Un amour d'esclave - Ch 6.2

La confiance - Deuxième partie

Voici la deuxième partie du chapitre 6, en espérant que le dénouement rende le reste des mésaventures d'Eloise plus soutenable.

Merci à tous ceux qui m'ont laissé des messages d'encouragement :)

Bonne lecture

------

« Maitre était torse nu et embrassait langoureusement mademoiselle Dubois. Il y avait quelque chose d’extrêmement perturbant dans ce baiser… Lui l’embrassait comme Il m’embrassait moi, avec la passion et la tendresse que je Lui connaissais, mais elle ne restait pas passive comme mon statut d’esclave me l’imposait. Elle répondait elle aussi passionnément aux baisers de mon Maitre, et n’importe qui entrant dans la pièce à ce moment-là aurait pu penser voir deux amants se retrouver après une longue séparation.

Sauf qu’ils venaient de se rencontrer.

Maitre avait-il eu un coup de foudre pour cette femme, ou bien ne faisait-Il que jouer un rôle pour me rendre jalouse et me punir ?

J’ai eu un pincement au cœur en voyant Mademoiselle Dubois se rapprocher de l’oreille de mon Maitre, là où je me tenais d’habitude pour Lui murmurer que j’étais à Lui corps et âme, puis un autre en entendant ce qu’elle Lui souffla à voix basse

- Fais-moi l’amour David, s’il te plait…
- Dans ma chambre, viens… Et toi, suis-nous

Maitre et Mademoiselle Dubois se sont dirigés vers la chambre, sans cesser de s’embrasser, et je marchais à quatre pattes derrière eux, la mine basse comme une condamnée allant vers la potence. Elle s’est allongée sur le lit, Maitre s’est couché à côté d’elle. Il a passé sa main sous son haut, elle a gémi.

Moi j’ai pleuré.

Mademoiselle Dubois a sorti son rouge à lèvres de son sac à main et l’a tendu à Maitre qui est venu vers moi. Sans ménagement, Il m’a attrapée par les cheveux et m’a retournée face au miroir de son armoire. Il m’a penché la tête en arrière en tirant mes cheveux, puis a approché le rouge à lèvres de mon front. Je l’ai senti tracer des lettres sur ma peau tendue.

Un « I »… puis un « N ». Incapable ?

Ensuite un « G ». ING… ?

Le « R » ne m’a pas plus inspirée, mais le « A » qui est venu juste après m’a permis de deviner le mot. Et les larmes aux yeux, j’ai attendu qu’Il finisse de me marquer des autres lettres, avant de me figer la tête face au miroir et de me faire admirer son travail.

« INGRATE »

Malgré la f***e du coup, je n’ai pas éclaté en sanglots. Je n’ai pas bougé non plus… Je ne pouvais tout simplement plus rien faire du tout. Je n’arrivais même plus à reprendre mon souffle tant mes hoquets bloquaient ma respiration. J’ai juste regardé droit devant moi.

« INGRATE », j’avais ce mot devant mes yeux comme pour me rappeler ce que j’avais fait à celui qui avait tant fait pour moi. Est-ce que j’étais pardonnable ? Par celui qui m’avait changée, qui avait mis tous ses espoirs en moi ? Par moi-même ?

Sans un mot pour me redonner courage, Il est retourné sur le lit s’occuper de Mademoiselle Dubois. Je les voyais dans le miroir, par-dessus mon épaule. Je les ai vu s’embrasser à nouveau, puis se déshabiller. J’ai vu Maitre caresser le corps nu qui s’offrait à Lui ce soir, refermer ses mains sur les seins fermes de sa compagne, étonné, Lui qui était habitué à saisir facilement les miens. Il semblait trouver son bonheur dans cette poitrine plus généreuse que mes seins ridicules.

Elle a osé abandonner le visage de Maitre pour descendre sa bouche le long de Son cou, de Son torse, puis de Son ventre, avant de prendre Son membre dans ses mains et de le caresser délicatement.

Ce spectacle m’a rapidement écœurée, et j’ai quitté leurs corps nu des yeux pour regarder droit devant moi, et me voir dans le miroir. Mes cuisses un peu trop grosses, mon sexe hirsute, mes bourrelets… ma « poitrine » si on peut appeler ça comme ça…puis mon visage marqué au rouge pour finir mon humiliation.

Maitre m’avait donné ma confiance en moi, Il m’avait convaincue qu’Il me trouvait belle. Sans Lui, plus rien ne pouvait me faire aimer ce que j’étais…

Me regarder est devenu encore plus dur que regarder ce qu’il se passait derrière moi.
Ca y est, Maitre l’avait pénétrée… Je le voyais, je l’entendais. Assise à califourchon sur Lui, elle remuait lentement du bassin en cercle pour faire bouger le membre de Maitre en elle. Et elle haletait. De temps à autre, elle me lançait tout de même un regard, les yeux remplis d’un mélange de plaisir et de pitié. Dans la mesure du possible, elle se retenait de gémir pour ne pas ajouter cela à mon supplice. J’aurais dû la remercier.

Mais je la haïssais.

Je la haïssais pour cette fausse pitié qu’elle me donnait. Je voyais très bien qu’elle prenait du plaisir et que pour rien au monde, pas même pour mettre fin à mes tortures, elle n’aurait cessé de faire l’amour à mon Maitre.

Je la haïssais pour son corps si parfait, ses courbes si marquées, son ventre si plat, ses jambes si sveltes et élancées…

Je la haïssais parce qu’elle m’avait volé l’amour de mon Maitre

Ironiquement, quand Maitre a commencé à gémir de plaisir Lui aussi, les choses sont devenues moins dures pour moi. Parce que j’ai pleuré. Et que les yeux pleins de larmes, je ne voyais plus ni mon reflet horrible dans le miroir, ni leur corps à corps passionné derrière moi.

Après cela, ma punition n’a plus durée très longtemps. J’ai commencé à sangloter bruyamment en comprenant que pour la première fois depuis plusieurs semaines, ce n’étais pas moi qui allait faire jouir Maitre, encore moins recevoir son plaisir. C’était officiel, Mademoiselle Dubois m’avait remplacée. Ils ont joui tous les deux en même temps, leurs cris de plaisir masquant à peine mes sanglots.

Quand Maitre s’est levé du lit et s’est dirigé vers moi, j’ai tremblé. Pas de froid, pas de honte… J’ai tremblé de peur. Pendant nos séances il m’avait eue encore plus vulnérable que je ne l’étais a ce moment, mais à l’époque j’avais tellement confiance en Lui ! Mais je ne Le reconnaissais plus, je ne reconnaissais plus le Maitre que je respectais et que j’aimais. J’en avais peur…

Il a claqué des doigts, et par reflexe j’ai ouvert la bouche, mais avant que je n’ai pu faire quoi que ce soit, Il s’était enfoncé dans ma gorge jusqu’à la garde. Il est allé et venu dans ma bouche en s’agrippant à mes cheveux, comme pour nettoyer son membre.

Son membre que j’aimais tellement sucer avait aujourd’hui un gout qui me répugnait. Le gout de cette femme à qui Il venait de faire l’amour et dont le jus avait imprégné le sexe. Ce gout et les va et viens de mon Maitre m’ont donné des hauts le cœur et j’ai essayé de me dégager. Maitre a serré sa main autour de son membre, puis l’a glissée vers le haut en la recouvrant de tout un mélange de sperme, de jus et de bave qu’Il m’a essuyé sur le visage avant de me jeter purement et simplement hors de sa chambre.

La première chose que j’ai faite a été de me ruer aux toilettes pour aller vomir. J’y ai passé une bonne demi-heure, prise de nausées en permanence, la tête qui tournait. Quand enfin j’ai pu me contrôler, je suis tombée nez à nez avec mon reflet dans le miroir. Le mot était toujours lisible malgré les fluides qui me maculaient le visage.

J’ai serré les poings à me planter les ongles dans les paumes, et serré les dents pour ne pas hurler de rage, puis je suis restée comme cela, les yeux rivés sur ma punition, jusqu’à ce qu’épuisée par ce que j’avais enduré je tombe de sommeil comme une loque, dans la salle de bain de Maitre. »


En me réveillant le lendemain matin, mon premier réflexe fut de me demander où était Eloïse, elle qui adorait me porter mon petit déjeuner au lit chaque fois qu’elle en avait l’occasion. Seulement après je me suis retourné vers Amandine qui dormait encore. J’avais passé une soirée formidable avec cette superbe femme qu’Eloïse m’avait permis de rencontrer dans des circonstances un peu défavorables pour elle certes. Nous avions fait l’amour passionnément une bonne partie de la soirée, avant de nous endormir amoureusement dans les bras l’un de l’autre.

Mais l’absence de ma petite esclave continuait de m’intriguer. Je me suis levé en silence pour ne pas réveiller Amandine, et je suis allé voir à la cuisine : vide. Quant au salon, le canapé ou dormait Eloïse d’habitude n’avais même pas été défait. Ce n’est qu’en allant voir aux toilettes que j’ai trouvé mon esclave endormie devant le miroir, le visage souillé et grelotante de froid dans son sommeil.

D’abord, je n’ai pas compris ce qu’il se passait. Ce n’est qu’en reconnaissant mon écriture sur son front que mes souvenirs de la soirée sont revenus intégralement. Fou amoureux d’Amandine, j’avais complètement perdu le contrôle de moi et c’était Eloïse qui en avait pâti. Terriblement inquiet de lui avoir fait du mal, ou qu’elle s’en soit fait à cause de moi, je me suis jeté à terre et je l’ai prise dans mes bras.

Je lui ai délicatement dégagé le visage des traces de bave séchée qui la souillait en l’appelant pour la réveiller. Quand j’ai senti qu’elle émergeait doucement, je l’ai serrée contre moi tendrement, mais quand j’ai vu la peur dans ses yeux, à cause de ce que moi, je lui avais fait subir, je me suis effondré. Je lui avais fait subir les pires humiliations pour une broutille. Pour un simple mensonge…

Elle avait certainement…je l’avais faite certainement –culpabiliser pendant la soirée. Mais à ce moment-là, j’ai culpabilisé pour ce que je lui avais fait, comme jamais je ne m’étais senti de toute ma vie. Mes mensonges, mes coups dans le dos, aucun des remords que j’avais vécu ne valait ce que je ressentais. Culpabiliser me paraissait même inutile tant j’étais impardonnable pour ce qu’elle avait subi à cause de moi.

« -Maitre, je…je suis dé…
- Non Eloïse, non, non, non… C’est moi qui suis désolé ! J’ai perdu la raison, je ne savais plus ce que je faisais, ce que je te faisais. Est-ce que j’arriverais un jour à me faire pardonner pour ça ???
- Je ne sais pas…
- Je ne le mérite pas… Mais Eloïse, tu as un mot de secours, pourquoi est-ce que tu ne t’en es pas servi ? C’était le moment ou jamais ?
- Depuis que je Vous ai rencontré je me sentais tellement bien avec Vous, tellement en sécurité, que je pensais que je n’en n’aurais jamais besoin…et … »

Elle a terminé sa phrase en baissant les yeux, comme si elle avait peur de ma réaction

« -…et je l’ai oublié »

Je suis tombé à la renverse en entendant cela, et assis par terre je n’ai plus bougé. Je la regardais, pensant à la confiance qu’elle avait eue en moi, à l’amour qu’elle m’avait porté… Nous sommes restés comme cela sans bouger pendant de longues minutes, silencieusement, pendant lesquelles nous nous sommes remémorés tous nos bons moments ensemble…

« Je regardais Celui que j’avais perdu, le Maitre qui m’avait châtiée parce que j’avais trahi Sa confiance »

Je regardais celle que j’avais perdue, l’esclave dont j’avais trahi la confiance en la châtiant injustement…

Lentement, timidement, Eloïse s’est avancée vers moi. Voyant que je ne réagissais pas, que je ne la repoussais pas, elle est venue plus près, a touché ma jambe, puis a fini par reposer sa tête contre mon ventre. Elle a fermé les yeux, et a poussé un soupir de soulagement. Comme pour l’empêcher de partir –même si je savais qu’elle ne partirait pas, je l’ai serrée dans mes bras et je l’ai dorlotée.

J’ai enfoui mon vissage dans ses beaux cheveux, et j’ai versé une larme en entendant son soupir de soulagement se transformer en soupir de plaisir. Nous sommes restés comme cela une éternité, du moins j’aurais aimé que ce moment dure une éternité. Puis j’ai voulu l’embrasser, mais j’ai eu un pincement au cœur en la voyant essayer de m’éviter, alors j’ai arrêté.

« - je te demande pardon, je ne vais pas te f***er à m’embrasser, ne t’inquiète pas »

Elle a ri

« - Je n’ai jamais eu autant envie de Vous embrasser Maitre, mais je n’ai jamais non plus été aussi dégoutante. Je crois que j’ai besoin d’une bonne douche »

Nous avons ri ensemble en passant dans la baignoire et en nous lavant mutuellement comme nous le faisions d’habitude, elle a genoux à mes pieds, et moi essayant d’être encore plus doux que ce que je n’étais avant. Pour nettoyer son visage, je me suis mis à genoux face à elle, et je l’ai savonnée du bout des doigts pour ne pas la brusquer. J’ai passé un jet d’eau tiède en protégeant ses yeux avec ma main, et en sortant nous étions tous les deux aussi propres l’un que l’autre.

Je suis allé m’asseoir sur le canapé du salon, et, féline comme elle savait si bien se comporter, elle est grimpée à côté de moi et s’est roulée en boule, la tête appuyée sur mes cuisses, les yeux levés vers moi, toute souriante. Puis, prenant un air plus grave, elle m’a attrapé la main et l’a posée sur sa joue

« - Vous pensez qu’on peut tout oublier et recommencer là où on était avant ?
- Non. J’ai été trop loin pour ça… Même si toi tu me fais confiance, je ne peux plus me faire confiance
- Vous mentez Maitre… Vous savez aussi bien que moi que ce qu’il s’est passé hier soir n’a plus aucune chance de se repasser ! Mademoiselle Dubois Vous est montée à la tête et moi j’ai oublié mon mot de secours. C’est tout, c’est fini, point.
- Et si je ne m’arrêtais pas le jour où tu dis ton mot de secours ?
- Ce jour-là Vous auriez renié tous les principes qui font de Vous le meilleur des Maitres et je n’aurais plus aucune raison de vouloir rester attachée à Vous.
- Jure-le. Promets le moi ! »

Elle s’est redressée et s’est installée à califourchon au-dessus de mes cuisses. Elle a ajusté son dos pour avoir son regard figé dans le mien puis a posé sa main sur son cœur :

« - Maitre, je Vous jure que le jour où vous me manquez de respect à nouveau, je partirai et Vous ne me reverrez plus jamais. A Vous maintenant. Jurez-moi que ce jour n’arrivera jamais ! »

A mon tour j’ai posé ma main sur mon cœur et je me suis lancé

« - Eloïse je te jure que plus jamais je ne te manquerai de respect. Et si jamais je rompais ma promesse, je fais le serment de ne plus jamais avoir d’esclave et de cesser d’être un Maitre car je n’en serais pas digne. »

Nous nous sommes souris, attendant la suite. Elle a retiré la main de son cœur et me l’a tendue, je l’ai attrapée avec la mienne.

« - Plus jamais ?
- Plus jamais ! »

A mes mots, elle s’est jetée dans mes bras et m’a embrassé fougueusement, comme jamais avant elle ne m’avait embrassé. C’était comme si elle me retrouvait après une longue séparation. Elle s’est à nouveau roulée en boule à côté de moi et a fermé les yeux comme pour terminer sa nuit, pendant que je lui caressais le haut du dos en lui murmurant des mots tendres.

« - Maitre ?
- Hmmm ?
- Qu’est-ce que Vous pensez de Mademoiselle Dubois ?
- Je l’aime beaucoup. Presque autant que toi.
- Vous allez la revoir ?
- Ca, ça dépendra de toi.
- De moi ? Pourquoi ? Ca ne devrait pas…
- Bien sûr que si ! Après ce qu’il s’est passé je n’ai aucune envie de te l’imposer
- Elle n’est pas comme moi Maitre, je l’ai bien vu… Moi je suis l’esclave dont Vous avez besoin, elle c’est la compagne dont Vous avez besoin. Si Vous êtes heureux avec elle je n’en serais que plus heureuse pour Vous !
- Et elle ? Qu’est ce qu’elle va penser de tout ça ?
- Si elle Vous aime vraiment, elle comprendra que c’est Votre mode de vie et qu’il faut faire avec… Et puis qui sait, peut-être que la cohabitation pourra être pacifique.
- Si tu es là avec moi, je lui en parlerai
- D’accord Maitre
- Maintenant dors mon cœur… »

Epuisée comme elle était, Eloïse est tombée comme une masse en moins de cinq minutes. Je n’ai pas bougé pour ne pas la réveiller, je suis resté à la regarder dormir paisiblement en retournant dans ma tête tout ce qui s’était passé depuis la veille. Sans m’en rendre compte, j’étais allé bien au-delà des limites de mon esclave adorée, qui n’avait pas eu d’autre choix que d’encaisser mes dérives. Et pourtant, elle semblait m’avoir déjà pardonné…

J’ai été tiré de ma rêverie par Amandine qui est entrée dans le salon. Elle s’est assise à côté de moi sans réveiller Eloïse et m’a regardé d’un air interrogateur. Je lui ai raconté comment je l’avais trouvée dans la salle de bain, misérablement couchée par terre et totalement désespérée puis comme elle m’avait pardonné et enfin notre serment.

« - Elle m’en veut ?
- Non, je ne pense pas… Elle a quelque chose à te dire
- Quoi donc ?
- Je ne sais pas comment elle veut le tourner… C’est sur toi et moi »

Elle nous a regardés chacun notre tour, Eloïse, puis moi, et finalement c’est elle qu’elle a embrassée en premier. Puis elle a posé sa tête sur mon épaule et s’est contentée de caresser les joues de ma petite esclave. Eloïse a dormi une heure et quelques puis a fini par se réveiller. Elle a eu un petit mouvement de recul en sentant la main d’Amandine sur elle, mais n’a pas cherché à s’échapper pour autant.

« - Bonjour Mademoiselle Dubois.
- Appelle moi Amandine ma grande !
- D’accord…Mademoiselle Amandine »

Amandine a rigolé mais n’a pas cherché à faire entendre raison à Eloïse. Elle serait donc Mademoiselle Amandine.

« - Ton Maitre m’a dit que tu voulais me parler. Déjà, laisse-moi te dire que je suis désolée de ce qu’il s’est passé hier soir.
- Si vous n’aviez pas été là hier soir, Maitre ne se serait pas égaré et nous n’en serions pas là Lui et moi aujourd’hui…
- certes…
- …donc merci. »

« Mademoiselle Amandine m’a regardée avec des yeux ronds, puis en comprenant que j’étais sincère dans ce que je disais, elle a simplement hoché de la tête en me regardant. Quand elle a de nouveau caressé ma joue, j’ai frémi mais je lui ai souri.

C’était la première fois qu’une femme me touchait comme cela.

Je m’étais parfois imaginée avec une autre fille, mais pas une fille comme Mademoiselle Amandine. D’un seul coup, toute la rancœur que j’avais eu pour elle la veille a disparu, et je l’ai trouvé incroyablement belle, incroyablement désirable. Je comprenais mieux maintenant pourquoi Maitre était devenu fou d’elle, et en même temps je savais qu’elle était la personne dont Il avait besoin pour Le rendre encore plus heureux.

- Mademoiselle Amandine ?
- Oui ma grande ?
- Est-ce que vous pouvez aimer mon Maitre sachant qu’il a une esclave qui l’aime et qu’il aime ?
- Bien sûr que oui !

Comme pour appuyer ses paroles, elle a embrassé Maitre dans le cou sans cesser de me caresser les joues, puis m’a embrassée à mon tour sur le front, et je me suis prise à ronronner de plaisir sous ses lèvres.

- Je comprends parfaitement que tu aies besoin d’une esclave, David, et je sais qu’elle peut t’apporter des choses que je ne peux pas t’apporter moi. Mais je ne demande qu’à passer du temps avec toi pour trouver ce que je peux t’apporter ! Alors oui, si tu veux bien de moi je veux bien de toi !!!

Le baiser passionné de Mademoiselle Amandine et de Maitre m’a fait pousser des ailes. Plus que jamais j’étais arrivée à Le rendre heureux, et je voyais enfin un joyeux dénouement aux épreuves au travers desquelles nous venions de passer Lui et moi.

Je savais très bien que loin d’être un frein pour notre relation, Mademoiselle Amandine serait au contraire une source d’inspiration pour Maitre, et que notre ménage à trois serait bien plus pimenté que ce que j’avais vécu avant avec Lui. »


« - Est-ce que les deux femmes de ma vie aimeraient passer un après-midi en ville ? Shopping, promenade, puis un bon restaurant tous les trois ? »
40% (3/4)
 
Posted by qntn
8 months ago    Views: 786
Comments (1)
Reply for:
Reply text
Please login or register to post comments.
3 months ago
Très intéressant ce rebondissement dans le récit : je crois bien que je suis accro à ton histoire !