La nuit de la St Jean

Du sperme suinte à la commissure de ses lèvres.

Le silence me réveille. Il est total, anormal. Je tâte le lit à côté de moi : vide. Murielle n’est pas couchée. Où est-elle ?
Je ne bouge pas.
Je tends l’oreille en me concentrant fort, mais rien, je n’entends rien. Le silence m’entoure de toute part.
La maison est vide, voilà pourquoi ce silence. Des vieux démons m’assaillent. Sensations étranges, d’abandon, de solitude immense. Panique.
Où est Murielle ? Je me lève et me dirige à pas feutrés vers la porte en faisant attention de ne rien cogner. Bizarre que je veuille respecter ce silence.
La porte. La porte est fermée. Pourtant quand je me suis couché, je l’avais laissée ouverte. (J’aime m’endormir entouré des bruits domestiques, des sons des voix).
Je repense à la veille, la partie de tennis, mon enthousiasme d’avoir bien joué, pas gagné mais bien joué. Tout content de ma partie, j’avais invité mes partenaires à venir boire un coup à la maison. Il y avait Robert, le mari d’Anne, une amie d’enfance de Murielle, sa meilleure amie en fait, André, le plus jeune de la bande, célibataire et Pierre, un voisin, du même âge que Murielle. Pierre avait téléphoné à sa femme pour qu’elle nous rejoigne, mais elle devait s’occuper des enfants.
Discussions animées autour du match bien sûr et bien sûr à coup de bières.
Murielle a proposé au groupe de diner ensemble. Elle portait un bermuda rouge qui descendait jusqu’au niveau des genoux et une de mes chemises à manches longues qui lui descendait jusque au ras des fesses et dont elle avait retroussé les manches jusqu’au coude. Je la trouvais séduisante. Lorsque je l’avais embrassée en arrivant, j’avais senti du bout des doigts les brettelles de son soutien. Cela m’avait soulagé. Bien que je sois assez jaloux, j’aime que des hommes matent ma femme. Mais là il s’agissait quand même de mes potes, si j’exclu le voisin avec qui je n’ai pas vraiment de relations suivies.
Repas arrosé, discussions, rigolades. Au fromage, je n’en pouvais plus et je suis allé dormir après avoir salué tout le monde. Je suis sûr d’avoir laissé la porte entre ouverte.
Arrivé à la porte je crois entendre quelque chose ; je colle mon oreille à la porte et en effet, j’entends des voix étouffées. Immense soulagement, je ne suis pas seul. Tous mes démons s’envolent et je manque éclater de rire de mon idiotie. Murielle n’est pas seule et je remercie silencieusement ceux du groupe qui sont restés avec elle.
J’ouvre la porte le plus silencieusement que possible pour leur faire une surprise et je les vois : ils sont tous encore là, assis à la table. Une table ronde, confortable pour quatre, un peu juste pour six. Murielle me fait face ou presque ; à sa gauche André que je vois de biais, presque de dos, il n’a plus sa chemise ; en face de Murielle, Pierre que je vois de côté, il n’a plus que son slip sur lui et à la droite de Murielle, Robert, apparemment encore habillé (en tous cas, il a encore sa chemise). Je suis surpris et change d’avis : je reste là et je regarde. Je ricane : »Si vous croyez pouvoir foutre Murielle à poil en jouant au poker les gars, vous vous foutez les doigts dans l’œil. Les stats et les probabilités c’est le quotidien de Murielle, son métier ; c’est son ballon rond des pro du foot. Aucune chance les mecs. »
Et pourtant, Murielle abat ses cartes avec un mouvement d’humeur. J’entends des rires étouffés. C’est sûr, ils font gaffe pour ne pas faire de bruit. Une discussion à lieu entre Murielle et Robert, animée, mais finalement Murielle bouge de sa chaise et monte sur la table. Elle n’a plus son bermuda sur elle, ce qui me fait penser qu’elle ne doit pas être en forme ce soir. Robert lui dit quelque chose, et elle commence à déboutonner sa chemise. Les salauds. J’ai un début d’érection. J’ai un début de colère aussi. Mais Murielle ne déboutonne pas toute sa chemise et s’arrête aux trois derniers boutons du bas. L’échancrure est telle qu’on voit sans problèmes le blanc de ses lobes magnifiques et une partie de son ventre. André en profite pour ostensiblement regarder sous sa chemise et mater son cul; Pierre est bien placé pour avoir une vue de premier choix. Dans les mouvements que fait Murielle pour redescendre de la table, la chemise s’ouvre et laisse voir toute sa poitrine ; un sein en jaillit sans que Murielle ne puisse le remettre en place immédiatement. A l’exception de Robert qui s’est trouvé derrière Murielle lors de son déplacement, les deux autres compères apprécient pleinement le spectacle. D’ailleurs, je vois Pierre porter la main à son sexe et le caresser. Le jeu reprend. Je suis obnubilé par la gorge de ma femme. Au gré de ses mouvements, l’échancrure de la chemise s’écarte ou se rapproche dévoilant régulièrement ses seins, ses auréoles jusqu’à ses tétons. Mais…et son soutien ? Quand l’a t’elle enlevé ? L’a t’elle perdu aussi ? Et dans quelles circonstances ? Je me rends compte que j’ai raté une belle partie du jeu et cette pensée provoque un pincement au bas ventre. Mon sexe en devient encore plus dur.
André perd son pantalon, Pierre, se retrouve à poil. Le jeu doit l’exciter car son sexe est bien gonflé.
Et puis Murielle perd de nouveau. Je ne la reconnais vraiment pas. De nouveau c’est Robert qui s’adresse à elle. Elle quitte sa place, se met debout sur sa chaise et lorsqu’elle passe ses mains sous sa chemise, sans doute pour enlever sa culotte qu’elle a dû perdre à ce jeu, Robert lui fait signe d’arrêter. Il se tourne vers Pierre. Mon cher voisin se lève et se dirige nu comme un nouveau né vers Murielle. Il ne fait même pas l’effort de cacher son sexe en érection. Murielle le regarde et sourit. Elle se tourne vers Robert et s’échangent quelques paroles, ensuite elle regarde vers la porte de la chambre. Je fais un bon en arrière, je sens mon cœur cogner dans ma poitrine. « M’a t’elle vu ? » Je regarde autour de moi ; tout n’est qu’obscurité, elle ne peut m’avoir vu. « Va t’elle trouver étrange que cette porte soit ouverte ? »
Je reprends mon poste d’observation. Pierre a glissé les mains sous la chemise de Murielle et lui caresse les jambes, lentement du haut vers le bas et retour en passant ostensiblement sur ses fesses. Murielle se laisse faire avec plaisir en le regardant. Elle lui chuchote quelque chose que je ne comprends pas. Il lui descend la culotte lentement en regardant bien sous sa chemise. André s’est placé derrière elle ; il mate autant qu’il le peut. Robert est à ses cotés ; plus personne n’est assis à la table. Murielle soulève légèrement les jambes l’une après l’autre pour permettre à Pierre de retirer la culotte. Pour ne pas perdre l’équilibre, Murielle s’est appuyée sur l’épaule de Robert. Quand je suppose que tout le monde va reprendre sa place, Pierre plonge sa tête sous la chemise de Murielle. Elle se laisse faire de nouveau et écarte légèrement les jambes. Pierre se met à lui lécher le sexe, les mains caressant ses jambes. André lui soulève la chemise par derrière et commence à lui lécher les fesses ; sa langue parcours sa raie régulièrement. Robert ne perd rien pour attendre et achève de lui déboutonner la chemise. Le ventre et la poitrine de Murielle apparaissent à la vue de tous. Robert s’empresse de les caresser et commence à jouer avec ses tétons et à palper ses seins.
Seul dans mon coin, je suis tellement excité que je me suis mis à me masturber. Je suis envahi par cet étrange mélange de jalousie et d’excitation énorme. Douleur et plaisir ; j’en ai mal au ventre. Je ne peux détacher mon regard de ce qui se passe là à quelques mètres de moi.
Murielle ferme les yeux et se laisse aller pour rapidement jouir dans un long râle. Elle a dû se tenir à la tête de Pierre et au dossier de la chaise pour ne pas perdre l’équilibre ; elle tremble de partout. Le groupe l’aide à descendre de la chaise. Robert prend Murielle par la main, la rapproche de lui et l’embrasse ; ses mains parcourent tout son corps. Cela me fait mal de les voir se rouler un patin. Pendant qu’André derrière Murielle se met à se débarrasser de ses vêtements, Pierre glisse une main sur le sexe de Murielle et se met à la masturber ; de l’autre il lui caresse la poitrine, le dos, les fesses. Libéré de ses vêtements, André se colle au dos de Murielle ; il lui fait tomber la chemise et commence à frotter son sexe raide entre ses fesses en de longs mouvements. Elle semble aimer car je la vois pousser son cul à la rencontre de la queue d‘André. Robert lâche Murielle et s’écarte pour regarder ; il sort son sexe de son pantalon et se met à se caresser ; c’est le seul qui est encore complètement habillé. Murielle est prise en main par Pierre et André. Elle demeure passive, les jambes écartées. André s’écarte un peu, prend son sexe en main et de l’autre pousse légèrement sur les épaules de Murielle la forçant à se pencher en avant. Après quelques tentatives, André s’enfonce dans ma femme par derrière. Celle-ci pousse un petit cri suivi d’un râle de plaisir. Penchée en avant, ses seins ballottent au gré des mouvements lents d’André qui semble savoir y faire. Pierre s’est accroupi et tout en lui caressant le sexe d’une main, il tripote ses superbes tétons qui vont et viennent au gré du balancement des seins de Murielle. De temps en temps il les prend en bouche, les suce ou tire dessus avec deux doigts. Ou encore regarde son sexe qu’il besogne tout en se masturbant. Les mouvements de son bras font clairement deviner qu’il a mis plusieurs doigts dans le sexe de ma femme. « Sont-ils tous les deux dans son vagin ou se partagent-ils ses deux orifices ? » Cette pensée provoque une douleur dans le ventre et une douleur dans le cœur. Elle accepte donc de se faire sodomiser, moi qui n’ai jamais osé le lui faire !
Murielle gémit et soupire et râle exprimant le plaisir d’être prise en main par ses deux copains. Robert profite de la position de Murielle pour lui glisser sa queue dans la bouche. Elle l’accueille volontiers et s’agrippe des deux mains aux fesses de notre ami. Robert s’excite rapidement et se met à faire des mouvements suggestifs du bassin : il prend la bouche de Murielle pour un sexe. C’est une vision fantasmagorique que de voir ma femme prise ainsi par trois hommes. Robert soudain pose une main sur la tête de Murielle et l’immobilise ; il s’arrête de bouger, enfoncé loin dans sa bouche. Il ferme les yeux et je crois entendre un léger soupir. Je devine qu’il jouit. Je suis moi-même sur le point d’éjaculer.

Une fois Robert retiré de la bouche de Murielle, Pierre se relève et se place devant ma femme. André s’est retiré lui aussi et tient Murielle par une épaule, l’autre braquant son sexe, prêt à repartir à l’offensive. Pierre soulève la jambe droite de Murielle et la place contre sa hanche. Elle pose sa tête sur une épaule. Quand je vois que Pierre est sur le point de pénétrer Murielle alors qu’André enfonce sa queue entre les fesses de Murielle, j’explose en un grognement que je n’ai pu maîtriser. Mon excitation et ma jouissance sont telles que j’ai perdu toute notion de réalité. J’en fou plein la porte mais pire, mon grognement n’est pas passé inaperçu. Dans l’inconscient de ma jouissance, je vois Murielle tourner la tête et regarder fixement la porte derrière laquelle je me cache ; du sperme suinte à la commissure de ses lèvres. Je la vois repousser doucement Pierre et André, prendre Pierre par la main et les conduire tous deux vers le salon. Robert les suit après avoir lui aussi jeté un coup d’œil vers la porte.
Le salon, bien que tout près, est hors de vue depuis la chambre. Je suis effondré par ma bêtise, gêné aussi de m’être trahi. Voilà ma réputation de voyeur pervers établi. Je tourne en rond en me traitant de tous les noms ; quel imbécile je fais.
Il ne me reste que trois choses à faire : soit aller au lit et essayer de dormir, soit sortir de la chambre et foutre tout le monde dehors, soit rester là et écouter leurs ébats. Je choisis la dernière option.
En silence, je fouille autour de moi et trouve une de mes chemises que j’utilise pour essuyer le liquide qui dégouline de la porte et le peu qui est tombé sur le sol. Le silence a envahi de nouveau la maison mais pas pour longtemps. Posté près de la porte, je commence à entendre les soupirs et halètements reconnaissables entre tous. Murielle ne se gêne plus pour pousser des cris, de gueuler même, comme pour me dire « Tu as voulu être témoin, tu vas être servi ».
Et en effet, pendant de longs moments j’entendrai râles, soupirs, cris, paroles crues, me laissant imaginer ma femme prise l’un après l’autre par chacun de mes copains ou en même temps. J’entendrai grogner à plusieurs reprises les hommes sans pouvoir les distinguer ; j’entendrai ma femme jouir une dizaine de fois. Moi-même, j’éjaculerai encore une fois.
Lorsque le silence s’installe de nouveau et que je vois André et Pierre récupérer leurs vêtements près de la table, je comprends que la partie est terminée. Je n’ai aucune notion du temps, mais la nuit doit déjà être bien avancée.
Je plonge alors dans le lit où je me morfonds en attendant le retour de Murielle. Je pense à Murielle que je comprends de moins en moins. Qu’elle joue à des jeux érotiques, pourquoi pas mais s’envoyer en l’air comme ça, et en plus avec mes potes, j’ai du mal à comprendre, voire accepter. Je réfléchis sur mon propre comportement, à cette ambivalence jalousie-excitation, plaisir-douleur, sur laquelle je n’ai toujours pas trouvé d’explication satisfaisante.
Je m’endors alors que ma femme n’a pas encore rejoint le lit.

Ceci est arrivé cette année, durant la nuit de la Saint Jean.
Depuis je n’ai plus accepté d’invitation à une partie de tennis. Je boude mes amis, je n’en peux rien. J’ai la honte, la honte d’être cocu, la honte aussi de ne pas avoir réagi une fois de plus comme je l’aurais dû. J’imagine aussi mon voisin Pierre profitant de mes absences pour rendre visite à ma femme, j’imagine que Robert doit faire pareil. André je doute ; célibataire, il a pas mal de succès auprès des femmes mais je ne peux m’empêcher de l’imaginer courir comme un chien, la truffe en l’air à la recherche de la femelle en chaleur.
J’imagine pleines de choses et cela me mine.

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Categories: Group SexVoyeur
Posted by pablotlse
1 year ago    Views: 1,808
Comments (2)
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1 year ago
Histoire au demeurant excitante...
La preuve pour toi qui a joui plusieurs fois en les regardant et les écoutant !!
fredoroll...
retired
1 year ago
"cette ambivalence jalousie-excitation, plaisir-douleur, sur laquelle je n’ai toujours pas trouvé d’explication satisfaisante."

Cette situation n'est pas simple dans ta tête parce que ce n'est pas toi qui l'a provoqué cette situation.
Maintenant que tu sais que tu es cocu, est-ce que tu en discuter avec ta femme