les motards sont sympas ( lu sur le net)

Aline et Christian ont loué un gîte dans l’arrière-pays varois pour y passer quelques jours de repos à l’écart du monde urbanisé. La petite route qui les mène jusqu’au hameau de la Borie n’en finit pas de tourner et de monter. S’étant trompés de route plusieurs fois, ils n’y arrivent que tardivement, vers 22 h.

Le gîte est constitué de deux vieilles bâtisses en pierre, accolées l’une à l’autre. La première possède un étage et l’autre est de plain-pied. C’est cette dernière qu’Aline et Christian ont réservée. Chaque bâtiment possède un petit jardin avec terrasse. Pour accorder un peu d’intimité aux locataires, des panneaux d’occultation en bois séparent les jardins.

Ils ouvrent la porte et pénètrent dans l’unique et grande pièce qui contient un aménagement rustique mais confortable : grande table en bois, grand lit, un coin-cuisine et une salle de bain. Christian ressort aussitôt pour décharger leurs bagages. Curieux, il jette un œil par-dessus les panneaux d’occultation : l’autre partie du gîte semble inoccupée car aucune lumière ne filtre au travers des volets clos. Tant mieux, ils passeront des vacances au calme.

Aline ouvre toutes les fenêtres pour aérer la pièce. La belle nuit de ce début d’été n’est troublée que par le chant des grillons.

Ils font rapidement le lit et se dirigent vers la salle de bain pour y prendre une douche qui va les délasser de leur voyage. Malgré la cinquantaine, ils sont tous deux bien conservés mais la durée du voyage et les petites routes de montagne les ont tout de même un peu courbaturés.

— Tu veux bien me laver le dos ? dit Aline en tendant l’éponge à son mari.
— Mais bien sûr ! Je vais m’appliquer, tu peux compter sur moi…


Ce moment de détente prend très rapidement une tournure érotique. Christian savonne abondamment le dos constellé de taches de rousseur d’Aline puis glisse ses mains remplies de mousse sous les bras de son épouse pour remonter vers les deux seins qu’il enserre d’abord délicatement, puis fermement tout en collant son bassin contre elle. Aline a fermé les yeux pour mieux savourer l’instant et sent monter en elle une douce chaleur :

— Serre-moi fort dans tes bras, huummmm, c’est bon, mais… je sens quelque chose au bas de mon dos, c’est quoi ?
— Retourne-toi, tu verras mieux !
— Eh bien ! dit Aline en constatant l’érection de son mari, je vois que l’air de la montagne te réussit. On va être épuisés à la fin de nos vacances, mais… j’aime !


Le regardant droit dans les yeux, elle le masturbe lentement. Christian se laisse faire puis il l’interrompt et lui fait une proposition :

— Viens… on va essayer le lit.


Il sort de la douche et lui tend un drap de bain. À peine débarrassés des gouttes d’eau qui perlent sur leur peau, il lui prend la main et l’entraîne vers le lit métallique qui les accueille en grinçant. Aline s’inquiète :

— On n’a pas fermé les volets ni la fenêtre ! Tu n’as pas peur que…
— Ne t’inquiète pas, il n’y a personne à côté. Tous les volets sont fermés et je n’ai pas vu de lumière, ni entendu de bruit.


Ils s’embrassent tout d’abord tendrement, puis ensuite à pleine bouche tellement ils ont envie l’un de l’autre. Pour mettre un terme à l’impatience qu’ils partagent, Christian pénètre Aline sans attendre et commence un va-et-vient très lent.

— Ça va ? demande Christian.
— Ça va…
— Tu n’as pas l’air très convaincue ! Et, comme ça, ça va mieux ? dit-il en accélérant la cadence.
— Tu peux mieux faire…


Christian la prend plus énergiquement,

— Et là ?
— Oui, c’est un peu mieux… lui dit-elle pour le taquiner.
— Après, je ne peux plus rien faire pour toi, il ne nous reste plus qu’à courir la montagne pour inviter un grand loup-garou ventru, poilu, mais… endurant et bien monté !
— Là, par contre, ça peut m’intéresser… répond-elle, haletante.
— Je vois… ou plutôt, je sens que ça te motive beaucoup, je glisse comme dans du beurre !


Christian accélère son va-et-vient. Aline gémit de plus en plus fort et le lit grince en cadence.

— Dis-moi, ça te dirait de te faire défoncer par un grand loup-garou bien monté ?
— Oh oui, fais-moi voir comment il me baiserait !


Elle pousse de petits cris à chaque poussée de Christian et, très rapidement, ils partagent un orgasme très bref, mais intense. Fatigués par le voyage mais détendus par leurs ébats, ils s’endorment en quelques minutes.

Le lendemain matin, ils sont réveillés de trop bonne heure par les pots d’échappement de motos pétaradantes.

— Zut, il est 7 heures ! marmonne Christian encore endormi. Je vais fermer la fenêtre, j’espère qu’on n’a pas loué à côté d’une route empruntée par tous les motards du coin !
— Mmmmm, c’est quoi ? marmonne Aline, décollant avec peine la tête de l’oreiller.


Les vieux volets dont les lames ne jointent pas laissent passer la lumière du jour, ce qui les empêche de retrouver le sommeil. Deux heures après, non sans avoir copieusement râlé de ne pas pouvoir faire la grasse matinée pour leur premier jour de vacances, ils abandonnent le lit. Le reste de la journée est consacré à traînailler, visiter les alentours où ils ne rencontrent personne.

— On est vraiment seuls au monde ici, dit Christian.
— C’est pour ça qu’on a loué ici, pour fuir la ville et la foule.
— Il faudrait tout de même aller faire quelques courses, non ?
— Tu as raison, on ne va quand même pas vivre que d’amour et d’eau fraîche. Il nous faut de quoi manger mais aussi, et surtout, de quoi boire pour notre dîner en amoureux de ce soir ! Je voudrais trinquer avec toi dans mes nouvelles tenues…
— Tu ne m’avais pas dit que tu avais fait les magasins !
— Je voulais te faire la surprise ! Ici, nous allons pouvoir « jouer » tranquillement.


Peu après 20 h, ils sont de retour du village le plus proche. Après avoir rangé leurs courses et ouvert en grand les fenêtres qui donnent sur la vallée, Christian prépare un cocktail à base de gin, de curaçao, de martini et de jus de citron et en remplit deux verres qu’il dépose sur la table de la terrasse, après y avoir ajouté deux pailles. Il complète l’ambiance avec un fond musical de musique house, rythmée et sensuelle.

Aline le rejoint quelques minutes après. Elle porte une robe noire, échancrée sur le devant et qui laisse son dos quasiment dénudé, à l’exception de deux bandes de tissu très étroites. Perchée sur de hauts talons compensés, elle esquisse un déhanché provocant et défile devant Christian avant de venir s’asseoir tout près de lui pour déguster le cocktail glacé. Aguichante, elle le fixe de ses yeux noisette mis en valeur par un maquillage soutenu, alors que ses lèvres ourlées d’un rouge sombre enserrent sensuellement la paille. Sous le regard admiratif de son mari, qui détaille son anatomie avec un intérêt non dissimulé, elle a l’impression d’être la plus belle femme du monde !

— Alors, qu’est-ce que tu en penses ? demande-t-elle.
— Très sexy, mais je ne sais pas si tu pourras la mettre pour sortir au village.
— Et pourquoi donc ?
— Si tu te balades comme ça, tu risques d’attirer sur toi tous les mâles du coin !
— Et ça te plairait ? Petit cochon…


Christian prend son temps pour lui répondre. Ils continuent à déguster leur verre, lentement, en ne se quittant pas des yeux. Leur désir grandit très vite mais ils le contiennent, pour en savourer chaque minute, chaque seconde…

— Comment te dire, ça ne me laisserait pas indifférent, tu le sais ! Mais toi, tu sortirais comme ça ?
— Ma foi… pourquoi pas, mais j’ai encore mieux ! Je reviens, j’en ai juste pour quelques minutes.


Sur ces mots, Aline se lève et disparaît dans le studio. Christian lui emboîte le pas pour préparer deux nouveaux cocktails d’un bleu métallique. Un court instant après, il rejoint la terrasse et attend avec impatience le retour d’Aline, vêtue de la nouvelle tenue qu’il imagine avec gourmandise.

Quelques minutes plus tard, elle apparaît, effectivement vêtue de manière beaucoup, beaucoup plus sexy… Perchée cette fois sur de hauts talons aiguille, elle porte un micro short bariolé, des bas blancs avec des porte-jarretelles, un soutien-gorge « push-up » et un débardeur blanc très échancré qui met sa poitrine en valeur, offrant au regard intéressé de son mari des volumes qui attisent le désir masculin.

Après avoir avalé quelques gorgées d’alcool, Aline se lève, tourne autour de Christian et, au rythme de la musique, se déhanche devant lui de manière non équivoque. Elle le frôle de ses mains, approche son décolleté du visage empourpré de son mari, l’embrasse du bout des lèvres… Puis, ne se contentant plus de l’aguicher, elle le provoque en passant avec insistance la main sur sa braguette, ce qui lui déclenche immédiatement une érection. De son côté, il essaie de glisser une main conquérante sous le short, mais elle met très rapidement un terme à ses caresses et l’apostrophe d’un air très coquin :

— Hé là… Pas si vite !


Puis, s’asseyant pour terminer son verre, elle ajoute :

— Et comme ça, qu’en penses-tu ?
— Wouaw, si tu vas au village dans cette tenue, je ne pourrai rien faire pour te soustraire à l’assaut de tous les habitants de sexe masculin !
— Eh bien, tant pis pour toi si tu ne peux pas m’en protéger.
— Pouvoir est une chose… je crois surtout que je n’en aurai pas vraiment envie !
— Tiens donc, et bien moi non plus je crois que je n’en aurais pas envie… lui répond-elle en riant.


Au bout de trente années de mariage, ils osent exprimer très librement toutes leurs pensées, leurs fantasmes, et cela, sans fausse honte, ni gêne. « La maturité ne présente pas que des inconvénients ! » pense rêveusement Christian lorsqu’un grincement de volet leur fait brusquement lever la tête en direction de l’autre gîte.

Un visage d’homme apparaît, souriant, à la fenêtre de l’étage.

— Bonsoir ! dit leur voisin d’un air amusé.
— Bonsoir… lui répondent-ils, un peu surpris et, pour tout dire, un peu gênés d’être découverts ainsi.
— J’espère qu’on n’a pas fait trop de bruit ce matin, mais nos trois motos de cross n’ont pas un silencieux très efficace. Aujourd’hui, nous avons dû nous lever tôt, mais rassurez-vous, demain matin, nous ferons la grasse matinée !


Il ajoute, sur un ton malicieux et très équivoque :

— Eh bien, bonne soirée, et si vous avez besoin de… quoi que ce soit… surtout n’hésitez pas à faire appel à nous !
— Euh… merci… lui répond Christian d’un ton embarrassé, en se demandant quel sens leur voisin avait voulu donner aux mots « quoi que ce soit ».


L’homme disparaît dans l’ombre mais Aline et Christian entendent murmurer d’autres voix.

Ils se regardent, pris de court et même perturbés par cette apparition imprévue. Ils rentrent rapidement dans le studio, le verre à la main, le geste pas très sûr. Certes, l’alcool y est certes pour quelque chose, mais, même s’ils n’osent pas encore se l’avouer, ils sont troublés par cette situation inattendue.

— Tu crois qu’ils nous ont entendus faire l’amour hier soir ? Tu crois qu’ils m’ont vu défiler devant toi tout à l’heure et qu’ils ont écouté tout ce qu’on a dit ? lui demande Aline, un peu affolée mais, en même temps, délicieusement émue par la situation.
— À mon avis, c’est fort probable… et si c’est le cas, ça a dû vachement les exciter !
— Tu crois ? Ça me gêne… mais en même temps, je dois reconnaître que ça ne me déplaît pas !
— Moi aussi, ça m’excite que ces hommes t’aient vue défiler en tenue très provocante et m’allumer comme tu l’as fait… J’imagine que le spectacle leur a collé la trique et qu’ils ne doivent maintenant avoir qu’une seule envie : te voir de beaucoup plus près !
— Tu crois ?
— Si on veut… on peut très vite le savoir !
— Hummmmm !


Aline a du mal à réfléchir, perturbée par l’alcool, mais aussi et surtout par cette étrange émotion qui grandit en elle. À cet instant, elle doit admettre qu’ils sont tellement heureux ensemble, que leur amour est si fort et leur complicité si grande qu’aucune expérience ne semble l’effrayer. Perdue dans ses pensées, Aline s’entend lui répondre :

— Après tout, pourquoi pas ?


Christian est décontenancé par la décision d’Aline, qui avait jusqu’alors accepté de fantasmer, mais jamais d’envisager le passage au réel :

— Euh… ah oui… et si on ressortait juste quelques minutes, histoire de faire monter un peu plus la tension ?
— La tension de qui, la nôtre ou… la leur ?
— C’est un risque à prendre…
— Si on le prend ensemble, je suis d’accord… mais c’est sûr qu’ils vont interpréter ça comme une invitation !
— On a fantasmé tant de fois là-dessus. Après tout, c’est l’occasion de ne pas mourir idiots… qu’en penses-tu ?
— Main dans la main, je surmonterai mes craintes.
— Mais ils sont trois, tu n’es pas impressionnée ?
— Qu’importe le nombre, pourvu qu’on ait l’ivresse, lui dit-elle avec un clin d’œil…


Cette témérité à laquelle elle ne l’a pas habitué fait hésiter Christian quelques dixièmes de seconde, mais le fantasme est le plus fort :

— Alors, banco, on y va !


Aline et Christian ressortent aussitôt sur la terrasse, faisant volontairement un peu de bruit. Christian se plaque derrière Aline, l’embrasse passionnément dans le cou alors que ses mains remontent doucement, lentement, des hanches vers la poitrine. À travers le débardeur, il caresse les seins que le soutien-gorge fait pigeonner. Ils entendent un léger bruit au-dessus d’eux, Christian lève la tête en direction de la fenêtre du gîte voisin restée ouverte et y devine des visages qui disparaissent furtivement dans l’ombre.

Aline semble rester sourde au bruit et garde la tête penchée en arrière, comme si elle était entièrement soumise à la situation qu’ils ont choisie ensemble. Christian lui murmure à l’oreille :

— J’en connais qui n’en perdent pas une miette…


Puisqu’ils ont décidé de faire monter la tension, Aline prend l’initiative de s’accroupir devant son mari pour lui prodiguer une brève fellation. Mais elle ne s’arrête pas là. Sous les yeux des voyeurs, elle se relève, fait glisser son short le long de ses jambes, délicatement, lentement. Elle veut faire monter la tension, mais sans précipiter les choses.

Elle tourne volontairement le dos à la fenêtre pour permettre aux voyeurs de les observer discrètement. Elle appuie ses deux mains sur la table et écarte légèrement les jambes, dans une invite complètement dénuée d’équivoque.

Christian s’empresse de répondre à la provocation et la caresse du bout de ses doigts qui remontent doucement le long de ses cuisses d’Aline. Il constate que sa chatte est trempée et cette découverte décuple son envie de la prendre, là, sous les yeux intéressés des voyeurs. Il baisse son pantalon et s’enfonce dans l’intimité d’Aline.

Elle ne lui oppose aucune résistance. Il va-et-vient, lentement, partageant et savourant les émotions qui éclosent en chacun d’eux. Prise au jeu, Aline imprime de la main une pression sur la hanche de Christian, pour lui faire comprendre son désir d’aller plus vite et, surtout, plus fort. Il ne se fait pas prier et la pénètre plus vigoureusement. Elle gémit à chaque assaut.

Christian lève à nouveau la tête vers la fenêtre voisine et constate que trois motards sont penchés vers eux et ne perdent pas une miette du spectacle. Maintenant, ils ne se dissimulent même plus et les observent ouvertement. Comprenant qu’Aline et Christian ont décidé de poursuivre leurs ébats en étant conscients de leur présence, l’un deux s’enhardit et adresse à Christian des gestes qui signifient :

— Est-ce qu’on peut vous rejoindre ?


Christian se penche vers Aline et lui murmure à l’oreille :

— Ils sont trois à la fenêtre et ils proposent de venir avec nous. On continue ?
— On continue…


Christian se retourne vers la fenêtre, acquiesce discrètement d’un hochement de tête tout en leur faisant un signe de sa main pour leur demander de patienter cinq minutes. Un pouce dirigé vers le haut lui confirme que le message a bien été compris.

— Ils ne vont pas tarder à descendre. On devrait rentrer tout de suite, propose Christian en se retirant.
— D’accord, je te suis.


Ils rajustent leurs vêtements et, après avoir vidé leur verre, regagnent rapidement le studio. Une fois à l’intérieur, ils s’embrassent fiévreusement. Christian dit à Aline, les yeux dans les yeux :

— On va passer du fantasme à la réalité…
— Je sais. J’ai envie que tu m’attaches aux barreaux du lit et que tu me bandes les yeux !
— Tu es sûre ? Tu ne pourras rien contrôler…
— Mais toi oui, tu seras là, à côté de moi… alors fais-le vite avant qu’ils n’arrivent.


Christian lui met un loup noir et opaque sur les yeux puis il attache chacun de ses poignets avec des cordes emportées pour leurs propres jeux. Il noue ensuite l’extrémité de chaque corde aux barreaux de la tête de lit. Aline est allongée sur le dos, les bras écartés, offerte. Elle lui murmure :

— Viens sur moi, j’ai très envie de toi !


Christian s’allonge sur elle et la pénètre doucement. Ils s’embrassent à pleine bouche, intensément. À la fin de leur baiser, il lui chuchote doucement :

— Tu m’excites à mort, tu sais.
— Je sais, tu es brûlant, je te sens gros et dur en moi.
— Tu n’as pas peur d’être attachée et livrée à ces trois gars ?
— Je ne sais pas, pour l’instant, je suis excitée à mort, et… morte de trouille ! Mais on est ensemble, tu as envie que je me fasse baiser, et moi, de me faire baiser… alors on y va. Embrasse-moi, vite !


Leur baiser est interrompu par le grincement de la porte d’entrée. Christian se retourne, il aperçoit leurs voisins dans l’encadrement de la porte, laissée volontairement entrebâillée. Il chuchote à voix basse à l’oreille d’Aline :

— Ils sont là !


À ces mots, Aline tressaille. Elle ressent un curieux mélange de crainte et d’émotion. Cette émotion, elle l’avait jusque-là seulement ressentie lorsqu’ils fantasmaient ensemble sur des expériences de pluralité masculine. Ignorant tout du niveau de complicité de leurs hôtes, les hommes s’avancent lentement dans la pièce en direction du lit. Celui qui leur avait parlé depuis la fenêtre adresse à Christian un hochement de tête interrogateur qui signifie :

— Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?


Christian quitte le lit, s’avance vers les trois hommes et ils échangent quelques mots à voix basse :

— Souhaitez-vous que l’on reste spectateurs ?
— Non, vous pouvez prendre soin d’elle, en douceur, leur demande-t-il en leur proposant des préservatifs.
— Christian, que se passe-t-il, qui est là, que fais-tu ? interroge Aline, sur ton faussement inquiet.
— Rassure-toi, c’est juste nos voisins. Ils me proposent de participer. Qu’en penses-tu ?


Aline, encore éberluée qu’ils aient osé franchir le pas, acquiesce simplement d’un hochement de tête qu’elle accompagne d’un timide « pourquoi pas ? » La situation est surréaliste mais la présence de Christian à ses côtés la rassure et lui donne le courage de jouer le jeu.

Échauffés par le désir, les hommes s’approchent du lit et entourent Aline. Elle tressaille lorsque des mains pressées caressent ses seins à travers le tissu du débardeur. Elle saisit la main de Christian lorsqu’une autre main, plus impatiente, se faufile entre ses cuisses nues.

Une voix grave brise le silence :

— N’aie pas peur, on ne te fera que du bien.


Immédiatement, des mains la débarrassent de son débardeur, d’autres dégrafent son soutien-gorge, offrant ainsi sa poitrine aux caresses de doigts curieux de découvrir ses seins. Les doigts fureteurs jouent avec les pointes dressées tandis que d’autres lui écartent légèrement les jambes pour se glisser dans son vagin déjà trempé d’émotion. La poitrine d’Aline se soulève brusquement à cette intrusion.

Le sommier grince lorsque premier visiteur se met en place entre ses jambes ouvertes. Elle devine qu’il se masturbe avant de la pénétrer. Puis il s’engage en elle, brusquement.

Elle perçoit tout près de son visage le souffle saccadé de celui qui vient de la prendre sous les yeux de son mari. Lorsque le sexe de l’homme vient cogner au fond de sa chatte, sa poitrine se soulève et sa main serre fort celle de Christian. Le motard commence à la besogner rapidement, la respiration d’Aline s’accélère immédiatement en trahissant une intense émotion. La langue qui jouait avec les pointes de ses seins, les mordillait, les faisait durcir de plaisir s’interrompt et une autre voix s’élève :

— À moi maintenant.


Nouveau grincement de lit. Un deuxième sexe la pénètre, plus lentement cette fois. Le membre qui fouille son vagin avec une régularité d’horloge soulève en elle des vagues de plaisir. La présence de Christian à ses côtés apaise ses inquiétudes et la libère. De ses lèvres entrouvertes, s’échappent des gémissements de plus en plus forts tandis qu’une onde de chaleur embrase sa poitrine. Puis tout s’embrouille, il ne reste que le désir, l’excitation, le sexe. Aline serre encore plus fort la main de Christian, elle en veut encore plus, ou… plus rien du tout, elle ne sait plus.

Une voix brise le silence. L’homme qui la besogne consciencieusement depuis de longues minutes prend la parole :

— Ça fait deux jours que tu nous excites avec tes tenues provocantes et tes gémissements. Vous avez eu la gentillesse de nous inviter et tu as l’air d’apprécier. On va faire notre possible pour satisfaire tes envies… toutes tes envies.


Disant cela, il accentue ses assauts qui deviennent de plus en plus brusques et saccadés. Est-ce les mots qu’il vient de prononcer, est-ce la répétition méthodique des pénétrations, leur soudaine accentuation ? Aline sent un orgasme poindre en elle. Elle laisse échapper des cris de plaisir, son corps se contorsionne sous les vagues de jouissance qui la parcourent.

Mais le deuxième motard s’avère infatigable, il ne s’arrête pas là. Ses coups de boutoir ne cessent pas alors qu’Aline peine à reprendre sa respiration après l’orgasme qui vient de déferler en elle. Le sexe qui la fouille ne quitte pas le vagin alors même que l’homme se retire en arrière pour mieux la pénétrer à nouveau. Le frottement continu rallume en elle le feu du plaisir. Il s’active avec tant d’obstination qu’Aline sent un nouvel orgasme encore plus fort se préparer au plus profond d’elle.

L’homme est très habile, il cale sa cadence sur les gémissements de sa partenaire. Cela déclenche un orgasme encore plus ravageur que le précédent. Aline pousse de nouveaux cris de plaisir, plus rauques, alors que son partenaire la rejoint dans la jouissance et s’épanche sur elle.

Après quelques instants de répit, les grincements du sommier trahissent l’intervention d’un autre homme qui vient prendre position entre ses jambes. Est-ce le troisième motard, celui qui leur a parlé depuis la fenêtre ? Mais elle s’en fiche, seul son plaisir lui importe, plus rien ne compte à présent que son plaisir, si bien qu’elle ne s’est même pas rendu compte qu’elle avait lâché la main de Christian. Du plaisir, elle en veut encore et encore, et comme l’homme ne semble pas se précipiter, elle ose même lui lancer :

— On continue ?


En guise de réponse, son nouveau partenaire l’investit sans ménagement, son vagin l’engloutit sans peine tellement il est humide. Elle reconnaît la voix du premier motard, qui lui dit, émoustillé par la provocation :

— Toi, tu es une gourmande, mais ne t’inquiète pas, on va s’occuper de toi.
— J’espère bien…


La répartie le déstabilise et le motard augmente très rapidement la cadence de ses assauts. Après quelques secondes qui s’avèrent hélas… trop courtes, il se retire précipitamment pour venir jouir sur le ventre d’Aline. Frustrée par cette défaillance soudaine, elle se surprend à lui dire ironiquement :

— En tout cas, ce n’est pas toi qui vas la rassasier, la gourmande !


La voix du troisième motard, qui leur a parlé depuis la fenêtre, s’adresse à Christian qui est toujours à côté d’Aline :

— Est-ce que tu peux la détacher ?


Christian défait les nœuds qui attachent la corde aux barreaux du lit, mais les poignets d’Aline restent entourés de liens. Nouveau grincement du sommier, des mains puissantes la soulèvent et Aline se retrouve à quatre pattes. Elle reste quelques secondes dans cette position, dans l’attente de celui qui n’a pas encore pris possession d’elle. Mais les choses ne se passent pas comme elle l’imagine.

Un gland vient se frotter contre ses lèvres entrouvertes, tout humides d’un désir trop longtemps contenu. Aline ouvre ses mâchoires pour l’accueillir mais elle parvient à peine à le prendre dans sa bouche, il est trop gros. La voix retentit à nouveau, ironique :

— Vraiment gourmande ? Alors, si tu ne peux pas me sucer, lèche-moi au moins !


Aline parcourt de sa langue le sexe tendu qui balance devant son visage aveugle et vient cogner contre ses joues, son nez, ses lèvres. Au passage, elle suce et mordille délicatement le gland qui se détache nettement de la tige de la verge. Pendant qu’elle s’applique avec sa bouche, une main s’est glissée entre ses cuisses entrouvertes et des doigts se sont insinués dans son vagin, sans aucune difficulté tellement elle est excitée. Le propriétaire de la main s’exclame :

— Vu comme elle est trempée, elle doit avoir très envie de sentir ta grosse queue dans sa chatte !


Le troisième motard lui ordonne à présent :

— Maintenant que tu es prête, branle-moi un peu ! Je te promets qu’ensuite, je vais te rassasier, moi…


Aline tend sa main droite et découvre le reste du sexe distendu qui lui paraît énorme. Elle comprend soudain le sens du mot « prête » que l’homme vient de prononcer.

Elle n’a pas le temps de jouer avec le sexe frémissant que, pressé de remplir sa promesse, le motard lui saisit l’avant-bras pour interrompre ses caresses. Le sommier métallique tangue sous le poids de l’homme qui s’apprête à la prendre en levrette. Aline n’a jamais accueilli en elle un sexe comme celui-là, aucun des sex-toys avec lesquels elle a joué n’a de telles dimensions. Elle appréhende de le recevoir en elle.

Pour se rassurer, elle saisit à nouveau la main de Christian qu’elle avait abandonnée depuis un bon moment.

D’une main, l’homme la maintient en position cambrée et de l’autre il saisit son sexe imposant pour le présenter à l’intimité qui se tend vers lui. Il agace de son pieu tendu la chatte offerte à ses caresses, jouant ainsi avec les envies et les craintes d’Aline. Quelques dizaines de secondes plus tard, le délicieux supplice prend fin et le gland, imprégné de la liqueur d’Aline, s’immobilise enfin à l’entrée du vagin. Le motard la saisit par les hanches et avance délicatement en elle.

La main de Christian étreint fermement celle de son épouse et tremble légèrement, traduisant l’émotion qui est la sienne devant ce spectacle dont il lui avait avoué tant de fois qu’il était un de ses fantasmes les plus fous. Aline est toute surprise que cette grosse tige l’investisse entièrement sans qu’elle ressente aucune souffrance.

Le pieu est là, planté en elle, chaque centimètre carré de son vagin est en contact avec la chair brûlante de son partenaire. Le brasier qui s’annonce enflamme son désir de l’homme. Mais celui-ci ne bouge pas, comme s’il attendait quelque chose.

Profitant de l’accalmie, Christian murmure à son épouse :

— Ça va ?
— Oui, maintenant j’ai moins peur et en plus… ça me plaît vraiment de t’exciter, mon petit cochon.
— Un petit cochon marié à une sacrée salope… le loup-garou attend le feu vert pour te baiser.


Déchaînée, Aline enlève son loup et, les yeux rivés à ceux de Christian dans un défi amoureux, lui répond à l’oreille sans aucune hésitation :

— Et moi, j’attends qu’il me fasse jouir !


Immédiatement, et pour tenter de tempérer les ardeurs viriles du motard qui a investi l’intimité d’Aline, Christian se tourne vers lui :

— Vas-y doucement, quand même…


L’homme s’exécute, très lentement au début. L’excitation jusqu’alors inconnue d’être ainsi remplie, dilatée par un inconnu et le tremblement ému des mains de son mari font mouiller Aline comme une fontaine. Chaque pénétration lui arrache un gémissement. Les premiers va-et-vient permettent à son partenaire de confirmer qu’Aline est bien « prête », alors celui-ci répond aux craintes de Christian avec un clin d’œil :

— Ne t’inquiète pas. Là, ça va le faire.


Ces mots rassurants et prometteurs embrasent Aline et Christian, leurs lèvres se cherchent, se trouvent, se scellent et ils échangent un baiser profond et enflammé. L’excitation qu’ils partagent à cet instant enlève à Aline toute anxiété liée à la taille de l’engin qui fouille sa chatte, elle peut laisser libre cours aux pulsions quasi a****les qui l’envahissent brutalement.

Embrasser son mari ne lui suffit pas, elle veut aussi sentir son sexe entre ses doigts. Sa main se tend pour le masturber pendant que le motard cogne régulièrement son bassin contre les fesses offertes à des pénétrations de plus en plus profondes. Christian murmure à Aline quelques mots qui parlent d’un loup-garou. Aussitôt, elle gémit plus fort et ses doigts coulissent plus rapidement sur le sexe de son mari.

Son visage est parcouru de mimiques qui trahissent une volupté intense mêlée à la douce souffrance du plaisir. Elle sourit victorieusement à son mari, les regards qu’ils échangent trahissent le bonheur d’une immense complicité.

Lorsque son partenaire se penche sur elle pour saisir ses seins à pleine main, ses gémissements se transforment en cris, ses mains quittent le sexe de Christian pour agripper nerveusement le drap. Dans un ultime assaut, les mains incrustées dans sur les hanches d’Aline, l’homme qui s’active derrière elle s’enfonce profondément dans un dernier râle :

— Vous m’avez trop excité ce soir… ta femme est trop… hummmm, sa chatte… est… trop… putain ! C’est trop bon… Ahhhhhhhhh !


La vague de plaisir qui submerge Aline la délivre, elle envoie son bassin à la rencontre du sexe qui cogne au fond de sa chatte et la conduit vers un orgasme immense, presque bestial, qui embrase son corps tout entier. Ses mains se crispent plus fort sur les draps, elle pousse des cris, rauques, sauvages, qui évacuent brutalement toute l’émotion accumulée. Christian, lui, ne peut retenir une éjaculation qui vient barbouiller la joue d’Aline.

Quelques minutes plus tard, leurs visiteurs se rhabillent rapidement puis remercient brièvement leurs hôtes et quittent discrètement la pièce. Aline reste étendue sur le lit, les yeux clos, les bras et les jambes en croix. Une respiration encore très saccadée soulève sa poitrine. Christian s’allonge à côté d’elle, ses mains parcourent tendrement le corps de son épouse, s’attardant sur la pointe des seins encore durcie, sur le sexe trempé et encore distendu par le pieu qui lui a donné du plaisir.

Il l’embrasse délicatement sur les lèvres. Elle ouvre les yeux et pose la main sur le sexe humide et encore palpitant de son mari. Encore tout étourdis par leur aventure, ils échangent, sans un mot, un regard rempli de tendresse et de complicité, un regard qui confirme l’absence de tous remords. Alors qu’Aline vient se lover dans ses bras, Christian aperçoit un petit papier plié en quatre qui a été déposé sur la table de nuit par l’un des visiteurs. Il le saisit, le déplie et lit à voix haute les deux mots griffonnés à la hâte :

— À demain.
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Posted by bluesky79
1 year ago    Views: 1,028
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