le restaurant

Deux semaines avaient passé sans que j’ai de nouvelles de la mystérieuse Titia, mais, contrairement à la première fois, je ne cherchai pas à la retrouver. Bien sûr, l’envie ne m’en manquait pas, mais j’avais bien compris la leçon : personne ne me dirait quoi que ce soit sur elle ; seule Titia, le jour où elle le déciderait, lèverait le voile sur elle-même.

Néanmoins, un dimanche après-midi où je ne trouvais rien à faire pour tuer le temps, je décidai de prendre ma voiture et de me rendre au seul endroit où j’avais pu voir Titia jusqu’à présent.
J’étais resté un long moment stationné à proximité de la grande grille, espérant, sans trop y croire, voir entrer ou sortir une silhouette qui me serait familière. Finalement, finissant par me trouver aussi ridicule qu’un ado devant ses premiers émois, je décidai de rentrer à mon studio ; Titia m’avait dit que nous nous reverrions très bientôt : il ne me restait plus qu’à prendre mon mal en patience.

Une fin d’après-midi, alors que j’étais à peine rentrer du boulot, mon téléphone se mit à sonner. J’hésitais un court instant, avant de répondre ; la journée avait été longue et assez harassante ; je ne rêvais que d’une chose, m’allonger sur le canapé pour une sieste réparatrice. Toutefois, quelque chose me poussa à décrocher ; je finis par prendre le combiné et fut aussitôt ravi d’avoir pris cette décision.

- Bonsoir Marc.

On dit souvent que le téléphone à tendance à déformer les voix ; ce n’était pas du tout le cas de celle de la personne qui était à l’autre bout du fil. Avant même qu’elle ne se présente, je sus à qui appartenait cette voix.

- C’est Titia. Comment allez-vous ?

L’effet de surprise passé, plusieurs interrogations se bousculèrent dans mon esprit, notamment sur la manière dont elle avait pu trouver mon numéro de téléphone. Même lors de notre dernière soirée, je ne me souvenais pas de lui avoir donné mon prénom et encore moins mon nom de famille ; était-ce mon ami de lycée qui l’avait renseigné ?

- Vous êtes là, Marc ?
- Oui, pardonnez-moi ; je suis juste un peu surpris de vous entendre.
- J’imagine que vous devez vous demander comment j’ai pu avoir votre numéro ?
- C’est exactement ça !
- Mais la réponse est-elle vraiment importante ? Le principal n’est-il pas que nous nous retrouvions, comme je vous l’avais promis ?
- Si, bien sûr… Seriez-vous en bas de mon immeuble ?

Titia éclata de rire, un rire à la tonalité mélodieuse, très agréable à entendre.

- Je sais, effectivement, où vous résidez, me répondit-elle, mais je ne suis pas en bas de chez vous. Combien de temps pensez-vous qu’il vous faudrait, pour vous rendre à une adresse se trouvant au centre-ville de Lyon ?
- Au vue de l’heure, de la circulation, un peu moins d’une heure, je pense.
- Prenez de quoi noter ; je vais vous dire où venir me retrouver.

Titia me donna l’adresse et le nom d’un restaurant où elle m’attendrait pour dîner en tête à tête, ce soir ; je n’eus pas le temps de répéter ce qu’elle m’avait dit, qu’elle avait déjà raccroché.

Toute tension, toute fatigue avaient totalement disparu ; ce coup de fil m’avait autant revigoré qu’une bonne sieste ; je courus prendre une douche.



Bien que cela fasse près de trois ans que j’avais emménagé en périphérie de Lyon, je connaissais très mal la ville. Fort heureusement, ma voiture était équipée d’un de ces appareils magiques, que l’on appelle GPS ; il me conduisit, sans la moindre encombre, jusqu’à ma destination.

Le restaurant semblait être relativement chic, un lieu que devait surtout fréquenter une clientèle aisée ; je me demandai s’il n’était pas un peu trop au-dessus de mes moyens et commençai à craindre pour ma carte bancaire. Arrêté devant la porte d’entrée, j’imaginai très bien la tête de mon banquier, si j’explosai, une fois de plus, mon budget découvert.
Après une petite hésitation, le désir de rencontrer Titia fut plus fort que la mauvaise tête de mon banquier ; je poussai la porte et entrai dans le hall d’accueil du restaurant.

Deux charmantes hôtesses, se tenant debout devant un pupitre, me souhaitèrent la bienvenue.

- Bonsoir Monsieur, fit l’une d’elle en m’adressant un grand sourire. Avez-vous réservé une table ?
- Moi, non, répondis-je d’une voix plus ou moins assurée, mais une amie a dû le faire pour nous. Vous devriez avoir une réservation au nom de Titia.
- En effet, monsieur, répondit l’hôtesse sans même vérifier son cahier de réservation. Mademoiselle Titia n’est pas encore arrivée, mais elle nous a demandé de vous installer à sa table. Marie va vous débarrasser de votre manteau et vous y conduire.

La salle du restaurant était très spacieuse, comptant, environ, une centaine de tables. Le tout était agréablement agencé, laissant une certaine intimité entre chaque table ; une vingtaine d’entres elles étaient occupées par des couples, dont la moyenne d’âge devait être dans les 40 ans.

Après avoir mis mon manteau au vestiaire, la prénommée Marie me mena à la table réservée par Titia, qui se trouvait dans un angle de mur.

- Un serveur va venir vous apporter un apéritif, m’expliqua Marie, tandis que je m’installai sur la chaise. Désirez-vous une boisson en particulier ?
- Vous connaissez bien Titia ?
- Je crains de ne pas comprendre votre question, monsieur.
- Est-ce que Titia vient assez souvent ici, pour que vous connaissiez sa boisson préférée ?
- En effet, monsieur, répondit Marie avec un petit sourire. Je demande au serveur de vous apporter la même chose.

Marie s’éclipsa, me laissant seul avec mes réflexions. Ma première impression fut juste : ce restaurant affichait un standing qui n’était pas à la porté de toutes les bourses ; si Titia y venait régulièrement, cela signifiait qu’elle appartenait à un milieu aisé ; femme d’affaire, artiste, épouse un millionnaire… tout me semblait possible, mais j’espérai en savoir beaucoup plus au cours de ce dîner. Dans tous les cas, je pourrais enfin voir son visage, doutant fortement qu’elle se présente ici avec un masque.

Un homme tenant un plateau avec trois verres, s’approchant de la table ; le serveur, sans aucun doute. Derrières lui, j’aperçus deux femmes qui lui emboîtaient le pas. L’une d’elle était brune, cheveux tombant librement sur ses épaules, l’autre blonde, cheveux attachés en chignon ; toutes portaient une robe noire, arrivant à mi-cuisse et assez échancrées pour que l’on puisse comprendre qu’elles ne portaient pas de soutien-gorge.

Si la brune ne me rappela personne, en revanche, je reconnus toute de suite la démarche gracieuse de la blonde ; elles s’arrêtèrent à la table et Titia m’adressa un grand sourire qui illumina tout son visage.

- Bonsoir, Marc. J’espère ne pas vous avoir fait trop attendre ?
- Pas le moins du monde, répondis-je en me levant de ma chaise pour saluer les deux femmes.

Le serveur posa les trois verres sur la table et disparut.

- Je vous présente Fanie ; mais vous la connaissez déjà.

Je dévisageai la femme brune, fouillant dans ma mémoire, mais fut incapable de me souvenir où et quand j’aurai pu la rencontrer ; certainement lors d’une soirée libertine.

- Vous ne vous rappelez pas de moi, n’est-ce pas ?
- J’ai bien peur que non, répondis-je un peu honteux.
- Peut-être devrions-nous poser la question à votre sexe ? Même si, ce soir, le pantalon à remplacé le kilt, j’ose espérer qu’il se souviendra de moi !

Alors que les deux femmes éclataient de rire, la lumière se fit jour dans mon esprit ; Fanie n’était autre que le brune qui s’était glissée sous mon kilt, me faisant une fellation que, effectivement, je n’avais pas oublié.



La première partie du repas se passa dans des échanges de banalités en tous genres, des questions pour mieux faire connaissance. Si j’en appris beaucoup sur Fanie, Titia, en revanche, demeurait un grand mystère ; je n’arrivai même pas à savoir si son prénom était le vrai.

- Alors, Marc, comment me trouvez-vous à visage découvert ? me demanda Titia.
- Vous êtes absolument magnifique ! fis-je de bon cœur, me rappelant soudain de la présence de Fanie. Vous êtes, toutes les deux, magnifiques, ajoutai-je pour me ratt****r.
- Ne vous inquiétez pas, me dit Fanie en riant, je sais que vous êtes particulièrement attiré par Titia.
- Avez-vous trouvé, justement, ce qui vous attire tant chez moi ?
- A dire vrai, je n’ai pas cherché à savoir. Il y a, je pense, des choses, des sentiments, des pulsions, qui ne nécessitent pas d’explications particulières ; il faut juste les vivre pleinement.

Titia planta son regard dans le mien, ce regard qui semblait toujours vouloir me mettre à nu ; je sentis un grand trouble monter en moi.

- Vous me désirez, fit-elle, cela ne fait aucun doute. Mais à quel point me désirez-vous ?
- Que voulez-vous dire ?
- Jusqu’où es-tu prêt à aller pour gagner le droit de passer une nuit avec moi ?

Le tutoiement brutal acheva de me déstabiliser complètement. Je le savais, Titia aimait à jouer à des jeux où j’étais plus qu’un simple novice ; je n’en comprenais pas toutes les règles, pas plus que je ne comprenais où elle voulait en venir.

Titia sembla lire dans mes pensées ; sans crier gare, elle se leva, remonta sa robe pour att****r sa culotte, qu’elle descendit jusqu’aux genoux. Après quoi, elle se rassit sur sa chaise, acheva d’enlever son sous-vêtements qu’elle posa sur la table à la droite de mon assiette.

- J’aimerais beaucoup que tu mettes mon string, me dit-elle, maintenant, ici, sans quitter cette table. Es-tu capable de faire ça pour moi ?

Par-dessus l’épaule de Titia, je vis apparaître le serveur qui se dirigeait vers notre table ; d’un geste vif, je me saisis du string et le cala entre mes cuisses, sous la grande nappe blanche.

- Tu n’as pas répondu à ma question, insista Titia, tandis que le serveur débarrassait notre table.
- C’est que, balbutiai-je de plus en plus décontenancé, je ne suis pas sûr d’être assez libéré pour pouvoir faire une telle chose.
- Cependant, mon très cher Marc, c’est une condition sine qanun pour espérer me posséder un jour.

Je me trouvais partagé entre deux sentiments : une excitation très forte et une grande gêne, tout aussi forte.

- Et si je vous aidez ? fit Fanie.
- Je vous demande pardon ?

Sans plus d’explications, Fanie se laissa glisser de sa chaise et disparut sous la table. Très vite, je sentis qu’elle délassait mes chaussures, me les retirait, puis se mains apparurent de dessous la nappe, dégrafèrent mon ceinturon et ouvrirent la fermeture éclair de mon pantalon.
Comme si j’étais commandé par une f***e invisible, je me soulevai légèrement pour aider Fanie à descendre mon pantalon et mon caleçon ; mon sexe se trouva à l’air libre, sous la table, déjà bien dur et gros ; le souffle proche de Fanie aida à ce que ma verge atteigne très vite sa taille de combat.

C’est à ce moment que le serveur refit son apparition ; il venait prendre les commandes pour le dessert. Je m’avançai le plus possible contre la table, afin que la nappe puisse me couvrir au maximum ; le serveur était face à moi, de l’autre côté de la table ; j’espérai qu’il ne s’aperçoive de rien.

- Avez-vous choisi votre dessert ? demanda-t-il.

Je sentis quelque chose d’humide et de chaud s’emparer de ma verge ; Fanie venait de la prendre dans sa bouche, entamant une fellation qui me fit serrer les poings sur la table, pour m’empêcher de lâcher un râle un peu trop suggestif.

Visiblement très amusé par la situation, Titia me tendit la carte des desserts qui était posée sur la table.

- A vous l’honneur du choix, me dit-elle.

D’un geste tendu, je pris la carte et l’ouvrit ; j’eus beau essayer, je n’arrivai pas à me concentrer sur ce qu’il y avait d’écrit. Fannie me faisait une fellation très lente, mais très appuyée ; chaque fois qu’elle remontait et redescendait sur ma verge, je sentais ses dents me mordiller le gland. Je devais faire des efforts surhumains pour ne pas froisser la carte, dans une crispation incontrôlée de mes doigts.

- Je crois, articulai-je péniblement, que je vais prendre la même chose que vous, Titia.

Je sentis des picotements me prendre au creux du ventre ; des frissons remontèrent le long de ma colonne vertébrale ; l’orgasme approchait, lentement, mais sûrement. J’aurais voulu que Fanie accélère ses mouvements pour me libérer au plus vite, mais elle persistait à me sucer avec une lenteur démoniaque.
Les efforts que je faisais pour garder mon corps le plus calme possible, me fit monter les larmes aux yeux, en même temps que l’orgasme approchait de plus en plus ; cette situation semblait plaire énormément à Titia qui me fixait droit dans les yeux.

- Nous allons prendre trois vacherins, dit-elle sans me quitter du regard.
- Très bien, mademoiselle.

Le serveur s’éloigna enfin ; ma grosse veine se mit à battre très fort ; je sentis mes testicules se soulever légèrement ; mes jambes se mirent à trembler ; je me penchais sur la table, mais Titia me souleva la tête et, me tenant par le menton, regarda mon orgasme éclater au travers de mes yeux.

Sur un dernier coup de langue bien placé, Fanie me fit exploser dans sa bouche. Je serrai les poings et les dents, pour m’empêcher de crier ; des larmes roulèrent le long de mes joues, tandis que Fanie continuait à me pomper, faisant tremblait mon corps entier, sous sa bouche experte. Je vis le visage de Titia s’éclairer d’un large sourire de satisfaction.
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Posted by limog
3 years ago    Views: 334
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