Marivaudage et jupe plissée

Je venais de négocier mon faux licenciement économique, ou plus exactement, une préretraite dorée, à cinquante-quatre ans, avec une confortable prime de départ. Mon épouse avait emménagé chez une copine divorcée, en ville. J’étais libre de tous mes agissements et déchargé de la gestion de notre couple déliquescent - doux euphémisme !

Ce jour-là, comme tous les jeudis matin, je me rendais à un discount teuton pour faire le plein de Bourgogne au très bon rapport qualité-prix et de quelques babioles domestiques ou de bricolage. Le soleil était de la partie en ce milieu du mois d’Août, dans une région où la carte météo ne fait apparaître que des nuages et de la pluie, juste avant la frontière avec la Belgique. Sur la route de campagne, je suivais une Mercedes plus toute jeune, dont le pot d’échappement ne tenait plus qu’à un support, jusqu’à ce que la marmite s’affale sur le macadam. Un jet d’étincelles accompagna la chute suivie du bruit de la ferraille heurtant l’asphalte. Une compagnie de perdrix s’envola, outrée de cette pollution aussi sonore qu’incongrue.

Après mes appels de phares, la Mercedes s’immobilisa sur une aire déserte de stockage de betteraves sucrières. Une dame d’un certain âge, affolée, sortit du véhicule. Très bronzée, avec un léger accent italien, les avant-bras encerclés de multiples bracelets, la mamie se lamentait en constatant les dégâts. Elle portait une longue jupe plissée blanche. Son débardeur, rouge écarlate, donnait un peu de jeunesse à sa tenue classique et démodée.

Le contenu de la caisse à outils, que je n’avais pas encore débarrassée de mon coffre, me permit de rattacher, avec du fil de fer, la première fixation de l’échappement. Je dus étaler une vieille couverture au sol pour m’allonger et atteindre le second point d’ancrage de l’échappement. La dame, gênée de me causer tant de tracas, m’éclairait sous la Mercedes. Accroupie, sans avoir la moindre notion de sa position involontairement indécente, elle cherchait à se rendre utile, en m’avançant la pince et le fil de fer. Toujours allongé au sol, la tête à hauteur de la brave dame, il eut été peu élégant de ma part de l’avertir qu’entre l’arrière de sa jupe traînant au sol et l’avant de sa jupe posé sur ses cuisses frêles mais béantes, j’avais une vision imprenable de son intimité. Je crus d’abord qu’elle portait une petite culotte blanche, mais la surface claire correspondait à la trace d’un maillot de bain. Son minou, aux crêtes sombres, semblait parader entre ses jambes entrouvertes, peut-être ravi d’avoir enfin un spectateur. À peine cachée par une toison grise et clairsemée qui vagabondait sur le renflement du pubis, la fente charnue arborait sa parure vieux rose.

Alors que je me rangeais devant le magasin allemand, j’étais encore en train de résoudre cette énigme angoissante : mais, pourquoi donc cette dame ne portait-elle pas de culotte sous sa jupe plissée ?

Dans le magasin, la grande Brigitte, mon ancienne voisine de palier avant l’achat de ma vieille maison campagnarde, fouillait dans un bac de sous-vêtements féminins. Elle en sortit un slip en coton blanc, côtelé, qui semblait lui convenir. Un peu gênée, elle me fit la bise tout en gardant la petite culotte dans la main.

— Ton mari serait d’accord avec moi pour que ce genre de lingerie immonde soit interdite à la fabrication, définitivement.

Je venais de commettre une énorme bourde, la première grosse gaffe de la matinée.

— Mon cher Pierre, mon mari a quitté le domicile conjugal, avec armes et bagages, il y a huit mois. Dès que ma sœur a perdu son époux, il s’est installé chez elle. Leur liaison durait depuis dix ans et tout le monde l’ignorait. C’est la vie !… Parlons d’autre chose, que fais-tu de beau aujourd’hui ?

Comme Brigitte avait les larmes aux yeux et que je me sentais coupable, j’ai menti.

— Je vais faire un tour en Belgique, acheter des cigarettes, boire une bonne bière sur la grand-place de Bruges et visiter l’exposition de peintres flamands. Si ce programme t’intéresse, je t’emmène volontiers dans mon escapade.
— Catherine travaille ?
— Je n’en sais fichtre rien, vu qu’elle habite maintenant en ville chez sa copine, pour échapper au vide de notre vie conjugale… dont je suis bien sûr responsable !
— Si tu n’as pas de nouvelle copine jalouse, je suis partante d’autant que je rêve de moules-frites et d’une bière pression depuis belle lurette…

Brigitte m’abandonna sur la grand-place de Bruges, attablé à la terrasse d’un bistrot, devant une sensationnelle bière artisanale. Elle allait acheter la traditionnelle boîte de chocolats pour sa maman. Son pantalon, en tissu fleuri, avait une coupe qui faisait flotter le tissu sur ses fesses trop plates. Brigitte avait maintenant un petit ventre rebondi qui tendait la ceinture du vêtement. Ses seins ne semblaient pas énormes mais, ils tendaient quand même, de façon arrogante, son chemisier écru.

Quelques risées de vent marin, capricieuses, traversaient la place pavée. Les calèches, alignées, attendaient les touristes désireux de sentir le crottin authentique de plus prés. Une jeune maman, le buste incliné, conseillait son gamin en langue flamande pour qu’il arrive à escalader tout seul les hautes marches du véhicule. Le papa immortalisait la scène avec sa caméra. Un coup de vent soudain souleva la jupette plissée bleue marine de la jeune maman et découvrit, l’espace de deux secondes, son sympathique petit derrière. J’ai pensé que son mari avait prévu quelques prises de vue coquines, lors de leur visite, car la flamande avait négligé le port d’une petite culotte.

Décidément, c’était la loi des séries ! La même journée, je venais de constater que sous les jupes plissées, ces dames ne portaient pas de culotte… Peut-être venais-je de découvrir l’existence d’un groupuscule sectaire qui militait pour l’abolition du slip, en liaison avec les farouches porteurs de kilts écossais ?

Notre journée se passa très agréablement ; on savourait tous deux la dernière bière, avant le retour. Brigitte, les lèvres mousseuses, me fixa malicieusement.

— Tu es devenu un vrai mufle ou tu trouves vraiment que j’ai pris un coup de vieux avec mes quelques kilos superflus ? Tu ne m’as même pas proposé de finir notre escapade dans l’intimité d’une chambre !
— Que nenni ma douce amie… (Elle ne pouffa pas…) Je te trouve toujours aussi désirable mais, comme j’étais persuadé de ton refus, j’ai préféré m’abstenir pour éviter une humiliation que je savais certaine.
— Décidément, les hommes ne comprendront jamais rien à la psychologie féminine…

Je m’abstins de lui répondre que j’en avais autant à son service et que, certaines femmes, en particulier la mienne, avaient autant de psychologie qu’une brouette.

Bien que chacun de nous se fût réjoui à l’avance de cette parenthèse où notre corps aurait dû exulter, nous restâmes sur notre faim. Brigitte avoua sa déception, elle s’attendait à plus de romantisme, à des petits mots doux susurrés au creux de l’oreille… Mon amertume était beaucoup plus prosaïque : d’entrée je constatais que les bonnets de son soutif étaient bourrés de coton pour faire croire que… Ensuite, alors que je m’appliquais à lui brouter le minou, avec toute la maestria nécessaire, elle poussa un cri d’horreur. Elle m’ordonna de retirer, sur le champ, mon index que je venais d’introduire avec délicatesse dans son orifice anal. Je venais de surmonter ma honte mais la grande folle m’acheva : madame me refusa une fellation. Elle ne voulait pas goûter « ce bout de viande qu’elle trouvait inesthétique, gluant et nauséabond ! »

On se quitta quand même bons amis mais aucun de nous ne proposa de renouveler l’expérience… Le jeudi suivant, Brigitte ne se rendit même pas au magasin.

Par contre, la famille Merle était là. Monsieur, bedonnant, dans un splendide survêtement, sang et or, du Racing Club de Lens et Madame, dans un jogging en tissu éponge, rose bonbon. Elle me fit un discret clin d’œil car on se croisait régulièrement dans un chemin creux de mon village. Moi je montais promener mon berger belge et elle descendait du siège passager d’une grosse BMW conduite par un mec aux cheveux blancs. J’avais gardé secrète cette découverte car son mari était vraiment un gros beauf et il méritait son infortune conjugale.

Je venais de ranger mon caddie sur le parking du discount quand une jeune dame vint me demander mon aide. Il fallait charger, dans sa voiture, un petit meuble en pin, qu’elle venait d’acheter en solde. Son break Kangoo était neuf et une gamine était arrimée dans son siège bébé, s’amusant avec sa peluche. Je l’aidais à rabattre la banquette arrière et elle monta dans le véhicule, par une porte latérale. Elle se mit de profil en s’accroupissant pour m’aider à tirer cette acquisition lourde et encombrante.

La jeune dame ne me remercia pas, elle pivota sur sa position pour me faire face. Toujours accroupie, elle remonta sa jupe en jean très haut, sur ses cuisses, qu’elle ouvrit largement. Un slip léopard, à un franc six sous dans un supermarché, cachait son intimité. Sa main droite écarta l’élastique latéral. La jeune mère était complètement rasée et un tatouage de scorpion surplombait son entrejambe béant.

— Les messieurs d’un certain âge sont toujours généreux avec moi ; tu viens chez moi, papy ?

Je ne l’ai pas accompagnée. Me qualifier de papy alors que je n’avais aucun poil blanc dans les cheveux et, seulement quelques-uns, isolés, dans ma somptueuse moustache !

J’avais complètement oublié ma fumeuse hypothèse qui semblait établir un lien entre le port d’une jupe plissée et l’absence de petite culotte. Des événements en décidèrent autrement.

Ma vieille mère insista lourdement pour que je serve de taxi à son aide ménagère, qui devait faire un examen médical au CHR. J’étais libre de toute occupation et cette dame était d’un dévouement exemplaire pour ma maman.

J’arrivai donc chez Ginette un peu en avance, au cas où…

Fort heureusement car la brave femme venait de laisser échapper une boucle d’oreille dans le lavabo de la salle de bains et essayait de la récupérer avec un fil de fer. Elle était maquillée et coiffée mais portait encore une robe de chambre en pilou, pas de première jeunesse. Le temps qu’elle me prépare un café, j’avais démonté le siphon et récupéré le bijou.

Dans la salle de bains, ses vêtements étaient préparés sur une chaise : des bas couleur chair ; un ensemble soutien-gorge-culotte vert amande, décoré d’horribles fleurs jaunes ; le chemisier recouvrait le dossier et, accroché à un cintre à pinces, une jupe plissée, gris foncé. Adieu mon mémoire sur les jupes plissées qui aurait dû interpeller les sociologues et les anthropologues contemporains ! J’étais vraiment niais d’avoir échafaudé un tel délire : Ginette porterait un slip sous sa jupe.

J’en rigolais encore quand la copine de ma mère me rejoignit dans la salle d’attente. Elle était euphorique vu que la tumeur présumée s’avéra être un troisième rein atrophié qu’elle portait depuis la naissance. J’étais aussi ravi qu’elle, pour ma maman qui l’adulait, pour son mari super sympa et pour ses enfants.

Dans le long couloir menant à la sortie elle me demanda une seconde, le temps de se débarrasser dans les toilettes d’une petite culotte qui l’insupportait. Elle attendit l’intimité de la voiture pour m’expliquer que les slips synthétiques l’irritaient et qu’elle trouvait ceux en coton trop hermétique pour une hygiène saine. Bref, Ginette ne portait une culotte qu’exceptionnellement, chez le docteur ou à la messe mais, le reste du temps, elle s’en passait volontiers. Bien sûr, son mari était au courant et en profitait même quelquefois pour remplir ses devoirs conjugaux dans des endroits et à des moments disons… inhabituels !

Mes données scientifiques étaient encore nettement insuffisantes pour élaborer l’ombre d’une étude rigoureuse mais je gardais un optimisme en béton armé.

Ma boîte me rappela en catastrophe pour dépanner une machine, d’une ancienne génération, que le jeune ingénieur qui m’avait remplacé ne connaissait pas du tout. Tous frais payés, avec un ordinateur portable en cadeau, je ne pouvais décemment pas refuser. On m’avait retenu une chambre dans une pension de famille paumée, dans la France profonde, à proximité d’une station thermale réputée pour soigner les rhumatismes.

La réparation ne posa pas de problème majeur. Je me retrouvais donc le soir, dans la salle de restaurant, à côté des touristes de passage et au milieu de couples de petits vieux, bien propres sur eux et fort sympathiques. On m’avait déjà retenu pour le tournoi de belote, après le repas. J’eus la chance d’éviter le veau aux olives réservé aux pensionnaires. Je finissais mon pavé de Charolais saignant quand des cris affolés perturbèrent mon extase. Un octogénaire, rouge cramoisi, était en train de s’étouffer à table. La patronne de l’hôtel, paniquée, lança un tonitruant :

— Est ce qu’il y a un médecin dans la salle ?

J’avais passé récemment un diplôme de secouriste de la protection civile, au cas où il arriverait quelque chose à mes petits enfants, dont j’allais avoir la garde après la classe. Je préférais cependant laisser la place à un professionnel. Tout le monde se dévisagea dans le restaurant mais, personne ne bougea. Le mec allait y passer, à coup sûr. Alors je suis intervenu. Je l’ai soulevé, je lui ai incliné le buste et j’ai frappé trois fois, du plat de la main entre ses omoplates. Catastrophe, ça ne marchait pas. J’ai alors pris l’initiative d’utiliser la méthode Heimlich, le poing sur le nombril, en remontant fermement au thorax. À mon grand soulagement, papy cracha son noyau d’olive immédiatement. C’était la première fois qu’on m’applaudissait ! Les dames pleuraient, les hommes me congratulaient.

Du coup, j’eus droit à une promotion, c’est la patronne qui prit la place du jeune stagiaire pour me servir à table. La propriétaire devait avoir un problème d’hormones car, à quarante ans, elle faisait bien le quintal pour un mètre soixante. Je venais de terminer mon dessert quand elle vint, tout sourire, s’appuyer au rebord de ma table, à mes côtés. La friponne obèse baissa suffisamment son buste pour que son décolleté dévoile les dentelles rouges qui emprisonnaient une poitrine curieusement menue, par rapport au reste de sa personne. Dans cette position, j’avais aussi un aperçu de la partie supérieure d’un string ficelle, rouge aussi, qui débordait de son jean brodé. Je ne savais pas que les strings dépassaient la taille cinquante !

— Est-ce que le docteur serait content que je lui rende une petite visite dans sa chambre, vers onze heures, histoire de faire plus ample connaissance ?

Elle ne manquait pas d’air la bougresse, je faillis éclater de rire et lui rétorquer que je n’avais pas le permis poids lourd mais, maman m’avait bien élevé…

— Je suis flatté mais votre mari est un homme vraiment charmant et je ne voudrais pas du tout lui faire du tort.
— Mais mon mari sera là aussi, docteur, je ne suis pas une femme légère (sic). Edmond adore me voir faire l’amour avec d’autres hommes et ça l’excite de me filmer en pleine action. Moi aussi d’ailleurs, j’aime bien me revoir dans les vidéos. Nous n’avons pas eu d’enfant et ça met un peu de piment dans notre vie, dans ce trou pourri. Rassurez-vous, personne d’autre ne verra le film…

Je maintenais quand même mon refus avec le plus de diplomatie possible. La patronne, un peu dépitée, s’éloigna de quelques pas et revint à la charge.

— Je suis certaine que mon mari sera d’accord pour faire une exception à notre règle. C’est le seul que j’autorise à me… comment dit-on dans le grand monde ? Ah oui, sodomiser. Je serais heureuse de vous faire plaisir vu l’épine que vous nous avez enlevée du pied tout à l’heure avec l’olive.

Pour échapper poliment à cette ogresse, je mentis, lui affirmant que j’étais encore fou amoureux de mon épouse et que mes principes religieux m’interdisaient toute incartade, même avec une ravissante dame. Je ne sais pas si elle me crut, mais je m’en sortais élégamment.

Durant le tournoi de belote, je fis des bêtises mais personne ne m’en tint rigueur :

— C’est pas grave, Docteur, on peut pas être bon partout.

Les curistes disaient ça avec tant de gentillesse et d’admiration que je ne me sentais pas le courage de leur avouer que je n’étais qu’un modeste secouriste. En plus, je partais le lendemain. C’était quand même surprenant le prestige qui auréolait le titre de médecin auprès du troisième âge. Si les diplômes étaient un signe d’intelligence, ça se saurait depuis longtemps, non ?

Au moment de regagner nos chambres, j’eus droit, de la part du patron et du groupe à une bouteille d’alcool local accompagné d’un :

— Bonne nuit, Docteur et de la part de nous tous un grand merci de nous avoir sauvé Eugène.

Une dame, les cheveux bruns coupés très court, entre deux âges, me fit une bise très appuyée, les larmes aux yeux. Elle me fixa intensément du regard et me demanda curieusement à quelle heure je comptais prendre mon petit déjeuner, le lendemain. Bien qu’elle eût un visage ingrat et les chevilles un peu fortes, c’était une belle plante : poitrine généreuse, large croupe moulée dans un pantalon d’un blanc immaculé. Elle prit par le bras un homme plus âgé, avec une canne, et l’aida à gravir les marches de l’escalier qui menait aux chambres.

Ma valise était prête quand je descendis prendre le petit déjeuner. Un groupe de seniors montaient dans la navette du site thermal, les autres partaient en balade pédestre. Ils me saluèrent tous joyeusement. Je m’apprêtais à déjeuner seul mais la dame aux cheveux courts m’attendait, assise, sirotant un café. Elle m’accueillit avec un regard intense. Holà ! Visiblement le titre de docteur poussait à s’encanailler avec les dames sur le retour. D’entrée elle m’expliqua qu’elle accompagnait son frère en cure, chaque année, vu qu’il était veuf et incapable de se déplacer sans aide. Je n’en étais quand même pas encore réduit à m’envoyer des mamies. J’étais donc sur le point de le lui expliquer en termes choisis pour ne pas lui faire de peine, quand elle se leva pour m’approvisionner en croissants. Elle portait une jupe plissée, de couleur abricot, très mûr !

Dans l’intérêt de mes recherches en sociologie, on se retrouva donc dans ma chambre. Il fallait que je me garde le suspense de la confirmation de mon hypothèse le plus longtemps possible. Je ne lui ai laissé que sa jupe et je me suis donc occupé de ses seins, longuement, pour retarder l’échéance. Ils étaient certes un peu affaissés mais moelleux et volumineux. Monique semblait ravie et me laissait me goinfrer de ses mamelles en fermant les yeux. Quand je me fus mis nu, elle voulut se débarrasser de son dernier vêtement.

— S’il te plaît, pas tout de suite, on a tout notre temps.

Elle a souri, s’est assise sur le lit et son petit doigt m’a invité à me rapprocher. La fellation fut divine. Monique emprisonnait mon sexe dans sa bouche et observait le plaisir se dessiner sur mon visage. Elle me laissa déterminer la fin de ces préliminaires érotiques. Nu, Le membre raidi, j’étais face à Monique qui attendait paisiblement la suite des événements. Le moment crucial arrivait.

Je lui ai demandé de relever doucement sa jupe plissée. Espiègle, elle l’a remontée jusqu’à la limite de ses bas puis l’a rabaissée, puis la coquine l’a relevée un peu plus haut, puis encore plus haut. J’étais si obnubilé par son épaisse toison brune et frisée qui envahissait le pubis pour descendre encercler son minou dodu que j’en oubliais, un instant, le but de ma débauche. Bingo, c’était confirmé une fois de plus, pas de culotte sous les plis de la jupe. Monique se montra surprise de mon euphorie mais ne me posa aucune question.

Quand elle me vit m’allonger sur la moquette, la tête entre ses jambes, elle comprit immédiatement mes intentions. Elle se débarrassa du vêtement superflu avant de s’accroupir au-dessus de mon visage. Sa croupe était si volumineuse que j’étais dans l’obscurité, agrippé à ses grosses fesses, la bouche vagabondant ici et là. Elle me fit juste remarquer, alors que je léchais son petit trou avant de visiter le site avec mon index, que j’étais un toubib très cochon mais, que ça n’enlevait rien à l’estime qu’elle avait du corps médical !

Peut-être que j’en fis trop, lors de cet instant privilégié, car la lumière du jour me réapparut. Ma partenaire venait de se relever soudainement et de se presser vers le cabinet de toilette. Visiblement c’était urgent car elle ne prit ni la peine de refermer la porte ni celle de rabattre la lunette des W-C. Légèrement fléchie sur ses jambes, elle se libéra. Une cascade limpide prit naissance de sa toison dense et frisée pour s’éparpiller dans la cuvette. Soulagée mais honteuse, elle s’excusa longuement en baissant la tête. Je lui pardonnais d’autant plus volontiers qu’elle se retourna pour se passer le minou à l’eau claire. Le buste incliné, elle m’offrait le spectacle de sa croupe béante d’ou émergeait la foufoune dodue et velue. Je ne pouvais refuser cette invitation au vice et je me permis de conclure, dans la salle d’eau, par une levrette flamboyante, qui sembla parfaitement convenir à ma partenaire cramponnée au lavabo.

Monique me raccompagna à ma voiture en me laissant ses coordonnées à Rouen, au cas où j’aurais envie de venir au rendez-vous exceptionnel de la Grande Armada. Je venais de démarrer lentement quand je croisai la patronne, en bigoudis, qui allait pendre les nappes du restaurant contenues dans son panier. Je m’arrêtai pour lui faire mes adieux. Elle me désigna de la tête Monique qui s’éloignait :

— Je déteste cette cliente, docteur, elle n’a aucun sens moral et aucune dignité. L’an dernier, elle a fait croire au jeune conducteur du minibus des thermes, que le monsieur handicapé qu’elle accompagnait était son frère et qu’elle était veuve et malheureuse. Du coup, le jeune gars, un peu demeuré et très sensible, l’a consolée, si vous voyez ce que je veux dire, tous les jours, sur la banquette arrière de son véhicule. C’est une vraie salope, mais une cliente régulière !

Épilogue

Si je voulais alimenter mes statistiques, il fallait nécessairement que je trouve beaucoup de dames qui portent des jupes plissées. Mais ce n’était plus la mode, même chez les citadines d’un certain âge. Mon hypothèse farfelue n’avait aucune chance de se finaliser. C’était foutu, exit mon intervention à la Sorbonne, mon passage à la télé…

Comme je payais le loyer de ma charmante épouse et toutes les charges du couple, quelques problèmes financiers vinrent perturber mes premiers projets de vacances, en tant que célibataire. Alors que j’évoquais ce sujet avec ma maman, c’est son aide ménagère, celle aux trois reins, qui me proposa une solution. Le groupe des retraités du village organisait un voyage de dix jours en Andalousie, hors saison. Il fallait qu’ils trouvent encore plus de clients, pour avoir un prix de groupe défiant toute concurrence.

Je me pointais donc illico presto chez le couple d’enseignants retraités, responsables du périple espagnol. Je fus accueilli à bras ouverts, d’autant qu’ils avaient un problème de connectique informatique. Déformation professionnelle oblige, le monsieur avait prévu, pour une réunion d’information sur le voyage, un diaporama PowerPoint. Il fallait juste que je relie son ordinateur portable et le vidéo projecteur emprunté à la mairie. Son épouse chaussa ses lunettes et s’assit aux commandes du PC en attendant mon intervention. Les problèmes techniques étant en bonne main, l’instituteur demanda qu’on le rappelle dés le début de la projection et il quitta la pièce pour remplir mon dossier d’inscription. J’invitai mon hôtesse, assise devant le clavier, à un essai préliminaire. Il s’avéra parfait.

Son mari avait fait un boulot certes scolaire mais impeccable. J’en félicitais son épouse qui me répondit que le long travail accompli par son mari lui avait permis de respirer un peu. Depuis son opération de la prostate son mari était devenu insupportable, mêlant journellement des périodes dépressives avec des scènes de ménage pour des broutilles domestiques. Je me permis timidement de lui faire remarquer que la perte de virilité chez l’homme était une catastrophe difficile à encaisser.

— Vous ne pensez qu’à vous les hommes… Ah, l’éternel égoïsme masculin ! Nous aussi on souffre, les femmes, la sexualité féminine ne s’arrête pas à la retraite, que je sache. Les caresses que je me fais sous la couette sont un bien piètre pis-aller à mes envies de sensualité sauvage !

La tirade avait été si violente que j’en restais muet, estomaqué. La petite dame bien propre sur elle, si effacée, dont la seule touche colorée était ses cheveux teintés d’un roux rouge flamboyant, venait d’extérioriser ses états d’âme.

— D’ailleurs, je suis bien conne, après tout on n’a qu’une seule vie. L’Andalousie va voir naître une nouvelle Jocelyne, ça je vous le promets !

La jeune retraitée se leva, trifouilla la ceinture de son élégant pantalon et le baissa à mi-cuisse. Son shorty court en satin blanc était charmant. Sans hésiter elle le fit glisser aussi pour me faire découvrir une fente rose d’adolescente mais surtout une touffe de poils d’un roux divin.

— Vous êtes intéressé ? Je ne suis plus un perdreau de l’année mais vous en aurez pour votre argent, j’ai du retard d’affection à ratt****r… Au fait, je n’ai, à priori, rien contre la fellation mais, si vous essayez de m’enculer, je vous arrache les yeux avec mes ongles ! Quoique… je ne veux pas mourir idiote, faudra bien que j’essaie un jour. Accord conclu ?

Le groupe écoutait religieusement l’instituteur et son épouse détailler les étapes, les visites. Il y avait plus de dames que de messieurs dans l’assemblée, statistiquement normal chez les retraités. J’étais ravi de partir en Andalousie et en plus j’aurais une petite coquine rousse qui viendrait me rendre visite, dés que son mari ronflerait. Tous mes futurs compagnons de voyage se levèrent pour déguster la Sangria de l’amitié.

Pas moi : je restais sur le cul, au sens propre et au sens figuré…

Au moins un tiers des bonnes femmes du groupe portaient… des jupes plissées !!!
67% (3/1)
 
Categories: MatureVoyeur
Posted by gussman
1 year ago    Views: 888
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1 year ago
Superbe récit très bien écrit avec aisance .. bravo !!