A bord de "L'Albatros" (Bonne Annee

A bord de l’Albatros, sous les étoiles, sur la mer qui roule doucement des hanches, le pont est désert et luisant d’embruns. Y mettent pied, l’un guidant son autre, Captain Malou et Lola Nightbitch. S’il est habillé de rouge et de pied en cap, la Moussaillonne ne porte, outre le bandeau, qu’une courte veste dont les basques ne couvrent qu’à peine le joufflu pont-arrière de l’Insolente -et, par devant, la pointe de son triangle
dru.....

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Lola Nightbitch est à la longe, entendre par là que ses poignets, dans son dos, sont liés, et que l’extrémité du court lien est en la dextre du corsaire; celui-ci –car Celle qu’il mène connait la route, comme l’on dirait, les yeux fermés- ne se sert de ses rênes que pour corriger, faute de mieux pour l’instant et si peu, son cheminement à l’aveuglette. Du reste le court fouet dans sa main gauche veille, par de vigilants indices de hue et de dia, à renseigner la belle Menée, par de petits et bénins rappels sur ses hanches.

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Passent ainsi les deux devant les hublots jaunes de la cambuse, où l’équipage entier festoie et braille sous d’autres étoiles liquides, chaudes, ambrées.....

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Ils sont à présent rendus au pied d’un escalier de dix petites marches surmonté d’un arçon dont le rouge capiton luit doucement, satiné, patiné ; si elle sait précisément où elle se trouve, Lola ignore tout encore de ce praticable assemblé pour Elle… Elle attend. Les petits tap-tap du fouet camus sur ses hanches protégées par les basques interrompent ses questions et remarques ponctuelles, dont Elle sent qu’elle a intérêt à mesurer l’impertinence. Elle attend, et profite mignonnement de la brise de mer qui s’insinue doucette et fraîche entre ses cuisses, ses lèvres, ce dont elle informe son e****teur, d’un ton enjoué.....

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Au mouvement du poignet derrière Elle, au bruit léger du couvercle d’argent, Elle sait qu’il a tiré de son boîtier de précieuse essence la montre prise à un qui n’en a plus besoin, et qu’il l’a consultée. Il se fait une courte pause dans le tohu-bohu de la cambuse, suivi d’un « Hurrah .. ! » gigantesque –de ceux que Lola, seule femelle à bord, connait et estime pour leur rude virilité. Allons, montez, dit derrière Elle la voix brève du Pacha. Un sifflement dans l’air le lui confirme : il est minuit sous les étoiles.....

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Au premier pas en avant Elle a trouvé la marche sous son pied, encouragée par le premier coup de serpentine lanière à la limite des cuisses et du cul. Elle a mordu sa lèvre et creusé ses reins, Elle monte, droite et vibrante. Elle a compris qu’il y en aura douze, et y va de bon cœur sous les cinglants encouragements. Les marches sont un peu raides, et à chacune Elle se trouve un peu plus à hauteur de son rythmé persécuteur, qu’Elle dépasse
bientôt de la tête, petite tête ébouriffée d’oiseau marin, des épaules, frêles
et rondes épaules de Fille, des reins nimbés d’une soudaine rosée de
sueur sous la veste, et à la neuvième marche neuvième morsure Elle a ses fesses au niveau de son visage à lui. La longe soudain trop courte tirant ses bras, creusant ses lombaires, Lola qui croyait attaquer le dixième degré vient buter des tibias contre le bord capitonné du banc. Aidée d’une légère impulsion entre les omoplates, elle y bascule au son du « onze » ponctué d’un trait de cuir méchant, et ses basques volent. La brûlure vive lui arrache un cri. « Douze » est rouge sous le bandeau.....

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Sitôt « douze » il enfouit sa moustache parfumée de rhum vieux en elle, et boit ses épices ruisselantes. Il marmonne en tétant « Bonne année, mon Amour… » et elle sanglote pâmée, le cul en feu, « De même, Captain, mon Salaud… ».


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Categories: BDSMSex Humor
Posted by Lartet
8 months ago    Views: 379
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