Baron Y - "

(ce texte fait suite au texte 3 HOMMES)


Durant ce court trajet qui me menait à vous, je me plaisais à imaginer cette rencontre inévitable, à fantasmer yeux mis clos en écoutant la litanie mécanique de cette rame de métro…L’esprit vagabond se recentrait sur les moments à venir oubliant les troubles des jours et heures passées.

Terrain neutre cette fois, l’Hôtel.

Qui arriverait en premier sachant que je venais de passer plus d’une heure à Gambetta, la ponctuation de mon itinéraire, justement je mettais beaucoup de f***e à l’oublier, je me voulais à vous, uniquement vous et à personne d’autre.
Ce serait donc le jeu, ne pas savoir à cet instant où chacun se trouvait, vous aviez l’adresse et moi aussi…il suffisait de s’y rendre.

J’avais cette fragrance de cyprine entre les cuisses, j’arrivais dans le hall de l’Hôtel et il était bondé. Je regardais si vous n’étiez pas dans cette foule dense, je me perdais à chercher sans trouver. Cette approche si présente de nos corps, le désir que j’avais de vous depuis des semaines, messages endiablés, brefs et incisifs sur ma messagerie avaient déclenchés plus qu’une gourmandise, je vibrais déjà à savoir que je n’avais jamais été si proche de vous qu’à cet instant, que le suivant le serait encore plus et ainsi de suite.

A la réception, cette plantureuse black, elle me souriait, elle me connaissait :

« Bonsoir Madame Rouge, je suis heureuse de vous revoir, vous allez bien ?

- Oui très bien merci, moi aussi je suis heureuse de vous voir ici toujours si lumineuse. »

Je me demandais si elle allait me donner la clef ou me déclarer :

« Monsieur vous attend dans votre chambre »

Je la regardais empoigner son dossier de réservation, tressaillements au fond du ventre :

« Chambre 422,4éme étage, bon séjour »


Dans l’ascenseur, dernier coup d’œil dans le miroir, robe noire, résille, lèvres marquées de rouge…

Mes pas feutrés dans le couloir, j’ouvris la porte de la chambre…j’étais arrivée en premier malgré mon escapade Métro Gambetta.

Ne voulant pas attendre dans cette chambre, je repris l’ascenseur pour le niveau 1 afin de me rendre au bar de l’hôtel. L’ambiance feutrée, les fauteuils en Moleskine pourpre...le bar était totalement désert et je fis un SMS :

« Rejoignez moi au bar niveau 1…J’écris le fantasme de notre rencontre en vous attendant et j’ai très envie de vous, le texte vous le prouvera »

Je me mis donc à écrire la partie 3 du texte « 3 hommes » afin de ne pas trop penser à cette attente.
Je bus un thé à la menthe, je vous vis arriver…si beau si souriant. Vous vous êtes penché vers moi et votre baiser fut accompagné d’un :

‘C, j’ai tellement envie de vous, ma queue vous réclame, je suis en feu.. »

Évidemment, il y a ce que je fantasme et ce que je vis. Étrangement, ce que je fantasme est souvent en deçà de ce que je vis.
Est-ce dû à cette sensibilité exacerbée ? Sans doute.
Lorsque cet érotisme vient à ma rencontre sous forme réelle, tous mes sens se mettent alors à palpiter comme un cœur sorti de sa poitrine.

Il y eu donc cet ascenseur qui nous menait au 4éme étage et cette femme qui n’était pas prévue dans mon scénario et qui nous accompagna dans notre ascension jusqu’au troisième. Sa sortie fut accompagnée d’une étreinte franche et brute, empreinte du désir trop longtemps contenu.

La voix mécanique ‘4éme étage’ se mêla à ce ‘déjà ??’ Totalement synchrone.

Lorsque la porte s’ouvrit, le désordre installé me fit tout oublier tellement votre présence occupait tout mon espace cérébral.
Je me souviens de votre odeur, du désir, de mes yeux devaient parler pour moi.
Vous m’avez allongée sur le lit en disant « Je veux vous gouter de suite ! »
Mon résille, ma culotte, mes pieds s’extirpant de mes vêtements, mes talons…vos mains qui ouvrent mes cuisses et votre tête qui y plonge.

Ma main venant caresser votre crâne, me délectant de ce tableau : ‘L’Origine du Monde ‘, butinée par votre langue experte, oui, je me sentais comme cette œuvre de Courbet entre vos mains. Cette vision picturale du désir lui donnait un reflet si pur. D’ailleurs, je suis en votre compagnie devenue un tel chef d’œuvre cette nuit-là…Cette puissance érotique devenue un ART si intense, à nous faire perdre toute raison.

Un frisson se mit à parcourir mon être, vos doigts s’immisçant en moi et votre langue jouant à pianoter mon clitoris.

« Ce sexe métallique…Oh ma chère, votre sexe métallique », perdure en moi cette pulsation émise dans mon vagin par ce simple mouvement de langue. Un supplément d’âme qui donne à un cunni tant de f***e, de profondeur…. Ce supplément d’âme que vous possédez. Une bascule lente vers le plaisir, ascendante qui me fit crisper les cuisses et agripper chaque parcelle de votre peau a porté de mes mains.

Tête renversée, cuisses ouvertes, vous à genoux sur la moquette à me sucer le sexe, à me manger l’entre cuisse, ce goût d’agrumes de ma petite chatte qui déversait ses flots de mouille chaude….lentement, cet épais plaisir dégoulinant sur votre menton barbu.

Je sentais mon corps pulpeux devenir si léger, fin et il se dessinait sous vos mains. Il se modelait à mesure des sensations et cela était si précis que mon corps marquait comme les virgules d’une belle tirade. Vous écriviez et je ponctuais : virgules, points de suspensions, points d’exclamations.

Il se jouait dans cette caresse buccale une harmonie propice à reformuler le réel. Votre nez appuyant mon pubis, j’avais cette sensation de m’enrouler autour de votre tête, laissant errer mon corps dans un ailleurs léger, voluptueux et libéré.

L’abandon, oui, pas seulement à vous mais à moi-même. Ce que chaque femme devrait pouvoir atteindre auprès de son compagnon d’armes Ce moment où je ne sais plus si je suis seule où accompagnée, deux corps et deux esprits n’en faisant plus qu’un…Une inter pénétration totale.

Votre tête fourrée dans mes cuisses, vos mains crispées sur mes fesses et moi à déverser ma volupté, j’étais et me sentais comme une gourmandise offerte à un enfant, sucrée et pétillante je m’offrais à vos lèvres avides, un grand plaisir commençait. Vous savoir à genoux, la tête bien à hauteur de mes petits orifices ne faisait que doubler mon désir. La succion, les aspirations douces de mon piercing…avalé par votre langue, tété, cette particularité métallique de mon clitoris….rendait la scène ludique…

Je dis souvent que ce piercing se pilote comme une belle petite voiture de course rouge. Oh oui et c’en est une, capable d’accélérations folles et de volt face stimulant, voilà aussi pourquoi je n’accepte aucun pilote qui ne soit pas assuré de maîtriser parfaitement sa conduite. Bien entendu, l’habilité avec laquelle vous me preniez en bouche était parfaite. Un mélange d’ardeur et de finesse montrant son intelligence de désir. Oui, il faut un esprit fin pour bien orchestrer cet Art du Sexe que l’on nomme Erotisme, une intelligence qui sait et peut marquer les arrêts au moment opportun.

Vous étiez donc à m’offrir ce don de vous, à parler à ma chatte doucement, à susurrer afin qu’elle inonde…chauffer la mécanique puis souffler pour calmer les accélérations trop brusques, je m’emballais ! Je me tortillais joyeusement sur le lit en imaginant la scène vue d’en haut, avec cette envie démente de fermer mes cuisses contre vos oreilles et de vous emprisonner votre petit nez dans ma mouille. J’avais des visions de votre menton dégoulinant de cyprine et vos yeux fous. Est-ce que j’imaginais cela ? Sans doute car mes yeux étaient clos, terrassées par votre bouche votre langue et votre majeur. Un désordre intérieur, un voyage abandonné et immobile, le plaisir entre les cuisses, telle une fleur à s’éclore.

Évidement que la chaleur grimpait dangereusement, comme un serpent au soleil …Parcourant mon ventre, s’insinuant entre mes seins, agrippant mon cou et venant caresser mes tempes. Ce serpent s’amusait à se tortiller faisant passer mon plaisir d’un endroit à un autre et je le suivais dans son rythme. Oscillant, ondulant et me laissant glisser sur ce lit comme si je nageais dans une eau tropicale.

Il y avait donc en moi cette saveur douce du plaisir montant, presque silencieux et ralenti, charmant mêlé à un désir plus mordant. J’étais devenue votre petit instrument vibrant. Je ressentais tout, votre chemise sur ma cuisse, les poils de votre barbe, tous les détails qui me rendent si attentive au plaisir et m’amène curieusement au lâcher prise.

A ce moment-là je n’étais pas une femme cuisses ouvertes à se faire lécher, j’étais un ART s’exprimant et dévoilée à celui qui maniait le pinceau, Baron écrivait sa toile et peignait mon plaisir. Mon vice est de vouloir le sexe comme une expression pure non pas d’une technique mais d’une INSPIRATION. Baron inspirait, composait et improvisait sublimement, il me ferait toucher les cieux je le savais. Cette tête fourrée dans ma chatte était bien plus qu’une partie anatomique d’un homme, Baron suçait mon sexe avec sa tête ! Son cerveau, son cortex, tout son être et ça se sentait jusqu’au fond de mes entrailles.

Votre nez pressait ma vulve, sucrerie rebondie et savoureuse, abricot bien juteux qui pouvait exploser sous votre langue à chaque seconde.

Reprenons …

Vous savoir à genoux me procurait un plaisir infini, pas parce que je vous sentais à ma merci (loin de là j’étais à la vôtre) mais parce que je vous sentais totalement dédié à mon plaisir, comme je le suis lorsque je vous suce….et cette offrande vous rendait encore plus viril et désirable. Ce cunni comme une musique, nous étions sur le même tempo, ma chatte attendrie, réveillée, alerte, répondait à tous vos jeux.

Vos doigts venaient d’entrer à nouveau dans ma vulve, brulante, suintante, votre majeur venait appuyer vigoureusement sur mon point G, me secouant de spasmes, me surprenant dans les tortillements pinçant, des gémissements épais et perdus sortaient de ma gorge (à moins que ce ne soit ma chatte qui émettait de tels chants). C’est à ce moment que vous avez bondi, vous relevant promptement pour vous défaire de vos vêtements. Allongée sur le dos, je me suis tournée afin de poser ma bouche sous votre queue tendue. Ouverte, à vous réclamer, vous debout ma nuque an arrière dans le vide. Un coussin vint se glisser sous mon cou, de cette manière vous me surplombiez magnifiquement, mes cheveux contre vos cuisses, une évidence pornographique se dessinait…Votre vit vint plonger dans ma gorge, une position si décadente et si tendre pourtant.

Je me sentais mouiller abondement chaque fois que vous me pénétriez ainsi, longue et dure queue lubrifiée par ma salive qui remontait de ma gorge, je me sentais splendidement baisée, honorée.

Si j’avais pu vous crier :

Baisez-moi
Baisez-moi
Baisez-moi jusqu’au cortex !

Je l’aurais dit, mais ma bouche débordait de votre sexe.

Vous alliez tellement profond, vos couilles venaient taper mes lèvres et s’écraser massivement contre elles, je m’arrimais à vos genoux de mes mains afin de porter encore plus loin.

Soudain, votre main vint me fouiller et s’agiter, votre torse frottait mon ventre et votre bite tapait au fond de ma bouche, votre main en mouvements frénétiques et saccadés, certaine de son itinéraire.. . je me mis à couler intensément, comme jamais sans doute, ma cyprine me revenant au visage.

La f***e de votre sexe dans ma gorge me rendant muette donnait à ma chatte toute sa libre expression. J’éculais dans les ‘flocs’ de votre pénétration, grommelant mon plaisir dans mes étouffements. Et les flots que crachait ma vulve me rendaient lubrique, folle, dans une luxure démoniaque.
Je me souvins avoir pensé ‘ Je vais inonder cette pièce….je n’ai jamais tarie…ma source est-elle sans fin ?'

Aucune main il est vrai n’a jamais épanché cette source entre mes cuisses. Je coulais dans des cris étouffés par votre vit, prisonnière de votre étreinte je commençais à sortir de mon propre corps. Et encore à ce jour, l’écrire me renvoie des perceptions bien réelles, je sens encore votre bite occuper toute ma bouche jusqu’à vos couilles.

Maudits flash- backs !

J’entendais vos râles et les ‘spalshs » de votre mains entre mes cuisses créant cette éruption, ces flots chauds éructant et me laissant hors de moi, à crier mon plaisir étouffé telle une ballonnée et vous tel un démon à enfoncer votre phallus dans ma bouche et votre main dans ma chatte.

La pièce résonnait de nos ébats pornographiques, de mes étouffements et de vos grognements, cette scène bestialement érotique nous faisant gouter un lâcher prise sans égal.

Avais-je encore votre queue en bouche lorsque vous vîntes me boire, redoublant vos ardeurs afin d’étancher votre soif ?

Je jaillissais, rien de moins, de temps à autre je sortais votre membre pour respirer et pour vous crier : ‘Encore, Encore, Encore ! »

L’alchimie parfaite !

Je restais et resterai intriguée par votre faculté à bander encore sans jouir alors que je jouissais en tourbillon….Vous êtes sans nulle doute à ce jour le plus endurant de mes amants, vous maintenez l’excitation et la nourrissez sans cesse, la faisant monter et monter encore sans jamais autoriser à ce qu’elle redescende.

L’explosion massive, baveuse, la jouissance :

Sperme dans ma bouche, cyprine dans votre main
Fluides chauds et puissants choc des titans !

Nous venions de gicler ensemble dans un drôle de 69 , je me sentais belle et apaisée avec en tête la sodomie que je vous réclamais depuis des mois !
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Posted by coderouge
6 months ago    Views: 335
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6 months ago
Un immense remerciement pour ce texte littéraire et érotique qui me rappelle ma jeunesse....
Henry