Christian (3)

Après notre échange de baiser, je m’attendais à tout. Allait-il ma renvoyer ? me faire chanter ? Je m'apprêtais au pire.

Il réentama la discussion :

- Pour un second jour, tu ne perds pas de temps...
- Excusez-moi, je ne sais pas ce qui m'a pris.
- J'ai deux où trois choses à te dire, ajouta-t'il très sérieusement.

Je relevai les yeux sur lui et vis qu'il avait un air plus sévère qu'à son habitude.

D'abord, commença-t'il, je veux que tu m'appelle Christian. Ensuite, j'aimerais que lorsque tu m'embrasses, cela dure un peu plus longtemps. Et enfin, ne t'excuse plus lorsque tu prends des initiatives comme celles-là.

Il sourit alors et découvrit ses dents blanches, qui contrastaient avec son teint halé.

Il reprit la parole :
- Tout d'abord, je n'ai jamais eu de relation sexuelle. Enfin, elles n'ont jamais dépassé le stade buccal.

Je le regardai, interloqué. Il poursuivit :
- Entre les réceptions et les activités de mes parents, mes études et la société, il ne m'est jamais resté de temps pour penser à moi. De plus, vu le poste de mes parents, il est inconcevable d'avoir un homo dans la famille. Je n'ai jamais pu sortir en boîte, et juste rencontrer des filles hideuses qui m'étaient imposées. Si nous allions plus loin, ce qui ne me déplairait pas, il faut que tu saches que tu auras affaire à un débutant, je ne pourrai probablement pas t'offrir du sexe digne des films. Mais tu me plais. J'ai eu le coup de foudre pour toi. Vu ton regard aux toilettes de l'aéroport et ce baiser, je suppose que c'est réciproque...

Il me regarda et attendit ma réponse. Je réfléchissais à toute vitesse.
- Alors, commençais-je, je sors d'une année d'abstinence... Ensuite, il est vrai que vous me plaisez et oui, j'adorerais aller plus loin avec vous.
- C'est impossible, me répondit-il. Tant que tes "vous" ne serons pas des "tu", en tout cas lorsque nous serons ensembles, ce qui risque d'arriver souvent. Par contre, il sera impossible d'habiter ensemble en Belgique.
-Pas de problème, répondis-je.

Il posa sa main sur la mienne. Je me rendis compte que mon patron, malgré les apparence et les sourires, était quelqu'un de désespérément seul.

Après un moment de silence, il se leva, pris les verres et la bouteille, et m'invita à ass****r à son zapping quotidien. Il alluma la télévision, assis dans le petit salon de la chambre, et je m'installai à côté de lui.

Je me remis à bander dès que je fus à coté de lui. Je regardais son corps mince. Il me demanda "Cela te dérange que je sois noir ?"
- Non, répondis-je, pas du tout. Ce qui était vrai.
- Mon père est amérindien, et ma mère noire, ce qui explique que je suis quasiment imberbe. Je ne dois même pas me raser, lacha-t'il en plaisantant.

Je souris et pour tout réponse, je passai la main dans son short et senti son sexe qui gonflait. Tout en le caressant, je fus surpris de sentir un cock-ring en cuir.
- Tu aimes, me demanda-t'il ?
- Oui, répondis-je.


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Posted by dingo78
2 years ago    Views: 211
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