PHANTASMAGORA - chapitre 3

Résumé : Une terrible pandémie ravage la planète. En 2017, un virus mortel a décimé la population féminine de la Terre. Début 2018, la bactérie a muté et a commencé à s'attaquer aux hommes. Fin 2019, les premières et dernières générations succombent au virus. Il ne reste plus que des hommes âgés de 20 à 70 ans. Début 2020, un savant découvre l'antidote : l'ocytocine, l'hormone qui provoque du plaisir pendant l'orgasme. Les hommes doivent faire l'amour trois fois par jour, au minimum, pour secréter suffisamment d'hormones rédemptrices. Pour garantir la survie des derniers hommes, un gouvernement mondial est mis en place et décrète la loi martiale. Une dictature du sexe arrive au pouvoir. Une société entièrement patriarcale et homosexuelle se développe : l'anarchie sexuelle et l'orgie sont encouragées...

…Les doigts fins aux ongles de rouge vernis de Monique, la Trans-Volontaire, déposent le téléphone portable sur la table de nuit. Son bras souple mais aux muscles saillants, trahissant sa masculinité originelle, se replie lentement et sa main vient se poser comme une colombe sur son épaule menue. Ses doigts longs et gracieux viennent se perdre sur sa nuque d’une blancheur diaphane parmi sa longue chevelure brune aux reflets d’argent. Son petit menton, rasé de frais, pointe sous l’action des ses mâchoires serrées par le désir. Ses lèvres délicates se pincent puis se dilatent comme un anus en manque de bite. Une langue mutine pointe de temps en temps par l’orifice pour humidifier ses lèvres. Ses narines frémissent comme une louve à l’affût qui sent sa proie approcher. Ses yeux, enfin, aux iris d’un noir profond, fixent l’objet de ses désirs : un sexe d’homme dressé.
Elle distingue à peine l’homme qui se tient derrière ce phallus en érection. Pourtant, il est magnifique. L’homme est noir de peau et sa musculature aux courbes parfaites palpite comme celle d’une panthère noire prête à bondir. Cette statue de Dieu africain sculptée dans l’ébène attend, droit dans ses bottes, que le charme opère. Elle est envoûtée par la vision de ce membre droit comme un totem. Le décor de sa petite chambre de bordel s’estompe peu à peu pour laisser place à la savane africaine. La puissante odeur de musc qui se dégage de ce guerrier tribal l’enivre au point de faire rouler ses beaux yeux dans leurs orbites. Son sang se met à bouillir et ses tempes résonnent sous l'effet du flot sanguin. Elle croit entendre les tambours africains qui annoncent le déclenchement des hostilités. Monique est sous l’emprise totale d’un étrange sortilège.

C’est à ce moment précis que l’homme aux charmes invincibles porte l’estocade.

Deux mains noires bondissent vers la tête de Monique, s’agrippent à sa chevelure en formant un étau impitoyable. Puis, d’un mouvement fulgurant, le vied monstrueux et magnifique de l’homme vient empaler le doux visage du Trans-Volontaire par sa bouche fardée. Elle n’a même pas eu le temps de réaliser ce viol buccal que déjà, elle s’asphyxie. Son instinct de survie lui ordonne de respirer par le nez à grandes narines, tandis que ce boa constricteur s’insinue dans sa gorge. Il s’enfonce dans cette tanière jusqu’à sa pomme d’Adam qui repousse l’intrus vers la sortie. Mais la lutte est rude. A chaque retour, Monique à l’impression de chier un colombin par la bouche et qui constipe son système respiratoire. Elle pleure, elle crache des larmes qui coulent sur ses joues congestionnées puis sur l’énorme membre brillant de salive. Elle sait qu’elle ne peut rés****r à la pénétration aussi écarte-t-elle ses mâchoires à s’en les décrocher en espérant laisser un peu d’air pénétrer dans ses poumons. Mais le monstre reptilien continue de limer imperturbablement son œsophage tel un vagin improvisé.
Au dessus d’elle, à travers ses larmes, elle voit le visage de son amant. Il observe Monique et sa détresse comme un scientifique observe une souris de laboratoire. Son regard est clinique et ne trahit aucune émotion. L’humanité qui habitait cet homme a été annihilée par le rut a****l. La vision de ce bourreau du sexe la transporte au-delà du plaisir. Car Monique vibre. Dans sa culotte, son sexe bande à lui faire mal. La v******e du coït la transcende. Elle flirte avec la mort mais le plaisir est plus fort. Elle jouit spontanément dans la poche de son string tandis que la machine noire à défoncer les bouches continue son travail. A chaque fois ses lèvres trempées viennent se coller aux deux kiwis, qui font office de couilles, de l’homme en fureur. Elle est à deux doigts de s’évanouir mais elle veut trouver la f***e de tenir pour sentir la semence finale la noyer définitivement. Si elle pouvait parler, elle encouragerait son amant à aller plus loin, plus fort encore…
Dans un demi-c***, elle ne voit pas la porte de sa chambre s’ouvrir. Quatre miliciens gouvernementaux font irruption. Ils brandissent des fusils à canons sciés et hurlent comme des chiens enragés. L’homme n’a pas bronché et continue de déformer le doux visage de Monique à coups de queue monstrueuse. Lorsqu’un des miliciens fait feu, la tête de l’homme explose. Le sang et la cervelle de son amant éclabousse le beau visage de Monique. Alors, elle sent dans sa gorge, le foutre gluant de l’homme qui se déverse comme un raz de marée. Le corps sans tête reste debout tandis qu’il se vide de sa semence et de son sang. Puis le pieu d’ébène qui a craché tout au fond de sa gorge se met à glisser vers la sortie en diminuant de volume. Le sexe se dégonfle comme une baudruche puis déjante de la bouche de Monique avec un « plop » de bouchon de champagne. Tout est fini.
Avant de sombrer dans l’inconscience, Monique contemple le corps de cet amant si fougueux qu’elle ne reverra plus jamais. Elle déglutit une dernière fois pour être sûre de garder le précieux foutre comme un dernier souvenir. Comme si on pouvait avoir un enfant par la bouche… Alors que le néant la happe, une vague de mélancolie l’envahit : elle venait de trouver l’amour et la mort l’a emporté aussitôt.

Pourquoi ?


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Categories: Gay Male
Posted by anarcoma
3 years ago    Views: 3,126
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