Julie (2)

Naufrage

Le soleil qui perce à travers les persiennes de notre vieil et charmant hôtel me réveille à 8 heures du matin. Le temps semble idéal pour cette journée nautique ! Je vois Julie s’étirer comme une chatte à coté de moi. Cette fille est vraiment superbe et je suis fou d’amour. Les images de la soirée défilent à toute vitesse dans ma tête. Et ses yeux en amande qui me fixent maintenant me font rougir de ce qu’elle m’a fait faire

Mais nous n’avons pas de temps à perdre. Julie file à la douche. La chose est devenue naturelle depuis que nous habitons ensemble. C’est naturellement elle qui utilise la salle de bain en premier et si sa toilette dure trop longtemps, ce qui arrive de temps en temps, je me contente sans protester des quelques minutes qu’elle me laisse avant que l’on parte. Mais ce matin, elle a fait vite. Elle m’appelle dés qu’elle sort du bain et je me précipite avec la serviette pour la sécher en douceur. J’ai appris à mes dépends que si elle accepte toutes mes attentions, j’ai tout intérêt à rester sage sauf si elle m’invite à plus de liberté. J’ai du subir dés les premiers jours de notre vie commune cinq jours sans avoir le droit de la toucher pour avoir entrepris un séchages appuyé de ses seins qu’elle a qualifié de minable tripotage. La leçon a été tout à fait comprise et si je m’applique à ne laisser aucune goutte d’eau sur son corps parfait, je ne repasse surtout pas sur un endroit déjà sec.

Je prends une douche rapide alors qu’elle se maquille et trouve un plaisir non dissimulé à me sécher avec sa serviette toute humide. Elle a très naturellement utilisé l’autre serviette pour s’enrouler dedans, le temps qu’elle passe devant le miroir.

Elle va chercher ses vêtements pour la journée, et m’éjecte à nouveau de la pièce le temps qu’elle enfile son nouveau maillot de bain et qu’elle vérifie s’il s’harmonise parfaitement avec son corps.

J’enfile le mien dans la chambre, ainsi que mon jogging. Elle ressorts dans un jogging rose, et même dans cette tenue très simple elle est éclatante de beauté.

Nous retrouvons nos amis à la table du petit déjeuné. Jane dans son jogging vert pale est aussi parfaite que Julie. J’échange un regard avec Loïc qui nous fait rougir comme deux gamins pris en faute. Nul doute qu’il n’a pas oublié lui non plus la soirée de la veille.

Le déjeuner fini, ce sont les filles qui, en souriant, donnent le signal du départ. Allez les garçons ! Arrêtez de rougir chaque fois que vous vous regardez. Le loueur nous attend !

Nous nous retrouvons tous les quatre au bord de l’Ardèche. Les deux jeunes filles parlent avec animation entre elles. Et nous gardons avec Loïc un silence prudent. Un peu impressionnés de faire pour la première fois cette descente.

Les deux canoës sont déjà au bord de l’eau. Nous ôtons nos joggings , les jetons avec nos sacs dans un tonneau étanche. Nous écoutons avec attention les conseils que nous donne un des employés du loueur. En l’écoutant tout semble très simple. De plus le plan des difficultés est dessiné sur chaque canoë. Nous enfilons nos gilets de sauvetage, et je ne peux m’empêcher de regarder Julie et Jane toujours splendides dans leur maillot dernier cri et dans le soleil matinal de cette belle journée.

C’est arrivé au bord de l’eau que Julie demande un instant de silence avant d’embarquer :
Nous avons discuté avec Jane. Et vu ta déclaration de jeune coq hier soir chaton, nous préférons naviguer toutes les deux ensemble. Ce sera une descente fille contre macho s’exclame t’elle en riant. Et toi mon pauvre Loïc tu es dans la même galère maintenant. Si votre canoë se retourne, tu partageras le même gage que ton ami. Mais une semaine après lui. Ce qui te permettra de moins perdre la face.

Elles embarquent aussitôt. Nous laissant désemparés sur la rive. En nous criant en riant : On vous laisse le tonneau. Vu la déclaration de chaton, il est en parfaite sécurité dans votre embarcation. Pas comme s’il était dans celle de deux faibles femmes!

Nous embarquons aussitôt, Loïc à l’avant qui semble complètement perturbé, et moi qui pagaie comme un fou pour rejoindre nos nanas.

La matinée est une merveille. Les rapides sont franchis sans incident. Et nous échouons nos canoës sur une plage pour manger nos quelques provisions à midi. Loïc semble avoir retrouvé un peu d’aplomb, et nous rions de plaisir en grignotant. Avant d’aller tous ensemble nous baigner en faisant les fous. Le paysage est magnifique, l’eau à la température idéale, la rivière juste assez agitée pour que l’on s’amuse sans se faire peur. Nous emmagasinons des milliers de souvenirs inoubliables.

C’est vers 14 heures que nous embarquons à nouveau pour être à 17 heures au point de rendez-vous fixé par le loueur. Les places n’ont pas changé, et Julie dirige toujours l’autre embarcation d’une main de maitre, avec Jane souriante à l’avant. Je jette un rapide coup d’œil au plan sur le canoë. Il ne reste qu’un rapide. Le plus dur est passé. Ensuite c’est une longue ballade sur une eau d’encre.

Heureux de frimer un peu devant nos compagnes, nous les dépassons, non sans les éclabousser dans un éclat de rire avec nos rames. Une course s’engage, mais elles ne sont pas de taille. Et nous nous retrouvons bien vite 50 mètres devant elles, pagayant comme des fous en nous retournant souvent pour nous moquer de leurs efforts pour nous ratt****r.

Nous ne voyons même pas que beaucoup d’autres canoës sont échoués sur le bord, leurs occupants discutant avec animation et en regardant la rivière. Et cette fois, s’est absolument pas préparé que nous nous retrouvons dans la dernière difficulté du jour.

Je hurle à Loïc d’être attentif, car il a encore le visage tourné vers l’arrière, sa pagaie en l’air, un sourire aux lèvres. Un énorme rocher semble barrer toute la rivière, et seule une réaction rapide nous permettra de l’éviter. Mon ami à compris et rame lui aussi comme un fou pour orienter notre embarcation vers la droite. Et j’agis de mon mieux avec ma pagaie en gouvernail pour amplifier son effort.

Nous pensons enfin être tirés d’affaire quand le bord gauche de notre esquif vient caresser la base du bloc. Mais à peine ce contact établi en douceur que de l’eau vient nous plaquer fortement contre la roche. Le canoë s’incline immédiatement et malgré tous nos efforts, s’est complètement affolés que nous nous retrouvons nageant dans le courant le tonneau flottant à nos cotés.

Le canoë allégé qui s’est enfin échappé du piège et nous suit à dix mètres, retourné. Nous retrouvons enfin la berge, sans pagaie, sans tonneau, et nous réussissons tout juste à récupérer l’embarcation au moment ou elle passe devant nous. Puis un autre Canoë surgit du rapide. Et nous voyons nos deux amies maitrisant parfaitement la situation, ayant pu voir ce qu’il ne fallait pas faire, leurs jolis visage ravagés d’angoisse qui semblent soudain se détendre quand elle nous aperçoive sur le bord.

Elles nous font un petit signe de la main, mais pas de sourire sur l’instant. Elle montre le tonneau du doigt et quelques instants plus tard nous les voyons le hisser dans leur embarcation. Elles s’empressent alors de faire demi-tour pour nous rejoindre. Quelles nanas ! Pour être là aussi vite, et malgré la vision de notre esquif subissant une pression immense contre le rocher, elles se sont jetées mortes d’angoisse dans la descente. Avec comme seule idée de ne pas répéter la même erreur et de nous secourir!

Elles accostent enfin et se précipitent vers nous pour des baisers passionnés. Nous faisant beaucoup moins regretter notre peur quand nous nous sommes retrouvés à la nage dans le courant rapide. Enfin elles semblent rassurées en voyant que nous nous en sommes sorti avec quelques égratignures quand nous nous sommes débattus pour ne pas être nous aussi collés au bloc.

Elles vont à leur canaux et nous nous apercevons penaud qu’elles ont même récupéré nos pagaies. Julie retrouve le sourire et me dit en me regardant avec ses yeux d’ange que… rien ne sert de courir, il faut partir à point chaton !

Que dire ? Elle a bien raison d’être fière maintenant et de profiter de son avantage ! Mais elle ne dit rien d’autre. Et Jane fait exactement la même chose. Semblant suggérer que nous avions été suffisamment punis. C’est maintenant en couple que nous reprenons la descente. Julie et Jane à l’arrière de chaque embarcation. Nous disant en souriant que rien ne vaut une femme au volant et que nous leur avons fait une peur bleue. Je les adore !

A 17 heures nous sommes au débarcadère. Une demi-heure après nous sommes installés dans le mini bus qui nous remonte à Vallon-Pont-D’arc. Je suis vraiment enchanté de cette excursion. Des images encore plein les yeux. Nos corps ayant pris de belles couleurs après cette journée éclatante de soleil sur l’eau. Tous épuisés mais heureux.

C’est moi qui aborde en riant la perte du pari. En disant à Julie que je ne me défilerais pas. Mais Julie me regarde en souriant, me disant qu’elle est juste heureuse que nous nous en soyons sortis à si bon compte. Et que notre peur a été une punition suffisante. Mais j’insiste, à moitié somnolant, en rappelant qu’un pari est un pari ! Si à ce moment là, j’avais regardé un instant Loïc, au lieu de me repaitre des magnifiques yeux de ma chérie, son regard noir et son air visiblement en colère m’aurait fait taire.

Mais je regarde ma belle Julie. Et quand elle me dit que puisque j’insiste elle s’assurera que je subirai le fameux gage déjà défini et inconnu, je l’embrasse avec passion en allant même jusqu’à la remercier de me laisser me faire pardonner de ma vantardise.

J’entends Jane rire sur le siège de derrière, annonçant à Loïc qu’elle ne supporterait pas qu’il ne soutienne pas son ami, et qu’elle s’assurera également qu’il assume lui aussi le pari perdu. La question étant réglée, s’est enlacés et heureux que le reste du voyage s’écoule. Je suis bien sur surpris du regard chargé de reproches que me lance Loïc quand enfin je me retourne vers lui. Mais je me dis que cela lui passera. Et puis… blottis comme deux bébés sur la poitrine de nos belles sauveteuses, j’ai déjà une idée de ce que devait être le paradis.

C’eet en riant comme des fous que nous retrouvons la tranquillité de notre hôtel.
67% (2/1)
 
Categories: First TimeShemales
Posted by Master-And-Commander
1 year ago    Views: 736
Comments (1)
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1 year ago
La suite, la suite ! ^^