouvrit la bouche ; vide. Et elle dit en regardant l’œil de l'objectif :
« J'avale ma chérie. Pour TON plaisir, pour MON plaisir, pour SON plaisir. Voilà ce que nous voulions te montrer. On va te laisser là. A « adieu » je préfère te dire « au revoir »... Même si on ne se revoit jamais. »
Et elle articula un « merci » silencieux et m'envoya un baiser.
La vidéo s'arrêta sur cette image fixe du visage souriant de Carole.

Je leur fis un message pour les remercier d'avoir donné de leurs nouvelles. Je leur disais ma joie de voir leur évolution et leur entente. Je disais à Carole que pour le coup du cavalier blanc « parce que c'est toi qui a commencé », c'était parce qu'il devait sûrement faire référence au fait qu'aux échecs c'est toujours les pièces blanches qui commencent la partie. Je leur disais que mon « au revoir » avait un caractère assez définitif.
Mes derniers mots pour eux furent :
« Carole, toi qui lisait le Seigneur des Anneaux, lors de notre rencontre. Je te récite un autre passage qui peut correspondre avec votre « évolution » :
Le monde a changé,
Je le vois dans l'eau,
Je le ressens dans la terre,
Je le sens dans l'air.
Tout ce qui existait jadis est perdu,
Car aucun de ceux qui vivent aujourd'hui ne s'en souvient.


Peut être liront-ils ces lignes et se reconnaîtront. Mais cela reste un bon souvenir que le hasard m'apporta.

100% (17/0)
 
Categories: Lesbian SexFirst Time
Posted by razalgull
9 months ago    Views: 1,700
Comments (3)
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8 months ago
Quel magnifique récit!
Quelle talent vous avez pour vivre une telle aventure et la raconter aussi bien.
Je suis très excité par cette histoire.
9 months ago
magnifique comme a chaque fois !!!!
9 months ago
Merci pour ce très beau récit.