Le Boss - Chapitre 4

Résumé des épisodes précédents :

Voilà déjà plusieurs semaines que je travaille pour Jean-Yves Varmois, un patron aussi exigeant dans le travail qu’appliqué dans ses pénétrations. Malgré quelques maladresses, il me semble cependant que je suis parfois en passe de pouvoir prendre le contrôle. Ou presque.





— Non.
— Comment ça, non ?
— Avec deux N. Un au début, un à la fin.
— Léa je suis surpris. Il me semblait que nous avions un accord.

Très simple l’accord : il me paye bien au-delà de la valeur réelle de mon travail et me sodomise à loisir. Ce jour-là, j’avais décidé de le priver de cette prérogative. Mon poste pouvait certainement être en jeu, mais le risque lui-même contribuait à une certaine exaltation. J’étais une résistante. Comment Jean-Yves Varmois, l’homme qui en sous-main fait et défait les marchés financiers, allait-il réagir ?

— C’est une décision définitive ?
— Tout à fait.
— Bien. Bouclez le dossier HSBC et préparez-moi une synthèse sur le bilan de la filiale de Jersey.

Je sortis du bureau. C’était tout ? Pas de chantage ? Pas de contrainte ? Pas de licenciement ? Pas même une mise au placard ? J’étais étonnée. Je travaillais ici depuis à peine deux mois, d’autres filles de la boîte prenaient sa queue dans un trou ou l’autre, tous les jours, depuis des années, et aucune n’avait jamais simplement pensé à dire non ?

Les semaines suivantes se sont écoulées sans que mon patron ne fasse plus la moindre suggestion à caractère sexuel. Bien entendu, il n’était pas en manque : la société compte assez d’employées, toutes recrutées sur les mêmes critères, pour le satisfaire au-delà du raisonnable. Lucie Eckhart en particulier, la petite dinde blonde de la compta, celle qui m’insupporte, était appelée dans le bureau patronal plus souvent qu’à son tour. Tout l’étage pouvait entendre ses écœurants beuglements orgasmiques. J’avais pris en horreur le petit air satisfait avec lequel elle en ressortait. Elle ne se préoccupait manifestement plus guère de son fiancé il y a peu si précieux et se laissait dilater le fondement avec bonheur.

Et j’en étais ulcérée. Mon ego ne le supportait pas. Rien ne se passait comme prévu. Varmois enculait n’importe qui, je n’avais donc été qu’un réceptacle comme les autres. Je m’étais leurrée en fantasmant une relation plus forte, une complicité dans notre rapport de domination. J’avais espéré lui devenir indispensable, le rendre accro à mon essence. Échec, Léa Lomont. Son seul besoin était de se vider les couilles, peu importe dans qui. Les hommes de pouvoir sont souvent entourés de femmes que leur puissance attire, j’avais été fort prétentieuse de penser que je pouvais m’imposer à lui au milieu de cette forêt de cuisses s’ouvrant à un claquement de doigts.

Alors que j’étais à l’origine de la modification radicale de notre relation, je me sentais trahie. J’avais besoin de me rassurer. Comme je l’ai déjà dit, avant de travailler pour Varmois, je pratiquais de temps à autre le sexe comme un exercice hygiénique plus que par réel désir. Je choisissais un beau mec pour me faire jouir et je le consommais en une soirée. Je décidai de renouer avec cette habitude et, à la fin de la semaine dernière, je suis allée prendre un verre au bar du Bristol.

J’aime l’ambiance des bars de palaces, ce mélange de formalisme et de détente que procure un service parfait. Celui du Bristol est mon préféré, dans le style dix-huitième propre à cet hôtel, spacieux, lumineux, ouvert sur le large hall, des baies vitrées donnant sur le jardin intérieur. Marie-Antoinette s’y serait sentie chez elle. J’avais mis une longue robe noire Lacroix coupée dans un tissu fluide qui moulait parfaitement mes fesses et mes jambes, et un petit spencer inspiré des costumes de toréadors chers au même couturier. Mes longs cheveux noirs étaient lâchés et pour une fois, malgré une allergie toujours possible, j’avais remplacé mes lunettes par des lentilles. Je le paierais avec des yeux rouges pendant deux jours, mais peu importe. Je voulais être sublime.

Installée dans un fauteuil dos au promenoir du jardin, une coupe de champagne à la main, je faisais face au bar circulaire autour duquel se tenaient plusieurs groupes et quelques hommes seuls. Un beau gosse, à peine plus de trente ans, habillé comme s’il y avait un golf à proximité, m’avait repérée. Il n’écoutait plus la conversation de ses amis et me regardait à la dérobée, ce que je faisais mine d’ignorer. Je le vis se pencher et glisser un mot au barman. Je savais ce qu’il lui demandait : étais-je une call-girl ? Elles sont nombreuses à hanter les palaces, et parfois difficiles à distinguer des belles clientes. Sans doute rassuré par la réponse, il se glissa entre les colonnades et s’approcha de ma table. Mimant la componction d’un serveur, un plateau imaginaire à la main, le bras gauche replié dans le dos, il m’adressa un sourire :

— Mademoiselle désire-t-elle une autre consommation ?

Il tentait l’humour. Je lui rendis un sourire glacial.

— Vous pensez être un bon coup ?

Il se laissa presque démonter mais se rattrapa vite.

— Je serais prétentieux de l’affirmer. Mais j’aimerais bien avoir votre opinion sur le sujet.
— Vous avez une chambre ici ?
— Je peux en prendre une.
— Alors réglez les détails.

Dix minutes plus tard, je le rejoignais au troisième étage. Une junior suite dont l’ameublement classique comprenait f***e fauteuils, divans et tables basses aux pieds contournés. À vrai dire un peu kitch mais les touristes étrangers adorent. So Paris ! Dans son seau, une bouteille de Ruinart rosé attendait à côté de deux verres. Il s’apprêtait à la déboucher mais je l’arrêtai.

— On va monter à la piscine.
— Ah ! Je n’ai pas de maillot.
— Moi non plus.
— Très bien, on improvisera, alors !

Décidément, ce garçon se montrait parfaitement docile. Il était prêt à claquer une fortune dans la soirée, ce que je trouvais plutôt flatteur. Et il ne discutait pas mes caprices. Je commençais à me détendre vraiment. Je me retrouvais. La collaboratrice docile que Varmois avait fait de moi s’estompait, Léa Lomont la prédatrice était de retour.

Je passai à la salle de bain et me déshabillai en laissant la porte ouverte. Il me dévorait des yeux, immanquablement. Je pris tout mon temps pour retirer ma robe, lui laissant admirer mes jolis seins et ma cambrure, et ne gardai qu’un string minimaliste qui ferait office de maillot. Puis j’enfilai un gros peignoir doux et moelleux aux armes de l’hôtel et des chaussons. Je rejoignis la chambre, mon compagnon était déjà lui aussi en peignoir, ses vêtements en vrac sur un fauteuil.

Dans l’ascenseur qui nous menait au sixième, il engagea une conversation badine.

— Je ne connais même pas votre prénom, belle inconnue ! Moi c’est…

Je l’interrompis avec un grand sourire :

— Je m’en fous.

J’ouvris son peignoir, baissai un caleçon noir et sortis sa queue. Il ne bandait qu’à moitié, mais c’était plutôt un beau morceau. Je me penchai et le pris en bouche. Quelques coups de langue appuyés et il se redressa complètement. Le garçon paniquait un peu: trois étages, ça se monte très vite, que trouverions-nous à l’ouverture de la porte ?

— Euh attendez ! Si…

Je me redressai. Lui l’était pleinement.

— Pas mal. Ça devrait faire l’affaire.

Il se rembraillait lorsque les portes s’ouvrirent sur le couloir vide qui menait au spa. Quelques portes plus loin, nous fûmes accueillis par une jolie blondinette aux cheveux courts que la blouse de sa profession ne mettait pas en valeur. Contrairement au fantasme entretenu par Canal Plus le samedi soir à minuit, les tenues des employées féminines des grands hôtels sont toujours soigneusement étudiées pour gommer toute sexualité et faire d’elles des êtres neutres qui ne soient pas des cibles pour les clients. Tout l’inverse de la logique de Varmois, en somme.

— Bonsoir Madame, Monsieur, la piscine ferme à 22 heures 30. Les serviettes sont à votre disposition ici.

Il était plus de 22 heures et il ne restait plus qu’elle pour accueillir les baigneurs tardifs.

— Il y a souvent du monde, le soir ?
— Presque jamais. Vous êtes seuls et à mon avis, vu l’heure, devriez être tranquilles.

Mon compagnon lui glissa un beau pourboire.

— Peut-être pourriez-vous vous en assurer ?

Elle sourit et escamota le billet.

La piscine du Bristol est un endroit magique. Au dernier étage, avec de grandes baies vitrées dominant Paris, c’est un bijou de bois et de cuivre donnant l’impression qu’on est sur le pont d’un paquebot transatlantique des années folles. J’ai laissé tomber mon peignoir et ai plongé avec délectation. Nager en hiver sur les toits de la capitale, c’est juste le pied. Du coin de l’œil, j’ai vu le regard inquiet de l’employée. Le topless n’est pas admis, et personne ne pourrait confondre mon string avec un maillot ! Mais elle ne dit rien et disparut dans le spa. Mon compagnon sauta à l’eau dans une grande gerbe et vint m’enlacer. Je le sentais contre mon ventre, à travers son caleçon, il bandait dur. Il riait, ravi comme un gosse. Il repoussa délicatement mes longs cheveux trempés et m’embrassa. Un baiser profond et tendre. Il n’allait quand même pas tomber amoureux, ce con !

Je me dégageai juste assez pour glisser ma main dans son caleçon et venir enserrer sa bite. Je le branlai doucement, il semblait aux anges.

— Si on m’avait dit que cette soirée allait tourner comme ça…

Je posai mon doigt sur ses lèvres.

— Tu es là pour me faire jouir, et moins tu parleras, mieux ce sera, d’accord ?

Je me hissai à l’échelle, dos au bord de la piscine, et m’assis sur la dernière marche. J’écartai largement les jambes, dans un mouvement facile à interpréter. Docile, debout dans l’eau, il avança son visage entre mes jambes. Il caressait mes cuisses, couvrait l’intérieur de petits baisers, effleurant du bout des doigts ma fente moulée dans le string transparent et trempé. Il savait m’exciter, et je devais me retenir pour ne pas plaquer tout de suite sa tête contre mon sexe. Enfin sa langue se rapprochait, un doigt écartait le voilage mouillé. Je frémissais. Il y avait tellement longtemps que je ne m’étais pas fait bouffer l’abricot ! Ce genre d’attention n’était pas la spécialité de mon enculeur de patron, et coup de bol, le garçon que j’avais ramassé était plutôt doué.

Il alternait entre délicatesse et touchers plus francs, effleurements du bout de la langue et passages appuyés, passant entre mes lèvres, venant contourner mon clitoris sans jamais le toucher. Il cherchait à m’agacer, et ça marchait ! J’agrippai sa tête à deux mains et la pressai contre mon sexe, l’obligeant à écraser ses lèvres sur les miennes. Je branlais mon bouton contre son nez, l’étouffais entre mes cuisses sans me demander s’il pouvait respirer ou non. Je pouvais sentir l’orgasme approcher. Mon partenaire retira un instant son visage pour reprendre une longue inspiration mais je le maintins coincé entre mes cuisses et le contraignis à replonger sur mon sexe. Je faisais de grands mouvements de bassin, haletant doucement, me branlant littéralement sur sa figure, et la satisfaction arriva. Pas un orgasme ultime, mais un tremblement libérateur, de petites pointes de plaisir et de soulagement. Je me relâchai.

Il partit en arrière dans l’eau, à bout de souffle. Je l’avais obligé à finir sur une belle apnée ! Sa joue portait la marque du frottement de mon string.

— Eh bien ! Toi, tu es plutôt du genre tigresse !
— J’avais envie.
— J’ai vu, oui !

Il revint vers moi alors que je me laissais glisser dans l’eau, relâchant tous mes muscles. Je remarquai alors que la fille du spa se tenait dans le coin de la porte, aussi discrète que possible. Sa main disparaissait sous son tablier et son bras s’agitait frénétiquement. Elle nous avait regardés et s’en trouvait assez excitée pour se masturber avec vigueur. Je l’ignorai et laissai mon coup d’un soir se serrer de nouveau contre moi. Il avait sorti son sexe sur le côté de son caleçon et se frottait à mon ventre, bandant à n’en plus pouvoir. Il glissa une main sous ma cuisse gauche et me souleva un peu, aidé par la faible pesanteur artificiellement générée par l’eau. Tirant le string pour en dégager mon sexe, il vint placer son gland à l’orée de ma fente et tenta de pousser. Je l’évitai.

— Tu… ne veux pas ?
— Tu as déjà essayé de baiser dans l’eau ?
— Non.
— Eh bien ça ne marche pas ! L’eau rentre dans le vagin et enlève toute lubrification, et le chlore irrite. Ça a peut-être l’air sympa dans l’idée mais c’est juste une connerie qui fait mal.

Il avait l’air tout penaud. Je le branlai doucement et me laissai immerger face à lui. Les yeux fermés, je descendis le long de son ventre jusqu’à trouver son sexe tendu que je fis glisser jusqu’au fond de ma gorge. En apnée, je commençai à le sucer. Je tenais fermement ses couilles d’une main, accrochée à sa fesse de l’autre pour ne pas remonter. J’ai tenu une trentaine de secondes avant de prendre à la surface une grande goulée d’air, et j’y suis retournée. J’ai toujours aimé avoir la queue d’un garçon dans la bouche. Je sais qu’à ce moment ils sont vulnérables, je peux en faire ce que je veux. C’est moi qui décide s’ils vont jouir ou non, et quand.

À la troisième plongée, j’estimai qu’il était temps. D’autant que ces putains de lentilles me brûlaient les yeux. J’aspirai plus fort, plus vite, et serrai la base sous les couilles. Lorsque je sentis la vibration annonciatrice de l’éjaculation, je me retirai. Je n’ai rien contre le fait d’avaler un peu de sperme, mais boire en même temps la tasse dans une piscine, fût-elle sublime, non !

Le jet blanchâtre se perdit dans l’eau et remonta lentement vers la surface. Mon coup du soir avait un visage extatique. Je lui décochai mon plus beau sourire.

— Tu vois : baiser dans l’eau, non. Sucer, oui.

Enveloppés dans nos peignoirs, nous sommes redescendus à la chambre. La fille du spa était toute rouge lorsqu’elle nous a souhaité une bonne nuit. Un Varmois lui aurait sans doute proposé de nous suivre, histoire de l’enculer devant moi. Mon compagnon n’était pas du même acabit, et il se contenta d’un bonsoir aimable. Je ne sais même pas s’il avait remarqué que la fille avait pris grand plaisir à nous observer.

Le champagne était resté au frais dans son seau et il tombait à pic. Le temps de passer sous la douche et nous étions déjà sur le lit, une flûte à la main. J’étais alanguie, sur le dos. Mon Roméo laissait courir ses mains sur mon corps. Il avait l’air d’apprécier particulièrement ma poitrine et la couvrait de baisers. J’adore mes seins, joliment dessinés, ni trop gros ni trop petits, fermes et pleins, et surtout très sensibles aux caresses. Je me fis la réflexion que Varmois n’y avait jamais touché. Mon patron ne s’était jamais préoccupé que de mon cul. Mais pourquoi pensais-je encore à ce sale type, alors que j’étais avec un mec parfait qui redescendait docilement lécher ma fente ?

Quelques coups de langue préparatoires, je le voyais bien à la quantité de salive qu’il s’appliquait à déposer entre mes lèvres. Puis il souleva mes deux jambes, et me pénétra doucement, sans à-coups. C’était agréable. Et encore plus amusant lorsque je levai les yeux vers son regard anxieux : ce bon garçon, attentif à bien faire, ne voulait surtout pas me décevoir. Je lui souris, donnant implicitement le signe du départ, et il s’activa à me baiser. Lentement d’abord, fougueusement ensuite. Je me laissais bercer par ses coups de reins, je l’encourageais de petits soupirs. Mais je ne ressentais pas grand-chose. Moi d’habitude si prompte à savoir aller chercher mon plaisir, j’étais bloquée. Dans ma tête voguait l’image de la bite épaisse de Varmois alors que résonnait sa voix paradoxalement chaleureuse et autoritaire. Je me haïssais. Je le haïssais. « Léa Lomont ne dépend de personne. »

Mon partenaire m’avait fait basculer sur le côté. Il s’activait toujours avec application, soucieux de me faire jouir. Puis il me fit pivoter de nouveau jusqu’à me mettre et levrette. Il caressait mon dos, embrassait mes fesses qu’il écarta pour glisser sa langue dans la raie, gratifier mon anus d’un profond french-kiss, descendre le long de la fente jusqu’à toucher de la pointe mon clitoris. Sa queue retrouva le chemin de mon sexe et il me pénétra de nouveau, malaxant mes fesses à pleines mains. La tête et les épaules dans les coussins, mes longs cheveux noirs coulant sur les draps blancs, les fesses relevées, j’étais le fantasme de tout homme. D’habitude j’adorais ce moment, et l’excitation que je devinais chez mon partenaire provoquait ordinairement la mienne. Mais cette fois, rien. Le vide. Je sentais les va-et-vient souples et efficaces de son sexe dans le mien mais mon corps y était indifférent.

Et je savais. Je savais que son regard était braqué sur mon trou du cul. S’il avait un peu d’expérience, et je n’en doutais pas, il pouvait voir immédiatement que les lieux avaient été souvent visités. Sa langue s’y était tout à l’heure à demi enfoncée sans difficulté, et ma rondelle devait cligner lorsqu’il écartait mes fesses. Inexplicablement, j’en étais morte de honte. Varmois m’avait marquée aussi sûrement qu’avec une fleur de lys sur l’épaule : j’étais une enculée.

Une réaction paradoxale : si avant Varmois je ne pratiquais pas l’amour anal, je n’avais pourtant nul jugement sur les femmes qui, selon quelques confidences recueillies des soirs d’alcoolémie, y trouvaient le plus grand plaisir. Une copine de fac, aux États-Unis, ne jurait que par son petit trou, meilleur moyen selon elle d’atteindre un orgasme total. Je l’avais enviée. Tout moyen d’atteindre l’orgasme doit être célébré. Alors pourquoi ce mépris pour moi-même ? Pourquoi me sentais-je rabaissée par l’idée de la sodomie ? Varmois, bien sûr.

Je dois maintenant être tout à fait honnête. Longtemps je n’ai rien ressenti d’autre qu’une vague gêne et parfois une petite douleur lorsque la queue de mon patron pilonnait mon rectum. Mais sur les derniers temps, la chose est devenue différente. Ce n’est pas un hasard si je me suis décidée à lui dire non. Au fil des sodomies, ma sensibilité s’est accrue, j’ai parfois eu l’impression de découvrir un point G dans mon cul ! Les derniers jours, ce n’est qu’au prix de grands efforts que je n’ai pas joui lorsque Varmois se glissait entre mes fesses. J’ai refusé de lui montrer qu’il pouvait me donner du plaisir, alors qu’au fil des semaines il avait su faire de mon étroit conduit un objet de félicité non seulement pour lui, mais aussi pour moi. Inacceptable.

Mon Roméo ne s’y trompait pas. Comme par inadvertance, son pouce s’égarait sur mon anus, exerçant des pressions de plus en plus insistantes. Il descendait sur mon sexe chercher des sécrétions lubrifiantes et les remontait à mon cul, mine de rien. Je connaissais bien ce petit jeu préparatoire pour avoir souvent eu à y mettre fin, lors de mes précédentes relations. Cette fois indécise, je le laissai continuer. Il allait bientôt me poser la question. Ou tenter une entrée discrète. Une part de moi avait envie de le sentir investir mes entrailles, mais la fière Léa Lomont ne se laissait pas sodomiser par des inconnus.

D’un autre côté, la fière Léa Lomont prenait son pied comme elle l’entendait, sans avoir à se soucier des autres. Après tout ce type n’était qu’un gode vivant, je me le mettais où je voulais. Ma décision fut prise.

— Encule-moi.

Un homme résiste rarement à ce genre d’injonction. Une microseconde après que j’aie parlé, sa queue se présentait devant mon anus, frottant son gland en petits mouvements circulaires de politesse. « Pas de ça mon garçon, je veux de la franchise ! » Je me suis projetée en arrière, m’empalant au plus profond d’une seule poussée. Oui, c’était ça que mon corps désirait, une plénitude anale. Mon partenaire l’avait vite compris, et il m’investissait maintenant sans retenue. Il devait se dire que j’étais une sacrée salope. De mon côté, les idées se mettaient enfin en place. Cette bite de passage était en train de rompre la malédiction que mon patron faisait peser sur moi depuis si longtemps. Je me dégageai, me resservis du champagne et changeai de position. Tout était clair. La queue de Roméo reprit docilement le chemin de mes entrailles alors que je vidais ma flûte à petites gorgées, un sourire aux lèvres.

J’eus ce soir-là un orgasme tout à fait satisfaisant. Mais j’avais surtout réalisé comment résoudre l’équation Varmois.

C’est pour ça que je suis aujourd’hui à la porte de son bureau, lubrifiée et décidée.

— Eh bien Léa, je ne vous ai pas fait appeler…
— En effet Monsieur. Je viens me faire enculer.
— Pertinente initiative, Léa.

Il n’a pas l’air surpris. Je me demande ce qui pourrait étonner Jean-Luc Varmois, l’homme qui reste maître de lui en toutes circonstances. Il n’affiche pas non plus de sourire supérieur ou satisfait, il est juste courtois. Il n’a pu que remarquer mes yeux rougis, et ignorant ma stupide idée de lentilles de la veille, il attribue sans doute leur sensibilité à des pleurs. Je lis dans son esprit : « Cette pauvre Léa est certainement perdue, elle ne peut se passer de moi et s’est certainement résolue à s’offrir de nouveau après de nombreuses hésitations qui l’ont bouleversée. ».

C’est une bonne chose que je lui semble là, maintenant, si faible.

Il se lève et m’indique du geste le fauteuil sur lequel il attend que, comme je l’ai si souvent fait, je prenne position à quatre pattes, jupe relevée, culotte baissée, croupe tendue et offerte. Mais au lieu de respecter ce rituel, je fais un pas vers lui et viens prendre sa tête pour lui offrir un baiser fougueux. Ce type m’a enculée des dizaines de fois, et nos langues ne se sont encore jamais touchées. Mon geste le surprend mais il se laisse faire et me rend mon baiser. Nos langues s’emmêlent, mes mains descendent à la boucle de sa ceinture, ouvrent la braguette et font descendre pantalon et caleçon jusqu’à ses genoux. Souvent Varmois se contente de sortir sa queue sans baisser son pantalon. Aujourd’hui je le veux disponible. Je tombe à genoux et prends sa queue en bouche. Encore quelque chose de nouveau entre nous. Il bande vite et son sexe épais m’étouffe presque. Je le suce avec une lenteur calculée, l’avalant tout entier puis me retirant en aspirant. Nos regards sont rivés l’un à l’autre. Il se dégage.

— Léa, vous m’étonnez. Vous semblez déborder d’une… tendresse malvenue. Ce n’est pas ce que j’attends de vous, vous le savez.
— Mon cul arrive, monsieur Varmois.

Je laisse tomber mes vêtements au sol, me déshabille entièrement et le pousse à s’allonger sur la moquette. Je n’ai pas oublié le jour où il a léché sans protester mes doigts couverts de la jouissance d’Emma Verdini. Je sais que Varmois peut parfois être prêt à se laisser guider. Je me tiens debout, jambes écartées de part et d’autre de son corps, lui offrant une contre-plongée obscène. Ses yeux sont rivés sur ma fente surmontée d’un minuscule ticket de métro noir. Je m’accroupis face à lui, ouvre sa chemise que je rabats dans son dos, bloquant ses bras. Il va pour protester mais je prends son sexe que je dresse à angle droit de son corps, et je m’assieds dessus, simplement. Sans grande résistance sa queue ouvre le passage jusqu’au fond de mon rectum et je souris. On y est. Et cette fois je ne cacherai pas mon plaisir.

Je commence à onduler du bassin sans jamais le soulever. Varmois tente de bouger, je l’en empêche, pesant de tout mon poids, m’enculant encore plus profondément si c’est encore possible. Je ne veux pas que sa queue coulisse en moi, je veux juste la sentir présente, je veux être dilatée.

Il tente alors de se relever mais il est entravé, les bras pris dans la chemise, le pantalon enserrant les genoux. Il grogne.

— Léa, servez-vous de vos cuisses ! Activez-vous sur moi !

Pour toute réponse j’att**** mon string qui est à portée de main sur la moquette et le lui enfonce dans la bouche avant de lui appliquer, moqueuse, deux petites tapes sur la joue. Stupéfait, il ne bouge plus. Je continue mes mouvements latéraux, je sens son sexe gonflé à l’extrême par la frustration emplir totalement mon rectum, battre au plus profond de moi. Un frémissement court dans mes jambes et remonte à mon ventre, annonciateur d’un plaisir intense. Je soupire d’aise.

Je projette une main entre mes jambes. J’y trouve mon clitoris. Je le branle frénétiquement. Ma respiration se fait haletante. Des vagues montent en moi, contradictoires. Mon clitoris irradie un plaisir aigu alors que je sens dans mon cul arriver une lame sourde, profonde, plus intense encore. Varmois est comme tétanisé. Coincé, incapable du moindre mouvement. Parfait. En moi les deux vagues se rejoignent. S’affrontent. Je tressaille comme une épileptique. Enfin leurs rythmes s’accordent, elles s’unissent pour faire exploser un orgasme total, absolu, d’une longueur et d’une intensité que je n’aurais jamais crues possibles. J’ai lâché prise, mon corps est un volcan de sensations. Durant un temps qui me semble infini, je hurle mon bonheur à en faire exploser les vitres.

Je reste pantelante, plantée sur cette bite qui vient de me faire tant de bien. De petits spasmes me secouent encore et encore. Un sourire stupide barre mon visage. Après un abandon si parfait, je reprends peu à peu le contrôle de moi-même.

Varmois n’a pas pu jouir, moi si. Je me relève et le laisse sur la moquette, la bite engorgée tremblante de désir inassouvi. Je me rhabille. Je récupère ma culotte, libérant sa bouche, et je me dirige vers la porte. Il essaye maladroitement de se relever, empêtré dans ses vêtements.

— Léa ! Il faut me finir maintenant !
— Non.
— Comment ça non ?
— Avec deux N, un au début, un à la fin.

93% (14/1)
 
Categories: AnalBDSMFetish
Posted by calibisous
1 year ago    Views: 2,952
Comments (12)
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8 months ago
La meilleure histoire du site :)
8 months ago
Je me permets d'insister... une dernière fois. Au risque de me prendre un non, avec deux N.
Pour avoir la chance d'échanger en privé... et par curiosité... qui se cache derrière ce texte ? Etc.
8 months ago
Très excitant !... enfin une histoire dans laquelle les deux sujets ont de la répartie. Une bouffée d'air.
J'espère une suite prochaine...
1 year ago
j ai franchement adoré.... vraiment terriblement excitant
1 year ago
de belles histoires
1 year ago
Très belle écriture !
Vivement le chapitre 5 :-)
1 year ago
mmmm super excitante comme histoire! vivement une suite!
1 year ago
Au plaisir de lire la suite !!! Très excitant totu celà !
1 year ago
Belle suite, Léa prend des aises... est-ce que ça suffira ?
Toujours très excitante
OALINE
retired
1 year ago
une suite non ?
1 year ago
J'adore vous lire, l'histoire est délicieuse !
OALINE
retired
1 year ago
superbe non